Joseph-Alexandre Berthier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir : famille Berthier.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Berthier.
Joseph-Alexandre Berthier
Joseph-Alexandre Berthier
Naissance 5 mars 1792
Paris
Décès 23 janvier 1849 57 ans)
Paris
Origine France France
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Arme Cavalerie
Grade Maréchal de camp
Service 1809 - 1848
Conflits Guerres napoléoniennes
Expédition d'Espagne
Distinctions Légion d'Honneur
(Commandeur)
Famille Berthier
Image : Armes du Vicomte Berthier

Joseph-Alexandre Berthier (né en mars 1792 à Paris - mort le 23 janvier 1849 à Paris) était un militaire français, le plus jeune des quatre frères de ce nom — parmi lesquels Louis-Alexandre, le maréchal de France — qui figurent avec distinction dans l'histoire de l'Empire et de la France.

Sommaire

[modifier] Biographie

Joseph-Alexandre Berthier entra à l'école militaire en 1809 et en sortit, en février 1812, sous-lieutenant au 16e Régiment de Chasseurs à Cheval. Lieutenant, le 9 août 1812 et chevalier de la Légion d'honneur après avoir été blessé deux fois grièvement, il combattit à la bataille de la Moskowa en qualité d'officier d'ordonnance du roi de Naples, et reçut une commission d'aide de camp auprès du général Bruyère et un ordre pour se rendre auprès du général Rapp, gouverneur de Dantzig. Cette dernière mission était d'autant plus difficile qu'il lui fallut parcourir seul une vaste étendue de pays ennemi, en pleine révolte contre les Français. De là, il alla à Altona, par Hambourg, porter des dépêches pour le général Carra Saint-Cyr.

M. Berthier, de retour à son corps d'armée, participa aux batailles de Lützen, de Bautzen et de Gorlitz, où il se fit remarquer par sa vaillante conduite. Il eut un cheval tué sous lui, pendant que son général avait les deux jambes emportées. Nommé capitaine dans un régiment de hussards, en mai 1813, il fut attaché à son frère, le prince major général, en qualité d'aide-de-camp, et nommé chef d'escadron par l'Empereur, en 1814, pour sa belle conduite à Montereau.

Le 1er juin de la même année, M. Berthier fut nommé sous-lieutenant, avec grade de major, dans la garde du corps du roi, compagnie de Wagram, puis officier de la Légion d'honneur, puis lieutenant, au grade de colonel, dans la compagnie de Noailles.

En 1823, il commanda un escadron de guerre des gardes, en Espagne ; il fut fait dans cette campagne chevalier de Saint-Louis et de l'ordre de Charles III. Le 11 août 1830, on le nomma maréchal de camp, et il fut mis en disponibilité.

En 1836, il rentra en activité et commanda dans les Pyrénées-Orientales et en Corse, puis dans les départements de la Meuse et de Vaucluse; il fut fait commandeur de la Légion d'honneur, le 21 mai 1843.

Commandant à Marseille en l'absence du général d'Hautpoul, au moment de la Révolution de février 1848, il y tint une conduite ferme et conciliante, qui lui valut les félicitations et les remerciements de tout le conseil municipal. Obligé de quitter son commandement, il s'était retiré à Paris, attendant que le pays réclamât de nouveau ses services, lorsqu'il mourut presque subitement, le 23 janvier 1849, à peine âgé de 57 ans.

[modifier] Vie familiale

Il est le plus jeune des fils qui aient survécu à leur père Jean-Baptiste Berthier (6 janvier 1721 - Tonnerre21 mai 1804 - Paris), ingénieur-géographe de l'armée, lieutenant-colonel, anobli par Louis XV. Ses frères sont le Maréchal d'Empire Louis-Alexandre Berthier et les généraux de division César Berthier et Victor Léopold Berthier. Quant à lui, il est issu d'un second mariage (avec Françoise Chéron ( ✝ vers 1795)).

Il épouse le 13 février 1825 avec Thérèse Berthier (18061882), sa propre nièce, fille de son demi-frère Léopold Berthier. Ensemble, ils eurent :

[modifier] Décorations

[modifier] Titres

[modifier] Réglement d'armoiries

« D'azur, au dextrochère d'argent, tenant une épée du même, garnie d'or[1][2]. »

[modifier] Sources

[modifier] Bibliographie

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments
  2. Source : www.heraldique-europeenne.org
Créer un livre
Autres langues