Jonathan Pollard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pollard.
Jonathan Pollard, photographie d'identité, service de renseignement de l'US Navy.

Jonathan Jay Pollard, né le 7 août 1954 à Galveston (Texas), est un citoyen des États-Unis de religion juive qui, en 1987, a été condamné à perpétuité aux États-Unis pour espionnage au profit d'Israël. Pollard pourra normalement faire appel en 2015. Israël et une partie de la communauté juive font régulièrement pression sur les responsables politiques américains pour le faire libérer, jusqu’ici sans succès. Le personnage de Jeremy Pelman dans le film Les Patriotes d'Éric Rochant présente un certain nombre de points communs avec Pollard[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et origines[modifier | modifier le code]

Jonathan Jay Pollard est né à Galveston au Texas en 1954 d'une famille juive, dont il est le plus jeune enfant.

En 1961, sa famille déménage à South Bend, dans l'Indiana, ou son père enseigne à l'université Notre Dame[2].

Pollard grandit avec ce qu'il appelle une "obligation raciale juive" envers Israël [3]ou pour la première fois en 1970 dans le cadre d'un programme scientifique. Sur place, il est hospitalisé après une bagarre avec un autre étudiant.

Après avoir terminé l'école, il étudie à l'université Stanford où il obtient un diplôme en Science Politique en 1976.

Lors de ses études, il se fait remarquer plusieurs fois en affirmant qu'il est citoyen israélo-américain, qu'il travaille pour le Mossad, et qu'il a atteint le rang de colonel dans Tsahal[2]. Aucune de ces affirmations n'est vraie.

Carrière et espionnage[modifier | modifier le code]

Après l'obtention de son diplôme, Pollard tente d'entrer à la CIA, où malgré son bon parcours universitaire et ses recommandations, il est refusé en raison de sa consommation récente de cannabis[2]. Jonathan Pollard travaille depuis novembre 1979 pour la marine américaine en tant qu'analyste puis officier de garde à la division « Analyse des menaces » du Navy Antiterrorist Alert Center (en) crée après l'attaque de 1983 de Beyrouth. Le 4 avril 1984 à New York, il est invité à une soirée de la communauté juive organisée dans l’Upper East Side de Manhattan.

Jonathan Pollard y aborde un officier de l'aviation israélienne Aviem Sella (en), un pilote de l'avion israélienne venu aux États-Unis suivre des cours d'informatique. Ce dernier, en voyant son potentiel d'informateur contacte le Mossad[4]. C'est le même Aviem Sella, qui le fait entrer dans le Lakam, le renseignement scientifique israélien dirigé par Rafael Eitan, et qui devient son officier traitant. Le Lakam n'a aucune existence officielle et seules les plus hautes autorités de l’État d’Israël sont au courant de son existence[5].

En quelques mois, Pollard aurait fourni plus de 1 000 documents confidentiels. Toutes les deux semaines, il aurait livré des valises remplies de documents aux Israéliens. Aviem Sella, l'officier traitant de Pollard est par la suite remplacé par un attaché scientifique au consulat d’Israël et on offre à Pollard un passeport israélien. Il rencontre ses officiers traitants israéliens à Paris.

Le couple Pollard voyage à Saint-Tropez, Cannes, Nice, Monte Carlo, Florence, Rome, Venice, Innsbruck et Munich et ils dorment dans les meilleurs hôtels[6].

Arrestation et révélations[modifier | modifier le code]

En 1985, les supérieurs de Pollard se méfient de lui, car des piles de documents confidentiels et sans lien avec son travail sont régulièrement découverts dans son bureau Le FBI est bientôt mis sur sa piste et l'interroge en novembre 1985. Quelques jours plus tard, il tente de fuir avec son épouse, pénètre de force dans l'ambassade israélienne de Washington en réclamant l'asile politique, qui leur sera refusé, les gardes de l'ambassade le refoulant[4][7]. Ils sont subséquemment appréhendés par le FBI[4][8].

Inculpé pour « transfert d'informations classifiées à un pays allié, sans intention de nuire aux États-Unis », il plaide coupable à l'accusation d'espionnage le 4 juin 1986, et se défend en affirmant qu'il voulait simplement contribuer à protéger Israël[9][10]. Le secrétaire de la Défense Caspar Weinberger écrit un mémo confidentiel au juge ou il affirme que c'est une des plus graves affaires d’espionnage de toute l'histoire des États-Unis [11]. Condamné à la prison à vie le 4 mars 1987, Pollard est toujours derrière les barreaux à ce jour[12], malgré plusieurs demandes de libération formulées par Israël. Son épouse, Anne, a été condamnée à cinq ans de prison[9][10] et a été libérée en 1989. Ils se sont ensuite séparés. Pollard a épousé, en prison la Canadienne juive Esther Zeitz [13] [14][15].

