Joris Hoefnagel

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enluminure de 1579
Jardin aux deux nymphes, 1579

Joris Hoefnagel (connu aussi sous le nom de Georg Hufnagel), né en 1542 à Anvers et mort le à Vienne (Autriche), est un enlumineur flamand.

Hoefnagel appartient à la période de transition entre l'enluminure médiévale et la peinture de nature morte de la Renaissance. Son art est varié : dessine, réalise des cartes, des gouaches, des peintures à l'huile et des illustrations d'ouvrages savants.

Vie et œuvre[modifier | modifier le code]

enluminure
Mira calligraphiae monumenta

Hoefnagel est né dans une famille riche de diamantaires. Il reçoit une bonne éducation et se fait connaître d'abord comme humaniste et poète[1]. Représentatif de l'esprit curieux de cette époque, Hoefnagel a des centres d'intérêts variés : il compose de la poésie latine, joue de plusieurs instruments de musique et parle plusieurs langues. Dès l'enfance il dessine avec passion, et bien que manifestement doué pour les arts dès son jeune âge, il est contraint par son père de travailler dans l’entreprise familiale.

Hoefnagel voyage en Grande-Bretagne, en France et en Espagne. Lors de ses voyages, il emporte des carnets où il note tout ce qui lui semble intéressant : des panoramas de villes, monuments, aux costumes ou fêtes des régions traversées, aux métiers[1]... plus tard utilisés dans un ouvrage topographique de Georg Braun et F. Hogenberg, Civitates orbis Terrarum... un atlas en six volumes. Il étudie tout de même dans son âge mûr, auprès d'Hans Bol (1543-1593) à Anvers, sans que cela n'influence son style[1].

À l'automne 1577, après que les troupes espagnoles aient envahi Anvers, Hoefnagel et le cartographe Abraham Ortelius voyagent dans le sud. Durant ce voyage, il rencontre le mécène Hans Fugger qui le recommande à Albert V, duc de Bavière, qui le nomme artiste de cour. C'est à cette époque qu'Hoefnagel achève sa première grande œuvre consacrée à l'histoire naturelle.

gravure : chateau
Gravure du château de Šariš d'après Joris Hoefnagel (1617)

En 1591, Hoefnagel travaille pour la cour de l'empereur germanique Rodolphe II, célèbre pour son cabinet de curiosités, dont il s'occupe au point de négliger les affaires d'État. Mais il ne réside pas à Prague, mais plutôt à Francfort et souvent à Vienne[1]. Hoefnagel, aidé par son fils Jacob (1575-1630) peint son trésor zoologique. Cette œuvre, conservée à la bibliothèque nationale de Vienne, la Hofbibliothek, comprend 90 peintures à l'huile d'oiseaux et inclut notamment une illustration du dodo.

À la fin des années 1580 et le début des années 1590, Hoefnagel, Hans van Aarchen et Aegidius Sadeler travaillèrent ensembles à Munich et ensuite de nouveau[2] pour collaborer à des estampes et à des cycles.

Son fils Jacob, fut aussi miniaturiste et employé à Prague dès 1602[3], où il résidait[4] ainsi que pour les Civitates orbis Terrarum de Georg Braun[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Parmi les autres ouvrages qu'il a illustrés, citons Civilates orbis terrarum (Les cités du monde) (1572) de Georg Braun (1541-1622), chanoine de la cathédrale de Cologne[5]. C'est le premier atlas consacré aux villes du monde; il comporte 363 plans de 480 villes). Ce livre connaît un succès considérable et sera réédité régulièrement jusqu'au XVIIIe siècle.

Cet atlas a été précédé en 1570 par le Theatrum orbis terrarum d'Abraham Ortelius (1527-1598) et les 100 pages de l' Album d'insectes réalisé pour Rodophe II (Bibliothèque royale de Bruxelles). Entre 1582 et 1590 Hoefnagel a enluminé les 650 pages du Missel romain de Ferdinand, archiduc du Tyrol (Bibliothèque de Vienne), le transformant quasiment en recueil scientifique.

Hoefnagel renouvelle le travail des miniaturistes flamands dans le sens d'un réalisme scrupuleux qui donne vie à ses représentations d'animaux et insectes. Contrairement à ce que l'on peut croire, Hoefnagel ne travaillait pas d'après nature[6] pour les volumes zoologiques, mais s'est inspiré des gravures et dessins de Hans Verhagen van Stommen, A. de Bruyn, A. Collaert, C. Gesner, H. Bol et nombres d'autres auteurs qu'il a trouvé dans la bibliothèque impériale de Prague[6]. Cependant il donne l'impression, par une foule détails d'un modèle vivant.

Des œuvres de Hoefnagel sont visibles dans les musées :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]