José Antonio Griñán

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José Antonio Griñán
Illustration.
Fonctions
4e président de la Junte d'Andalousie

(&&&&&&&&&&&015974 ans, 4 mois et 13 jours)
Prédécesseur Manuel Chaves
Successeur Susana Díaz
Ministre du Travail et de la Sécurité sociale d'Espagne
Président du gouvernement Felipe González
Prédécesseur Luis Martínez Noval
Successeur Javier Arenas
Ministre de la Santé et de la Consommation
Président du gouvernement Felipe González
Prédécesseur Julián García Valverde
Successeur Ángeles Amador
Biographie
Nom de naissance José Antonio Griñán Martínez
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Madrid (Espagne)
Parti politique PSOE
Diplômé de Université de Séville
Profession Inspecteur du travail

José Antonio Griñán José Antonio Griñán
Présidents de la Junte d'Andalousie

José Antonio Griñán Martínez (né le à Madrid) est un homme politique espagnol du Parti socialiste ouvrier espagnol, dont il est secrétaire général de la fédération d'Andalousie.

Il a été président de la Junte d'Andalousie entre 2009 et 2013, après en avoir été notamment vice-président et conseiller à l'Économie et aux Finances au début des années 2000, et conseiller à la Santé dans les années 1990. Il a également occupé diverses fonctions au niveau national sous la direction de Felipe González, dont celles de ministre de la Santé puis de ministre du Travail entre 1992 et 1996.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans la capitale espagnole, il déménage en Andalousie pour des raisons familiales. Il décroche une licence de droit à l'Université de Séville, puis réussit les concours d'inspecteur du travail en 1969.

Il exerce son métier à Saragosse à partir de 1970, avant de revenir poursuivre sa carrière à Séville en 1974.

Activité politique[modifier | modifier le code]

Débuts andalous[modifier | modifier le code]

Il adhère au Parti socialiste ouvrier espagnol au début des années 1980, et est nommé vice-conseiller au Travail de la Junte d'Andalousie lors de la formation du premier gouvernement autonome sous la présidence de Rafael Escuredo, en 1982.

En 1986, il devient vice-conseiller à la Santé, puis secrétaire général technique du ministère du Travail et de la Sécurité sociale, alors dirigé par Manuel Chaves, en 1987. Quand ce dernier devient président de la Junte d'Andalousie, en 1990, José Antonio Griñán est désigné conseiller à la Santé.

Carrière nationale[modifier | modifier le code]

Deux ans plus tard, le , il est choisi par Felipe González pour devenir ministre de la Santé et de la Consommation dans son troisième gouvernement[1].

Élu député de la province de Cordoue lors des législatives du , il est nommé ministre du Travail et de la Sécurité sociale du quatrième cabinet González[2]. Il est réélu au Congrès des députés lors des scrutins des et .

Retour en Andalousie[modifier | modifier le code]

Le , il est élu député de la province de Cordoue au Parlement d'Andalousie, puis devient conseiller à l'Économie et aux Finances de la Junte d'Andalousie[3] sous la présidence de Manuel Chaves. Il est réélu le et conserve son département exécutif, tout en étant promu second vice-président du gouvernement régional[4].

Président de la Junte[modifier | modifier le code]

À la suite de la démission du président de la Junte d'Andalousie survenue le , José Antonio Griñán est donné grand favori pour succéder à Manuel Chaves, parti rejoindre le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero[5]. Il est désigné candidat à la présidence de la Junta par le comité directeur du PSOE d'Andalousie le 14 avril suivant[6] et investi par le Parlement d'Andalousie huit jours plus tard[7],[8] avec le vote favorable des 56 députés du PSOE, et défavorable des 46 députés du Parti populaire (PP) et des 7 élus de la Gauche unie (IU).

Il est officiellement candidat à sa succession pour les élections régionales qui devraient, sauf dissolution, se tenir en 2012[9]. Plus populaire, mais moins connu, que son prédécesseur à la tête de la Junte d'Andalousie[10], il est élu secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol d'Andalousie (PSOE-A) avec 99,8 % des suffrages le , en remplacement de Manuel Chaves[11]. Il est officiellement investi candidat à un deuxième mandat le , sans aucun vote contre du comité directeur du PSOE-A, et promet de toute faire pour éviter que « l'Espagne soit occupée par la marée conservatrice », ajoutant que c'est en Andalousie que commencera le renouveau du vote socialiste[12].

Lors du scrutin, le PSOE-A remporte 47 députés, contre 50 au Parti populaire (PP) de Javier Arenas, et 12 à la Gauche unie (IU) de Diego Valderas. Le , juste avant l'ouverture de la nouvelle législature, le PSOE-A et IU passent un accord de gouvernance commune qui ne précise rien sur la participation des écosocialistes au gouvernement régional[13].

Ayant fait le choix de démissionner avant la fin de son mandat, le PSOE-A désigne la numéro deux du gouvernement, Susana Díaz, 38 ans, pour lui succéder. Il quitte officiellement ses fonctions le 6 septembre.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) José Antonio Griñán remplace García Valverde comme ministre de la Santé - El País du
  2. (es) Felipe González change la moitié de son gouvernement - El País du
  3. (es) Deux nouveau départements et sept débutants dans le gouvernement andalou - El País du
  4. (es) Griñán augmente son pouvoir avec le "contrôle" de 9 départements - El País du
  5. (es) Griñán se profile comme nouveau Président andalou - El País du
  6. (es) Le PSOE ratifie à l'unanimité la candidature de Griñán à la présidence de la Junta - El Pais du
  7. (es) Griñán investi Président d'Andalousie - El Pais du
  8. (es) Source : Real Decreto 711/2009 du 22 avril 2009, portant nomination de José Antonio Griñán à la présidence de la Junta de Andalucía, paru au Boletín oficial del Estado du 23 avril 2009.
  9. (es) Le PSOE andalou désigne Griñán candidat pour 2012 afin de dissiper les doutes - El País du
  10. (es) Le PSOE gagnerait aujourd'hui les élections andalouses avec 43,2 % des voix - Público du
  11. (es) Griñán élu nouveau secrétaire général du PSOE andalou en remplacement de Chaves - 20 Minutos, le
  12. (es) « Griñán, proclamado sin oposición candidato socialista a la Junta », El País, le
  13. (es) « PSOE e IU cierran un pacto para forjar un Gobierno estable en Andalucía », Público, le

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]