Josée Verner

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Josée Verner
Fonctions
Sénatrice de Montarville
En fonction depuis le 13 juin 2011
Prédécesseur Raymond Lavigne
Députée de Louis-Saint-Laurent
23 janvier 20062 mai 2011
Prédécesseur Bernard Cleary
Successeur Alexandrine Latendresse
Biographie
Date de naissance 30 décembre 1959 (54 ans)
Parti politique Parti conservateur du Canada
Profession Politicienne

Josée Verner (née le 30 décembre 1959) est une femme politique canadienne originaire de la province du Québec. Elle a été députée conservatrice de la circonscription de Louis-Saint-Laurent à la Chambre des communes du Canada de 2006 à 2011. Elle a été ministre de la Coopération internationale, de la Francophonie et des Langues officielles et ministre du Patrimoine au sein du conseil des ministres du Premier ministre Stephen Harper. De 2008 à 2011, elle a occupé le poste de ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes de même que ceux de présidente du Conseil privé de la Reine pour le Canada et de ministre de la Francophonie. Après sa défaite aux élections de 2011, elle a été nommée sénatrice lors de la présentation du Cabinet, le 18 mai 2011.

Carrière[modifier | modifier le code]

Dans l'antichambre du gouvernement québécois[modifier | modifier le code]

Josée Verner a fait carrière dans le domaine des communications et dans le secteur public pendant près de vingt ans. Elle a travaillé au cabinet de Robert Bourassa, alors premier ministre du Québec, et à celui du vice-président de l'Assemblée nationale du Québec et elle a travaillé en étroite collaboration avec le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.

Nomination au cabinet fantôme conservateur fédéral[modifier | modifier le code]

Elle se présente une première fois dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent pour l'élection fédérale de 2004 : avec 31 % du vote, elle arrive deuxième dans une course à trois qui est remportée par le bloquiste Bernard Cleary. Ce fut la meilleure performance des conservateurs, qui ne remportèrent aucun siège au Québec lors de ce scrutin.

Dans le but d'améliorer la visibilité du parti au Québec, et espérant faire de Josée Verner une candidate gagnante dans une élection future, le chef conservateur Stephen Harper la désigne membre du cabinet fantôme de l'opposition, bien qu'elle ne siège pas à ce moment au parlement. Elle fut porte-parole du Parti conservateur pour l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec et de la Francophonie. Ces deux ministères étaient alors occupés par le député libéral québécois Jacques Saada. Elle avait aussi été nommée présidente du caucus conservateur québécois, qui à l'époque comprenait elle-même et les sénateurs conservateurs québécois.

Élection à la Chambre des communes[modifier | modifier le code]

Elle se présente de nouveau dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent lors de l'élection fédérale canadienne de 2006, et réussit à se faire élire, défaisant le député bloquiste avec plus de 57 % des suffrages. Elle est l'une des dix députés conservateurs élus au Québec lors de ce scrutin, ce qui fut une percée majeure pour ce parti qui était absent de cette province depuis des années.

Le 6 février 2006, elle fait son entrée au sein du cabinet de Stephen Harper, alors qu'elle est nommée ministre de la coopération internationale, ministre de la francophonie et des langues officielles.

Depuis août 2007, elle occupait le poste de ministre du Patrimoine canadien, de la Condition féminine, et des Langues officielles. Le 26 mai 2008, à la suite de la démission du ministre Maxime Bernier, Josée Verner s'est vu confier les responsabilités liées à la Francophonie.

Josée Verner est réélue pour un second mandat à titre de députée de Louis-Saint-Laurent le 14 octobre 2008 avec une majorité de plus de 10 000 voix. Elle conserve un rôle important au cabinet en cumulant les fonctions de ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes de même que celles de présidente du Conseil privé de la Reine pour le Canada et de ministre de la Francophonie.

Josée Verner a notamment organisé des campagnes de financement pour la Fondation canadienne Rêves d'enfants. Elle est mariée et mère de trois enfants.

Enquête[modifier | modifier le code]

Elle fait partie des 17 députés conservateurs pointés par Élection Canada pour leur implication dans la fraude pancanadienne de ce parti concernant leurs dépenses électorales des élections de 2006 (13 000$). La cause est actuellement devant la Cour suprême[1].

Défaite[modifier | modifier le code]

Elle est défaite lors de l'élection de 2011 par la néo-démocrate Alexandrine Latendresse.

Nomination comme sénatrice[modifier | modifier le code]

Lors de la formation du nouveau Cabinet, le 18 mai de la même année, elle est nommée au Sénat par le premier ministre Stephen Harper[2] et pourra y rester jusqu'au 30 décembre 2034[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Harper privé de 17 députés ? », Le Devoir, 25 septembre 2007.
  2. « Cabinet Harper : chaises musicales et quelques nouveaux visages », Radio-Canada.ca, 18 mai 2011.
  3. Raymond Giroux, « Josée Verner à l'ère de la discrétion », Le Soleil, 8 janvier 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]