Les États-Unis lui reprocheraient en particulier d'avoir livré à Israël le manuel des codes d'accès et de chiffrement des écoutes de la NSA dans le monde entier, manuel qui aurait été ensuite livré en pleine guerre froide aux Soviétiques en échange de l'émigration vers Israël d'un million de juifs présents en URSS[16][17],[18].

Ses informations auraient aussi aidé Israël à bombarder en 1985 le QG de l'Organisation de libération de la Palestine, alors exilée en Tunisie, et à assassiner le numéro deux de l'OLP, à Tunis lors de l'Opération Jambe de Bois en 1988[15]. Pollard aurait livré des copies sur les livraisons d’armes de l'URSS à la Syrie et à d’autres nations arabes, ainsi que des cartes satellites des arsenaux irakiens, syriens et iraniens[19]. Jonathan Pollard aurait notamment approché les gouvernements du Pakistan et d'Afrique du Sud[9][20].

Panneau en hébreu pour la libération de Pollard.
Légende : « Nous voulons que Pollard revienne à la maison. »

Le fait que Jonathan Pollard ait pu fournir des documents top secret auxquels son niveau d'officier ne pouvait lui permettre d'accéder laisse penser qu'une taupe d'un niveau hiérarchique bien supérieur ait pu l'aider : Melvyn Paisley, un haut responsable de l'US Navy[21].

Jonathan Pollard pourrait également être connecté à un autre espion israélien arrêté par la suite. En 1997, le Washington Post révèle ainsi que Israël dispose d'un autre espion infiltré : Méga. L'agent Méga, qui aurait peut être été le supérieur direct de Jonathan Pollard[22] aurait infiltré le cœur même de la Maison blanche[23],[24].

L'affaire Pollard ne serait que la partie immergée d'une immense opération d'infiltration vaste entreprise de pénétration des services israéliens en vue de s’emparer d’un nombre important de secrets technologiques et industriels américains[5].

Pour Thomas Brooks, ancien directeur des renseignements de la Navy :

  • "Beaucoup de ce qu'il a pris, contrairement à ce qu'il voudrait que l'on pense, n'a rien à voir avec les pays arabes ou la sécurité d’Israël, ça avait à voir avec les méthodes de renseignement américaines, spécifiquement contre l'Union Soviétique[10]"

Pour l'universitaire Juan Cole, professeur d'histoire du Moyen-Orient :

  • "Le cercle d’espionnage israélien qui a pénétré le Pentagone américain pour voler des secrets de haute technologie y compris nucléaire était plus grand que le simple Jonathan Pollard. C’est un secret de polichinelle dans les milieux de sécurité américains qu’aucun pays étranger n’espionne les États-Unis de manière plus intensive qu’Israël. Et en fait, apparemment, personne n’a eu plus de succès que ce pays à se procurer des documents top secret. Les sources de Seymour Hersh lui avaient déclaré que les secrets qui atterrissaient en Israël étaient soit à leur tour repris par les taupes soviétiques en Israël ou vendus au marché noir pour finir en Union soviétique. (...) Les dommages que l’espionnage israélien a entraînés pour la sécurité des États-Unis sont immenses, non seulement en raison de ces fuites, mais aussi à cause de la rétro-ingénierie de la technologie américaine par les Israéliens et le piratage de celle-ci (...) [25]

Réactions[modifier | modifier le code]

Jonathan Pollard n'a cessé de recevoir un important soutien de la communauté juive mondiale et d’Israël sans succès[26],[27],[28].

Soutien israelien[modifier | modifier le code]

L'affaire Pollard a causé un dommage important aux relations américano-israéliennes, et des journalistes ont régulièrement pris sa défense dans les médias israéliens ces dernières années[29][30],[31],[32],[33],[34]. L'officier traitant de Pollard, Rafael Eitan, devenu ministre des retraités en Israël n'a jamais voulu aborder ce qu'il estime relever du secret défense[35]. Pollard a reçu la citoyenneté israélienne en 1998. Cette même année, il est admis, dans une déclaration du premier ministre d'alors, Benyamin Netanyahou, que Pollard est un espion opérant pour les services secrets israéliens[36]. En 2002, alors que il n'est plus premier ministre, Benjamin Netanyahu lui rend visite[10].

