Joseph-Benoît Suvée
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Joseph Benoît Suvée, né le 3 janvier 1743 à Bruges et mort le 9 février 1807 à Rome, est un peintre belge, fortement marqué par la culture néoclassique française. Comme tel il est l'émule et le concurrent de David qui lui voue une haine persistante.
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Biographie [modifier]
Tout d'abord élève de Matthias de Visch, il vient en France à l'âge de dix-neuf ans pour devenir l'élève de Jean-Jacques Bachelier. En 1771, il obtient le prix de Rome. Dans la ville éternelle de 1772 à 1778, il y prolonge la durée du séjour normal des pensionnaires de l'Académie de France à Rome. De retour à Paris, il est nommé académicien, loge au Louvre et ouvre une école de dessin pour jeunes filles. Nommé professeur de l'École des beaux-arts de Paris le 31 mars 1792 comme successeur de Brenet, il est confirmé le 30 novembre 1794 mais n'aura pas de successeur à ce poste[1]. Nommé en 1792 directeur de l'Académie de France à Rome, en remplacement de François-Guillaume Ménageot, ce n'est qu'en 1801 qu'il peut prendre son poste après avoir été incarcéré quelque temps à la prison Saint-Lazare.
Il connaît une carrière brillante à Rome, où, après six années de séjour, il décède subitement à l'âge de 64 ans.
Œuvres [modifier]
(liste non exhaustive)
En Belgique [modifier]
- Autoportrait, 1771, Bruges, Groeningemuseum ;
- Portrait de Jean Rameau, beau-père de l'artiste, vers 1793, Bruges, Groeningemuseum ;
- Dibutades ou L'invention du dessin, 1791, huile sur toile, 267 x 131,5 cm, Bruges, Groeningemuseum ;
- La résurrection, 1783, Bruges, Église Sainte-Walburge ;
- Herminie et les bergers, 1776, Gand, Museum voor Schone Kunsten ;
- La Sainte Famille, 1785-1791, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique ;
En France [modifier]
- Achille dépose le cadavre d'Hector aux pieds du corps de Patrocle, 1769, Paris, musée du Louvre ;
- Cornélie, mère des Gracques 1795, Paris, musée du Louvre ;
- Combat de Minerve contre Mars, 1771, Lille, palais des beaux-arts ;
- Tancrède secouru par Herminie, s.d., Nantes,musée des beaux-arts ;
- Tancrède blessé reconnaît Clorinde qu'il vient de combattre, vers 1776-1778, Amiens, musée de Picardie ;
- Portrait de l'architecte Paul Lemoine, 1777-1778, Paris, musée Carnavalet ;
- La Naissance de la Vierge, 1779, Paris, église de l'Assomption ;
- Fête à Palès ou l'été, 1783, Rouen, musée des beaux-arts ;
- La mort de Cléopatre, vers 1785, Rouen, Musée des Beaux-Arts ;
- Énée, dans l'embrasement de Troie, voulant retourner au combat, est arrêté par sa femme Créüse, 1784-1785, Montpellier, musée Fabre ;
- L'amiral Coligny en impose à ses assassins, 1787, Dijon, Musée des beaux-arts ;
- L'Ange Raphael disparaissant au milieu de la famille de Tobie, 1789, Mâcon, Musée des Ursulines;
- Portraits de Dominique et de Catherine Clément de Ris, 1795, château de Versailles ;
Aux États-Unis [modifier]
- La prédication de Saint Paul, vers 1779, Los Angeles, Los Angeles County Museum of Art ;
Salons [modifier]
Expositions [modifier]
Prix, récompenses [modifier]
Élèves [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Sandra Janssens et Paul Knolle (réd), Joseph Benoît Suvée et le néoclassicisme, catalogue de l'exposition, Brugge, Groeningmuseum, 2007-2008 et Twenthe, Rijksmuseum, 2008.
Liens externes [modifier]
- La Tribune de l'Art, à propos d'expositions en Belgique dont celle consacrée à Suvée [1]
Notes et références [modifier]
- Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873), dans: Romantisme, 1996. no 93. p. 95-101.