Joseph Cachin

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Le baron Joseph Marie François Cachin, né à Castres le 2 octobre 1757, mort à Paris le 23 février 1825, est un ingénieur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Pierre Cachin, majordome du palais épiscopal de Castres, il suit sous la protection de l'évêque de Castres, Jean-Sébastien de Barral, des études chez les frères de Castres, puis au collège de Sorèze à partir de 1769. Il suit des cours d'architecture à l'école des beaux-arts de Toulouse, avant d'intégrer en 1776 l'École des ponts et chaussées à Paris sous la direction de Jean-Rodolphe Perronet. Diplômé du titre d'ingénieur, il voyage en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

Ingénieur aux travaux maritimes dans la généralité de Rouen, il est d'abord chargé de l'amélioration du port de Honfleur, où il se marie avec une riche veuve, Judith de la Rivière, veuve en troisième noces du prince de Montbéliard, dont il se sépare rapidement d'un commun accord. Il propose la construction d'un canal parallèle à la Seine, entre Quillebeuf et la mer, mais la Révolution française empêche l'étude du projet. Il est porté à la tête de la commune de 1790 à 1792.

Nommé ingénieur en chef du Calvados, il travaille au canal de Caen à la mer[1], et à l'établissement de marine militaire dans la fosse de Colleville à l'embouchure de l'Orne[2]. En 1792, il participe à la commission chargé d'étudier les travaux de la rade de Cherbourg, que la chute de la monarchie suspendent.

Passé directeur des travaux maritimes après le 18 brumaire et inspecteur général des ponts et chaussées en 1802, il reprend les réflexions de la commission sur les travaux de Cherbourg, et publie un rapport en juillet 1802 dans le Moniteur, où il préconise la construction d'une batterie défensive centrale sur la digue. Affecté par Napoléon Ier à la direction générale des travaux maritimes de Cherbourg en 1804, il intègre également le conseil général de la Manche qu'il préside plus tard. Pendant 20 ans, il conclut l'édification et la fortification de la digue, réalise l'amélioration du port de commerce, et le creusement des bassins du port militaire, constituant le Nouvel arsenal.

Chevalier de l'Empire par lettres patentes le 16 septembre 1808, il est fait baron et décoré officier de la Légion d'honneur à l'occasion de l'inauguration de l'avant-port militaire par l'impératrice Marie-Louise, le 27 août 1813 à Cherbourg. Poursuivant la mise en œuvre du port de Cherbourg, candidat à la Chambre des députés en 1816, il publie en 1820 un mémoire sur la digue de Cherbourg comparée au breakwater de Plymouth, et meurt en fonction.

Postérité littéraire[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il écrit à ce propos deux mémoires : Mémoire sur la navigation de l'Orne inférieure ou projet des ouvrages à exécuter pour l'établissement d'un port de commerce sous les murs de Caen et d'un port militaire sur le rivage de Colleville, Paris, Impr. Bailleul, an VII (1804), et Travaux maritimes. Rapport à l'administration centrale du département du Calvados, le 16 floréal an V, sur les décisions du ministre de l'Intérieur du 28 nivôse et 25 pluviôse an V, relativement aux travaux entrepris sur l'Orne pour l'établissement d'un nouveau port sous les murs de Caen, Caen, 1802.
  2. Voir le projet Cachin : un double port et un canal de navigation reliant Caen et Colleville sur Yves Petit-Berghem, « Géographie historique d’un espace côtier : l’exemple de la basse vallée de l’Orne (Basse-Normandie) », revue Mappemonde n° 80, 2005
  3. Balzac : Le Curé de village édition Furne, vol.13, p.664

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les bustes de la Salle des Illustres, Association Sorézienne
  • Encyclopédie catholique, 1842
  • Annales maritimes et coloniales, 1826
  • Alain Guillemin, « Cachin (Joseph-Marie-François) », Grands notables du Premier Empire, vol. 14, Manche, Mayenne, Côtes-du-Nord. Paris : CNRS, 1986