En Israël, où il est presque considéré comme un héros national, ainsi que pour une partie de la communauté juive, le refus obstiné de Washington d'accorder la grâce ou la réduction de peine que Israël réclame depuis des années est injuste.

Le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahu tente de se servir des enregistrements secrets du président américain Bill Clinton et de Monica Lewinsky qu'il a obtenus, pour faire du chantage au président des États-Unis et le pousser à libérer l'espion Jonathan Pollard[37],[38]. Le directeur de la CIA est scandalisé et menace de démissionner si Clinton libère l'espion[39].

En 2004, Esther Pollard déclare au Jerusalem Post :

"L'affaire n’a pas progressé d’un pouce en 21 ans. Même si il (Pollard) ne fera jamais rien qui puisse nuire à Israël, il n’a pas l’intention de tenir sa langue plus longtemps et, s’il n’est pas bientôt libéré, il est prêt à révéler des informations sur le rôle de Rafi Eitan dans le réseau d’espionnage et sur les mensonges qu’il a proférés, des révélations qui pourraient éclabousser tout le monde, notamment des Premiers ministres, et surtout Shimon Pérès [40]

En décembre 2010, Benjamin Netanyahu demande officiellement à Obama la grâce de Jonathan Pollard[41],[42]

Lors de la visite de Obama en Israël en 2013, au moins 2 ministres lui parlent de Jonathan Pollard et des milliers de personnes protestent en dehors de sa résidence pour sa libération[43].

Soutien juif[modifier | modifier le code]

En 2011, l'ancien secrétaire d’État Henry Kissinger écrit une lettre au président Obama ou il lui demande de libérer l'espion américain[44].

Le député français Meyer Habib, vice-président du CRIF appelle a le faire libérer[45].

En 2012, l'ancien directeur de la CIA, James Wolsey, appelle également à sa libération et parle "d'antisémitisme"[46], il explique "on pourrait faire comme si c'était un citoyen grec et le relâcher"[47].

Pour Seymour Hersh, président du B'nai B'rith :

  • "Le gouvernement américain l'a trahi. Ce sont des propos durs mais je les maintiens. Si Pollard sert une sentence aussi lourde, c'est car l'élite militaire des États-Unis veut donner à Israël une leçon, aux juifs américains une leçon et spécifiquement aux juifs dans le gouvernement [6]"

Pour Abraham Foxman, président de l'association américaine pro-Israël Anti Defamation League :

  • "C'est de l'intimidation basée sur des stéréotypes antisémites. Les sondages montrent que les gens croient que les juifs américains sont plus loyaux envers Israël que envers les États-Unis. Si c'était une vendetta contre un type, ce serait déjà grave, mais là c'est une vendetta contre toute une communauté. La seule explication c'est qu'on veut donner aux juifs américains une leçon de loyauté [48] "

Opposition[modifier | modifier le code]

L'ancien chef de la CIA, George Tenet a menacé de démissionner en cas de libération de Pollard[49],[50].

Lors d'une réunion avec des leaders de la communauté juive pour la préparation de la campagne électorale 2012 de Obama, le vice-président américain Joe Biden aurait déclaré que Pollard serait libéré "si on marche sur mon cadavre [51]" avant d'expliquer que ces propos ont été sortis de leur contexte[28].

Pour Bret Stephens, ancien éditeur en chef du Jerusalem Post et journaliste au Wall Street Journal :

  • "Ça n'aide vraiment pas Israël de faire un héros d'un menteur compulsif, arrogant, cocaïnomane, violant propres serments, espionnant son propre pays en infligeant des milliards de dégâts, touchant de l'argent, ne montrant aucun remords au moment de sa condamnation, se montrant un véritable exemple pour tout complotiste antisémite, et qui en plus à la Chutzpah (culot) de se déclarer martyr du peuple juif[52]"

Pour Peter Jones, professeur de relations internationales a l'université d'Ottawa :

