José María Sánchez Carrión

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José María Sánchez Carrión

José María Sánchez Carrión, né le 1er août 1952 à Carthagène, est un linguiste, spécialiste de la langue basque, de la sociolinguistique[1] et de la linguistique historique[2] et un académicien espagnol.

Biographie[modifier | modifier le code]

Surnommé Txepetx (nom basque de l'oiseau Troglodyte mignon), ce linguiste est originaire du Levant espagnol, mais basque d'adoption. Diplômé en philologie anglo-germanique de l'Université de Salamanque et docteur en philologie basque de l'Université du Pays basque, il enseigna l'espagnol en Écosse avant de devenir professeur d'anglais scientifique à l'Université de Grenade, puis professeur de basque dans une école rurale de la Communauté forale de Navarre et enfin professeur de langues et littératures modernes dans l'enseignement secondaire de la Communauté autonome basque en Espagne. Il est membre correspondant de l'Académie de la langue basque depuis 1983.

Ses recherches sur la sociolinguistique, la théorie du bilinguisme et de la linguistique existentielle comprennent les ouvrages suivants : El estado actual del vascuence en la provincia de Navarra (1970) [La situation actuelle de la langue basque en Navarre (1970)] (1972), "Bilingüismo, diglosia y contacto de lenguas" [Bilinguisme, diglossie et contact des langues] (ASJU, 1974), Lengua y pueblo [Langue et peuple] (Elkar, 1980), "El marco sociológico y espacial en una situación bilingüe" [Le cadre sociologique et spatial dans un contexte bilingue] (UPV/EHU, 1980), et El espacio bilingüe [L'espace bilingue] (Eusko Ikaskuntza, 1981)[3].

Ce dernier ouvrage présente la synthèse de ses longues années d'études sur le bilinguisme. Prenant ses distances avec la sociolinguistique variationnelle et les interprétations idéologiques, il présente une nouvelle approche pour tenter de comprendre pourquoi et comment les langues naissent, vivent et meurent. Il a été un promoteur de la ecolinguistique depuis le milieu des années quatre-vingt du 20e siècle[4]. Cependant, son œuvre la plus notoire demeure sa thèse de doctorat, Un futuro para nuestro pasado [Un avenir pour notre passé] (1987), qui a offert un cadre théorique à de nombreux défenseurs de la langue basque[5],[6]. En vue de approfondir l'approche socio-historique de sa thèse de doctorat, il a écrit "Las lenguas vistas desde la historia versus la historia vista desde las lenguas" [Des langues comme on les voit de l'histoire par rapport à l'histoire comme on le voit à partir des langues] (EI-SEV, 1992)[7]. En 1999, la Mairie de Bilbao a publié son livre Aplicación sociolingüística de la territorialidad [Application sociolinguistique de la territorialité].

La sociolinguistique de Sánchez Carrión a été étudiée dans des thèses de doctorat à la Université Paris Sorbonne-Paris IV[8] et à la Université de Bordeaux[9]. L'association basque Garabide Elkartea, qui a participé au Instance permanente des Nations unies sur les questions autochtones en avril 2010[10], a également présenté le livre L'expérience basque, faissant un usage intensif de la sociolinguistique de Sánchez Carrión[11]. En outre, au cours des sessions de l'Instance y a eu un incident entre la militante nationaliste basque Audrey Hoc et le professeur d'histoire du droit à l'Université de Séville Bartolomé Clavero[12].

En 2013, il a publié à Beaumont-Pied-de-Boeuf Le code Jean le Baptiste sur la religion et la théologie, traduit en français par Alain Masson[13].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. ALLIÈRES, Jacques : "Français-basque". In : GOEBL, Hans et al. (1997) : Linguistique de contact : manuel international des recherches contemporaine, tome 2.- Berlin : Walter de Gruyter, p. 1269. [1]
  2. AURREKOETXEA, Gotzon : "Espagnol-basque". In : GOEBL, Hans et al. (1997) : Linguistique de contact : manuel international des recherches contemporaine, tome 2.- Berlin : Walter de Gruyter, p. 1306 & 1309. [2]
  3. José María Sánchez Carrión sur Auñamendi Eusko Entziklopedia.
  4. SÁNCHEZ CARRIÓN, José María (1985): La nueva sociolingüistica y la ecología de las lenguas, Donostia-San Sebastián: Eusko Ikaskuntza. [3]
  5. INTXAUSTI, Joseba (1992) : Euskara, la langue des basques.- Vitoria-Gasteiz : Gobierno Vasco, p. 217- [4]
  6. YOLDI, Pilar (2011) : Euskara.- Donostia-San Sebastián : Diputación Foral de Gipuzkoa, Departamento de Cultura y Euskera, p. 108 [5] [Texte en langue basque, espagnol, français et anglais]
  7. XIème Congres d´Études Basques : Donostia 1991. Nouvelles formulations culturelles : Euskal Herria et Europe. [6]
  8. Annuaire des thèses - décembre 2008 - Université de Paris-Sorbonne, p. 128-131. [7]
  9. Thèse pour l’obtention du doctorat en Sciences Politiques, Présentée et soutenue publiquement par Lontzi Amado-Borthayre, 29 mai 2012. [8]
  10. Nations unies - Instance permanente sur les questions autochtones, Neuvième session, 9e & 10e séances – matin & après-midi. [9]
  11. GARABIDE ELKARTEA (2010) : L'expérience du basque : clés pour la récupération linguistique et identitaire.- S.l. : s.n., pp. 13, 20, 31, 55, 70, passim. [10]
  12. MOLLE, Béatrice (07-05-2010) : "Audrey Hoc interdite de parole et persona non grata au siège de l'ONU à New-York", Le Journal du Pays basque. [11]
  13. Bibliothèque nationale de France.[12]

Lien externe[modifier | modifier le code]