Joseph Derenbourg

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Joseph Derenbourg

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Joseph_Derenbourg

Naissance
Mayence
Décès
Bad Ems
Nationalité franco-allemand
Profession historien et orientaliste
Autres activités
précepteur dans la famille Bischoffsheim

Joseph Naftali Derenbourg (Mayence - Bad Ems ) est un historien et orientaliste franco-allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Mayence, c'est le plus jeune fils de l'avocat Jacob Derenburg. Jusqu'à ses treize ans, les études du jeune Joseph sont confinées à la littérature rabbinique. Jugé prêt, il entre au Gymnase de Mayence, et suit ensuite des cours à l'université de Giessen, puis à celle de Bonn, où il apprend l'arabe sous la tutelle de Gustav Freytag. C'est principalement du fait de sa profonde amitié avec Abraham Geiger que Joseph Derenbourg ne délaisse pas totalement la science juive pour se consacrer à la philologie sémitique.
Après avoir obtenu son doctorat, Derenbourg abandonne l'idée de devenir rabbin, et quitte Bonn en 1834 pour Amsterdam, où il a accepté un poste de précepteur dans la famille Bischoffsheim. En 1838, il suit son élève Raphael Louis Bischoffsheim à Paris.

En 1841, il devient propriétaire associé de la Pension Coutant, et dirige l'instruction religieuse et morale des élèves juifs. En 1843, quelques mois après son mariage, il regagne la nationalité française, et francise son nom (qu'il écrivait Derenburg puis Dernburg) en "Derembourg". Après avoir enseigné l'allemand au lycée Henri-IV en 1851, il est nommé correcteur des textes orientaux de l'Imprimerie impériale en 1852 et secrétaire de Salomon Munk. En 1857, il établit un collège privé, qu'il dirige jusqu'en 1864.
Il devient en 1869 chevalier de la Légion d'honneur, et est élu deux ans plus tard comme membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, théoriquement pour succéder à Caussin de Perceval, son ancien professeur d'arabe, en réalité pour remplir le siège laissé vacant par la mort de Salomon Munk, auquel il a déjà succédé au comité central de l'Alliance israélite universelle, dont il deviendra ultérieurement président. De 1869 à 1872, il est membre du Consistoire israélite de Paris. En 1877, une affection oculaire l'oblige à démissionner de son poste à l'Imprimerie nationale, mais il est quasi-immédiatement nommé professeur d'hébreu rabbinique à l'École pratique des hautes études.

Il décède en 1895 à Bad Ems.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Selon l'édition 1911 de la Encyclopædia Britannica, « il fut une force considérable dans la revivescence de l'éducation juive en France. » Il contribua grandement à la connaissance de Saadia Gaon, et avait prévu de réaliser une édition complète des œuvres de Saadia en arabe et en français, assisté de son fils, Hartwig Derenbourg. Une grande partie parut de son vivant.

Il écrivit aussi un Essai sur l'histoire et la géographie de la Palestine (Paris, 1867). Il s'agissait d'une contribution originale à l'histoire des Juifs et du judaïsme au temps de Jésus de Nazareth, souvent utilisée par la suite (entre autres, par Emil Schürer).

Suit la liste des œuvres principales de Joseph Derenbourg, outre ses nombreux articles parus dans les Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, le Journal asiatique, la Revue critique, le Jüdische Zeitschrift, la Revue des études juives, le Monatsschrift, etc. :

  • Maimonides, dans le premier volume de Wissenschaftliche Zeitschrift für Jüdische Theologie d'Abraham Geiger (1835).
  • "Sur le Dernier Repas Pascal de Jésus," in "Orientalia," i., Amsterdam, 1840.
  • "Les Séances de Hariri," avec commentaire de Silvestre de Sacy: 2de édition révisée et augmentée de notes historiques et explicatives, Paris, 1847-51, préfacé par Reinaud.
  • "Les Fables de Loqman le Sage," Berlin et Londres, 1850.
  • "Les Inscriptions de l'Alhambra," appendice à l'"Essai sur l'Architecture des Arabes et des Maures en Espagne," de Girault de Prangey, Paris, 1851.
  • Essai sur l'Histoire et la Géographie de la Palestine d'Après les Thalmuds et les Autres Sources Rabbiniques: I., Histoire de la Palestine, Impr. Impériale, Paris, 1867.
  • "Manuel du Lecteur, d'un auteur inconnu," réimprimé du "Journal asiatique," 1870.
  • "Notes épigraphiques", extrait du "Journal Asiatique", Imprimerie Nationale, Paris 1877.
  • Opuscules et Traités d'Aboû I-Walîd Merwan ibn Djanâh de Cordoue (en collaboration avec Hartwig Derenbourg), Paris, 1880.
  • Deux Versions hébraïques du Livre de Kalilâh et Dimnâh, Paris, 1881.
    • Johannis de Capua Directorium Humanæ Vitæ, Alias Parabola Antiquorum Sapientum, (traduction latine du précédent) Paris, 1889.
  • « Talmud », dans l’Encyclopédie des sciences religieuses, de Lichtenberger, xii., Paris. 1882.
  • Études sur l'Épigraphie du Yémen (en collaboration avec Hartwig Derenbourg), dans le "Journal asiatique" pour 1882-84.
  • "Les Monuments Sabéens et Himyarites du Louvre" (en collaboration avec Hartwig Derenbourg), Paris, 1885.
  • "Les inscriptions Phéniciennes du Temple de Seti à Abydos" (en collaboration avec Hartwig Derenbourg), Paris, 1885.
  • Le Livre des parterres fleuris, traité de grammaire hébraïque en arabe, par Abu al-Walid Merwan ibn Janaḥ, Paris, 1886, publié anonymement avec W. Bacher.
  • Commentaire de Maïmonide sur la Mischnah, Seder Tohorot, en trois parties, Berlin, 1887-89.
  • Corpus Inscriptionum Semiticarum; Pars Quarta, Inscriptiones Himyariticas et Sabæas Continens (en collaboration avec Hartwig Derenbourg), i.-ii., Paris, 1889-92.
  • Texte arabe de l'Isaïe de Saadia, dans le Zeitschrift de Stade, ix., x., Giessen, 1889-90.
  • Œuvres complètes de R. Saadia ben Joseph al-Fayyoûmi, éditées sous sa supervision générale. I., "Version arabe du Pentateuque," Paris, 1893; VI., "Version arabe des Proverbes" (avec Mayer Lambert), Paris, 1894.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]