  • "Les États Unis donnent à Israël des milliards chaque année, font de Tsahal l'armée la plus redoutée de la région, ferment les yeux sur le programme nucléaire israéliens, et défendent Israël à l'ONU. En échange, on a un allié qui a un espion comme Pollard, le paye pour trahir les États-Unis... On a un allié, qui demande une concession comme la libération de Pollard juste pour continuer le dialogue avec les palestiniens. Quand on a des amis comme ça.... Il y a une raison pour laquelle cette affaire est si peu mentionnée aux États Unis. Il y a des peurs, des peurs que si la population américaine savait, des questions politiques difficiles pourraient être soulevées. Si il est libéré et que il est accueilli en héros national en Israël, ça va soulever des questions très difficiles chez l'américain moyen [53]"
  • "Autre problème, si Pollard est libéré, Il pourrait y avoir un dangereux précédent. (...) Si quelqu’un trahit son pays pour une cause qu'il estime juste, devrait il recevoir une sentence moins élevée? La communauté américaine du renseignement croit que Pollard devrait rester en prison parce qu'ils ont peur que un tel précédent se reproduise. L'affaire Pollard soulève le cœur du problème de la loyauté des américains juifs. Après l'arrestation de Pollard - Dan Kurtzer et Denis Ross, deux juifs américains avec un parcours impeccable au service de leur pays - ont écrit dans le New York Times qu'ils ont subi une vérification importante avant de recevoir une habilitation de sécurité. Plusieurs américains juifs que je connais dans l’establishment diplomatique et sécuritaire m'ont dit que Pollard devrait rester en prison. Et pourtant, une partie importante de la communauté juive américaine soutient sa libération [53]"

