Jorge Furtado

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Jorge Furtado

Jorge Furtado, né le 9 juin 1959, à Porto Alegre, est un scénariste et un réalisateur brésilien.

Il s'est illustré sur divers formats tels que la série télévisée et le long-métrage, mais son film le plus diffusé hors du Brésil et le plus célèbre est sans doute le court-métrage l'Île aux fleurs (Ilha das Flores, 1989), qui a été récompensé d'un ours d'argent au festival international du film de Berlin, de neuf prix au Festival de Gramado et du prix du public au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir exercé divers métiers (journaliste, plasticien), il s’oriente vers le cinéma dès le début des années 1980. Il est le cofondateur, en 1987, de la Casa de Cinema[1] qui redonne un véritable nouveau souffle à la création indépendante brésilienne. Entre documentaire et films essais, Furtado a développé un style et une écriture qui lui sont particuliers : montage d’éléments hétérogènes, lyrisme des films, dysnarration, mélange des écritures filmiques. Il s'est illustré dans divers genres tels que la série télévisée et le long-métrage, mais son film le plus diffusé hors du Brésil, et le plus célèbre, est sans doute le court-métrage L'Île aux fleurs (Ilha das Flores, 1989), qui a été récompensé d'un Ours d'argent au Festival international du film de Berlin, de neuf prix au Festival de Gramado et du prix du public au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand. Jorge Furdato est, aussi, professeur d’université.

« Et le mélange de la fiction au documentaire, caractéristique de tous ses films, signe une volonté de transmettre de manière originale une idée, une conception cinématographique, une histoire ou une revendication politique au spectateur. En effet, dans L'Île aux fleurs, il éveille sa conscience sur des sujets sérieux comme la pauvreté au Brésil et le traitement des déchets à Porto Alegre ; dans Ce n’est pas votre vie et Barbosa, il montre une personnalité pour en découvrir sa force mais aussi ses faiblesses ; dans Le sandwich, entre autres, il met à mal la représentation filmique traditionnelle et dans Dorival, il signe un engagement politique, qui sous-tend une grande partie de ses films. Car, souvent motivé par des injustices et des conflits sociaux, Jorge Furtado filme ces failles de l’ordre établi. Son regard acéré de cinéaste sert son discours politique d’être humain vivant au sein d’une société absurde »[2].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.casacinepoa.com.br/a-casa
  2. Jorge Furtado, l’île aux courts, par Sylvie Delpech, Bref, le magazine du court métrage, numéro 52 (printemps 2002) : étude et entretien avec le cinéaste p. 21.

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) Jorge Furtado sur l’Internet Movie Database