José Tomás
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José Tomás saluant la présidence à Almería, août 2008 |
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| Présentation | ||||
| Nom de naissance | José Tomás Román Martín | |||
| Naissance | 20 août 1975 Galapagar |
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| Nationalité | Espagnol | |||
| Carrière | ||||
| Alternative | Mexico, le 10 décembre 1995 Parrain, David Silveti |
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| Confirmation d'alternative | Madrid : 14 mai 1996 Parrain, José Ortega Cano |
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| Entourage familial | ||||
| Famille | Petit-neveu du ganadero Victorino Martín | |||
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José Tomás Román Martín dit « José Tomás », né le 20 août 1975 à Galapagar (Espagne, province de Madrid), est un matador espagnol.
Torero froid et immobile, son toreo grave et hiératique est très reconnu par les aficionados et certains voient en lui un digne héritier de Manolete, son idole.
Sommaire |
Présentation [modifier]
José Tomás est le petit-neveu du célèbre ganadero Victorino Martín et le fils du maire de Galapagar. Depuis son plus jeune âge, il a été initié à la tauromachie par son grand-père, Celestino, ancien chauffeur de toreros, qui l’amenait aux arènes de Madrid assister à des corridas. Il a commencé sa carrière très jeune, mais a dû pour cela aller au Mexique où il a pris l’alternative. Il a pris sa retraite prématurément en septembre 2002.
José Tomás annonça le 1er mars 2007 son retour. Il s'effectua le 17 juin 2007 face à des toros de Nuñez del Cuvillo dans les arènes de Barcelone. Il est actuellement le torero qui remplit le plus les arènes, autant par son immense courage et son indiscutable talent, que par son nombre limité de corridas (20 par an).
Le 24 avril 2010, il eut le haut de la jambe gauche encorné sur 17 cm de profondeur et l'artère fémorale perforée au cours de son combat contre le deuxième taureau de la corrida de la Feria de San Marcos à Aguascalientes. Il aurait perdu plus de la moitié de son sang selon le corps médical. C'est la blessure la plus grave de la carrière de José Tomas qui avait déjà été sérieusement blessé lors d'une corrida au Mexique, à Autlan de la Grana en 1996[1].
Dans son livre José Tomás Román, Jacques Durand, écrivain et journaliste français dresse le portrait de José Tomás, surnommé « l'extraterrestre »[2]. Sans jamais décoller les pieds, sans reculer ni même éviter la charge du taureau, le maestro affronte avec placidité le danger sans concession ni artifices (« Quand je vais toréer, je laisse mon corps à l'hôtel. », a-t-il dit un jour[3]). Sincère, il ne montre aucune émotion, se contente de gestes sobres et épurés.
Silencieux dans l'arène, il l'est également en dehors puisqu'il ne donne quasiment aucune interview à la presse car pour lui « un torero s’exprime dans les arènes, pas dans les médias », refuse la retransmission télévisée en direct de ses faenas et limite ses prestations dans les arènes à une vingtaine de dates en Europe facturées au prix fort (300 000 euros) et qui s'arrachent aussitôt[4].
Il possède une maison à Aguascalientes. Il est en outre supporter de l'Atletico Madrid.
Carrière [modifier]
- Débuts en novillada sans picadors : Valdemorillo (Espagne, province de Madrid), le 7 février 1991. Becerros de la ganadería de Carmen Segovia.
- Débuts en novillada avec picadors : Benidorm (Espagne, province d'Alicante), le 24 juillet 1993 aux côtés de José Antonio Barrera et José Antonio Canales Rivera. Novillos de la ganadería de Román Sorando.
- Présentation à Madrid : 24 septembre 1995 aux côtés de Luis Miguel Encabo et Rafael Rubio « Rafaelillo ». Novillos de la ganadería de Las Ramblas
- Alternative : Mexico (Mexique), le 10 décembre 1995. Parrain, David Silveti ; témoin, Manuel Mejía. Taureaux de la ganadería de Xajay.
- Confirmation d’alternative à Madrid : 14 mai 1996. Parrain, José Ortega Cano ; témoin, Jesulín de Ubrique.
- Il est très gravement blessé le 24 avril 2010 lors d'une corrida à Aguascalientes (Mexique), encorné par Valoreso[5]. Il sort de l'hôpital d'Aguascalientes le 1er mai 2010[6].
- Il reprendra l'épée le 23 juillet 2011 à Valence face à des toros de El Pilar pour un grand retour très attendu. Il sera à l'affiche à Nîmes, Valladolid, Linares, Almería et Bayonne entre autres.
- Le 16 septembre 2012, José Tomás triomphe dans les arènes de Nîmes. Son combat « seul contre six » au cours duquel il récolte onze oreilles et une queue et gracie un taureau, fait de lui une légende vivante et marque à jamais l'histoire de la corrida. La presse du monde entier salue l'évènement vu par près de 15 000 personnes présentes dans les arènes.[3].
Notes et références [modifier]
Film:
- Aparicion de Méryl Fortunat Rossi. Aparicion est un film documentaire de 12'.
Synopsis: 15 mois après avoir reçu un terrible coup de corne, Jose Tomas torero de légende fait son grand retour dans les arènes de Valencia. En ce jour de Réaparicion, des milliers d'aficionados sont venus des quatre coins du monde avec dans leurs yeux José Tomas. www.helicotronc.com/Aparicion
- (fr) Le torero José Tomas sort de l’hôpital, 20 Minutes, le 1er mai 2010
- (fr) José Tomás Román, Jacques Durand, Actes Sud
- « Six contre un, la "corrida historique" de José Tomas », Le Monde, 17 septembre 2012.
- (fr) La passion selon saint Tomás, Le Journal du dimanche, le 10 Août 2009
- (fr) Le torero Jose Tomas grièvement blessé par un taureau, www.24heures.ch, le 25 avril 2010
- (fr) Le torero José Tomas sort de l’hôpital, 20 Minutes, 1er mai 2010