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Rapports et documents officiels[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jonathan Pollard: l'espion de la discorde », sur RFI
  2. a, b et c (en) Foreign Denial and Deception Analys Committee - CIA, « THE JONATHAN JAY POLLARD ESPIONAGE CASE: A DAMAGE ASSESSMENT », .,‎ 1987, p. 166 (lire en ligne)
  3. (en) « When blackmail works », sur Gulf News
  4. a, b et c « Pollard, l'espion américain en Israel », sur RFI,‎ 03-01-2014
  5. a et b (en) « Melvyn Paisley - Rendez vous avec X », sur France Inter,‎ samedi 8 septembre 2012
  6. a et b (en) « The spy who’s been left in the cold », sur The Washington Post,‎ July 5, 1998
  7. (en) « Jonathan Pollard, l’espion de la discorde », sur Paris Match,‎ 04 avril 2014
  8. Peter Schweizer, Les nouveaux espions : le pillage technologique des USA par leurs alliés », Grasset,‎ 1993, 344 p. (ISBN 2246463211)
  9. a, b et c (en) « Israel seeks release of spy in exchange for extending settlement freeze », sur The Guardian,‎ 20 September 2010
  10. a, b, c et d (en) Ehab Zahriyeh, « Who is Jonathan Pollard? », sur Al Jazeera,‎ April 1, 2014
  11. « Rendez vous avec X - Jonathan Pollard », sur France Inter
  12. Bush, dernier président en date à être confronté aux demandes de libération (source :(en) news.bbc.co.uk, « News that Didn't Happen: Pollard and Shalit Still not Free Men », Israel National News,‎ 19 janvier 2009 (lire en ligne))
  13. « Libérer l'espion israélien Pollard pour relancer le processus de paix », sur La Presse,‎ 1 avril 2014
  14. (en) « The spy who’s been left in the cold », sur Washington Post,‎ July 5, 1998
  15. a et b (en) « Pollard, l’espion devenu icône d’Israël, possible pion dans le processus de paix », sur l'Orient le jour,‎ 02/04/2014
  16. (en) « The Traitor », sur The New Yorker,‎ January 1999
  17. (en) Batsheva Sobelman, « Israel : Prime Minister Benjamin Netanyahu to seek Jonathan Pollard's release », Los Angeles Times,‎ 22 déc. 2010 (lire en ligne)
  18. « Espionnage : nos alliés israéliens ont dépassé les bornes », sur Courrier International,‎ Mai 2014
  19. « Jonathan Pollard: l'espion de la discorde », sur RFI,‎ 03-01-2014
  20. (en) Peter Grier, « Who is Jonathan Pollard, and why is his spy case inflammatory? », sur Christian Science Monitor,‎ April 1, 2014
  21. Peter Schweizer, Les nouveaux espions : le pillage technologique des USA par leurs alliés », Grasset,‎ 1993, 344 p. (ISBN 2246463211)
  22. (en) « Who Is Mega? », sur Newsweek,‎ Publié le 5/18/97 et mis à jour le 3/13/10
  23. (en) « Un espion israélien à la Maison Blanche? Les révélations du «Washington Post», niées par l'Etat hébreu, embarrassent les Etats-Unis. », sur Libération,‎ Mai 1997
  24. (en) « Israeli Espionage Against the US », sur Counter Punch,‎ Aout 2004
  25. (en) http://www.juancole.com/2008/04/clinton-fails-to-pull-out-big-win.html « Clinton Fails to Pull out Big Win; Brandishes Nukes at Iran; Israeli Spying on US for Nuclear Secrets », sur Juancole.com,‎ 23 avril 2008
  26. « Nouveaux éclairages sur le cas Pollard », sur CRIF,‎ Décembre 2012
  27. « Une mobilisation sans précédent en faveur de Jonathan Pollard », sur Le Monde Juif,‎ Février 2013
  28. a et b (en) « Biden denies saying Jonathan Pollard would be released 'over his dead body' », sur Haaretz
  29. (en) « Sumner Shapiro, Long-Serving Director of Naval Intelligence », sur The Washington Post,‎ 2006
  30. Sumner Shapiro, Long-Serving Director of Naval Intelligence - Washington Post
  31. (en) « Espionage Spying Between Friends », Time,‎ March 16, 1987 (lire en ligne)
  32. (en) Leslie Maitland Werner, « U.S. Jurors Indict An Israeli Officer On Spying Counts », The New York Times,‎ March 4, 1987 (lire en ligne)
  33. (en) Joseph C. Goulden, « How a spy was caught and why he still stands to profit », Washington Times,‎ 23 décembre 2006 (lire en ligne)
  34. (en) Clyde Haberman, « Israel Lifts Secrecy Veil From Spy Convictions », The New York Times,‎ May 4, 1995 (lire en ligne)
  35. « L'affaire Pollard: un raté du Mossad », sur Slate.fr,‎ 2009
  36. (en) news.bbc.co.uk, « Israel admits it spied on US », news.bbc.co.uk,‎ 12 mai 1998 (lire en ligne)
  37. « Les conversations sexys de Clinton et Lewinski utilisées par Netanyahu pour faire libérer un espion », sur RTL,‎ 23 juillet 2014
  38. (en) « Netanyahu said to have offered Lewinsky tapes for Pollard », sur Times of Israel,‎ 23 juillet 2014
  39. (en) « C.I.A. CHIEF VOWED TO QUIT IF CLINTON FREED ISRAELI SPY », sur New York Times,‎ November 11, 1998
  40. « Echanger Marwan Barghouti contre Jonathan Pollard ? », sur Courrier International,‎ Avril 2006
  41. « Israël demande officiellement la grâce de l'espion Jonathan Pollard à Barack Obama », sur Le Monde,‎ 2010
  42. « Dans une lettre à M. Obama, Israël demande la grâce de Jonathan Pollard », sur Le Monde,‎ 04.01.2011
  43. (en) « Politicians raise Pollard with US president », sur The Jerusalem Post,‎ 2013
  44. (en) « Kissinger asks Obama to release spy for Israel », sur The Washington Post,‎ 7 mars 2011
  45. « Meyer Habib : il faut obtenir la libération de Jonathan Pollard », sur CRIF,‎ Janvier 2011
  46. (en) « It's Time to Commute Jonathan Pollard's Sentence », sur Wall Street Journal,‎ 4 july 2012
  47. (en) « Former CIA director accuses US of anti-Semitism on Pollard »,‎ 02/09/2014
  48. (en) « ADL: U.S. refusal to release Pollard borders on anti-Semitism », sur Haaretz,‎ Jan. 28, 2014
  49. (en) « How former CIA chief foiled Pollard's release », ynet news,‎ 5 fév. 2007 (consulté le 20 juin 2011)
  50. (en) Seymour Hersh, « The Traitor: The case against Jonathan Pollard », The New Yorker,‎ January 18, 1999, p. 26–33 (lire en ligne)
  51. (en) « Biden: Pollard pardon over my dead body », sur Ynetnews
  52. (en) Free Jonathan Pollard « http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424127887323869604578368200275334358 », sur Wall Street Journal,‎ March 18, 2013
  53. a et b (en) « The Curious Case of Jonathan Pollard », sur University Of Ottawa,‎ Avril 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]