José Miguel de Velasco

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José Miguel de Velasco

José Miguel de Velasco Franco (Santa Cruz de la Sierra, 1795 - Santa Cruz de la Sierra, 1859) est un militaire et homme politique bolivien. Il fut le quatrième président de Bolivie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Ramón Gonzáles de Velasco et de Petrona Franco. Militaire, il est quatre fois président provisoire de la république (1828, 1829, 1829-1841 et 1848). Il occupe le poste de vice-président sous le mandat d'Andrés de Santa Cruz. Pendant toute sa vie, il s'implique dans la vie politique bolivienne et est un acteur majeur lors des grands moments d'instabilité que connait le pays à son époque. Il participe à de nombreux soulèvements et eut comme rivaux politiques : José Ballivián et Manuel Isidoro Belzu. Après avoir renversé Andrés de Santa Cruz en 1839, il félicita le général chilien Manuel Bulnes pour sa victoire à la bataille de Yungay contre l’armée confédérée péruano-bolivienne.

Le 26 septembre 1841, José Ballivián incite les garnisons de La Paz à se prononcer en sa faveur mais alors qu’il se croit président, se produit l’invasion du pays par l’armée péruvienne sous le commandement du général Agustín Gamarra. Devant cette menace, Velasco met de côté ses aspirations personnelles et associe ses forces avec celles de son ennemi politique José Ballivián, pour lutter l’envahisseur qui est repoussé lors de la bataille d'Ingavi, le 18 novembre 1841.

En 1847, il se rebelle contre Ballivián, qui lui inflige une défaite à la bataille de Vitichi le 7 novembre. Cependant, devant la rébellion concomitante du général Belzu, Ballivián renonce au pouvoir et se retire de la vie politique. Velasco devient alors président et Belzù ministre de la guerre.

L'entente entre les deux hommes ne dure pas et Belzu se rebelle contre son ancien allié qu'il bat militairement à la bataille de Yamparáez le 6 décembre 1848 et chasse du pouvoir.

José Miguel de Velasco fut une figure clé qui donna une continuité à un système politique dans lequel il joua le rôle de président par intérim trois fois sur les quatre où il occupa le poste suprême du pays. Au cours de son troisième mandat, il adopta une nouvelle constitution.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Robert L. Scheina, Latin's America's Wars, the age of the Caudillo, 1791-1899, Brassey's Inc., Dulles, Virginie, 2003, (ISBN 1-57488-450-6)