Johnson & Johnson

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40° 29′ 55″ N 74° 26′ 37″ O / 40.4985, -74.4436

Johnson & Johnson

alt=Description de l'image J&J Logo.svg.
Création 1886
Fondateurs Robert Wood Johnson I (en)
James Wood Johnson (en)
Edward Mead Johnson (en)
Forme juridique Appel public à l'épargne
Action NYSE : JNJ
Slogan « The Most Trusted Name In Surgical Dressings[1] » « La compagnie qui prend soin de vous[2].
Siège social Drapeau des États-Unis New Brunswick (New Jersey(États-Unis)
Direction William C. Weldon (président)
Alex Gorsky (directeur général)
Actionnaires Drapeau des États-Unis États-Unis : FMR Corp (4,7 %), State Street Corp (4,5 %), Vanguard Group Inc.(2 %), Nothern Trust Corp (1,4 %), Citigroup Inc (1,3 %), Mellon Financial Corp (1,3 %), State Farm Insurance (1,3 %)
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni : Barclays Plc (3,6 %)
Drapeau de la France France : Axa (1,7 %)[3].
Activité Pharmaceutique
Médical
Grand public
Produits médicaments, matériel médical, produits de service de santé à la personne, produits d'hygiène et cosmétiques.
Filiales Drapeau des États-Unis États-Unis : Neutrogena, Alza Corp, Biopsys Medical Inc., Centocor, Cordis Corp., DePuy Inc., Ethicon Inc., FermRX Inc., LifeScan Inc., McNeil, Mitek Products, Personal Products Co., Vistakon
Drapeau de la Belgique Belgique : Janssen-Cilag, Janssen Pharma
Drapeau de la France France : RoC laboratoire, SPPH-Vendôme
Drapeau de l'Allemagne Allemagne : Woelm Pharma.
Effectif 120 500 (2007)
Site web www.jnj.com
Capitalisation 187,15 milliards USD [4]
Chiffre d’affaires en augmentation 78 milliards USD (2009)
Résultat net en augmentation 12,1 milliards USD (2007)

Johnson & Johnson est une entreprise pharmaceutique américaine fondée en 1886. Elle produit du matériel pharmaceutique et médical, des produits d’hygiène, des cosmétiques et fournit également des services connexes aux consommateurs ainsi qu'aux professionnels de santé.

Le siège social de la société est établi à New Brunswick, dans l’État du New Jersey. L’entreprise, qui possède plus de 250 filiales, est présente dans plus de 57 pays. Ses produits sont commercialisés dans plus de 175 pays[5]. Le capital boursier de cette entreprise entre dans la composition du Dow Jones et cette société est recensée dans le « Fortune 500[6] »

Johnson & Johnson possède de nombreuses marques de médicaments et de fournitures de premier secours.

Ses principaux concurrents sont GlaxoSmithKline, Pfizer, Procter & Gamble et Sanofi-Aventis.

Historique et dirigeants successifs[modifier | modifier le code]

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Robert Wood Johnson I (1886-1910)[modifier | modifier le code]

Robert Wood Johnson I (1845-1910)
Sir Joseph Lister (1827-1912)

L'histoire de la firme Johnson & Johnson commence en 1876, alors que Robert Wood Johnson assiste à une conférence de sir Joseph Lister, alors en visite aux États-Unis, sur les bienfaits des antiseptiques pour les opérations chirurgicales. Contrairement à beaucoup de ses contemporains, Robert Wood Johnson n'a jamais remis en question les travaux de Sir Lister. Convaincu dès 1876, il mûrit pendant plusieurs années l'idée d'une application pratique à la découverte du chirurgien[réf. souhaitée].

Article détaillé : Joseph Lister.
Devanture de la pharmacie Wood & Tittamer

Né le 15 février 1845 à Carbonale, en Pennsylvanie, Robert Wood Johnson débute sa carrière en 1861 par son apprentissage chez Wood & Tittamer, une pharmacie de Poughkeepsie dans l'État de New York qui appartenait au cousin de sa mère. C'est grâce à cet emploi qu'il échappe à la Guerre de Sécession, contrairement à ses deux frères cadets James Wood et Edward Mead Johnson, enrôlés dès la première année du conflit.

En 1864, il quitte Wood & Tittamer et part travailler à New York pour Roushton & Aspinwall. Il y rencontre alors George J. Seabury et ensemble ils décident de se lancer eux-mêmes dans les affaires sous le nom de Seabury & Johnson. Mais les relations entre les deux partenaires n'étaient pas toujours au beau fixe, ils se querellaient, en particulier au sujet de l'utilisation des bénéfices de la firme. La querelle ne s'arrangea pas lorsque Seabury fit embaucher son frère cadet, ce qui servit d'argument pour Johnson afin de faire de même avec son frère Edward en 1876, puis James en 1878. Seabury s'inquiétait alors de perdre sa place si l'ensemble de la fratrie Johnson (cinq frères au total) venait à entrer dans l'entreprise[réf. souhaitée].

Après avoir écouté sir Joseph Lister en 1876, Robert Wood Johnson pensait de plus en plus à quitter Seabury & Johnson, alors que sa relation avec Seabury se dégradait, pour créer la première fabrique de Bandages chirurgicaux stériles. C'est en 1885 qu'il est rejoint par ses frères, James et Edward, dans son projet de créer un nouveau type de bandages prêts à l'emploi et conditionnés, de manière à éviter tout risque de contamination[réf. souhaitée].

Bien que ce fût Robert qui en eut l'idée, ce sont ses deux jeunes frères qui se lancèrent les premiers dans le projet. Ils quittèrent Seabury & Johnson au début de l'année 1886 et c'est de leur partenariat que naquit l'entreprise Johnson & Johnson. C'est pourquoi, bien que l'entreprise fut dirigée par les trois frères, elle ne s'appelle pas Johnson & Johnson & Johnson. Une fois qu'il fut dégagé de ses obligations envers Seabury & Johnson, Robert Wood Johnson vint rejoindre ses deux frères à New Brunswick pour prendre la tête de l'entreprise, qu’il fit croitre grâce à ses talents d’entrepreneur, sa forte personnalité et ses capitaux[réf. souhaitée].

Les premières années de la firme furent celles de sa croissance rapide qui en fit un leader sur le marché américain de la santé[réf. nécessaire]. La manière dont Robert Wood Johnson dirigea J&J peut se résumer par cette phrase de Fred Kilmer[Qui ?] :

« Si un produit pouvait servir à sauver des vies, à prévenir la souffrance, et qu'il était en mesure de le fabriquer, une fois qu'il en était convaincu, il lançait sa production et le présentait aux professionnels de la santé sans penser au profit[7]. »

Croissance de la société[modifier | modifier le code]

  • 1886 : Johnson & Johnson fabrique ses premiers produits. L'entreprise n'emploie que 14 personnes et possède un seul un bâtiment à New Brunswick.
  • 1887 : la société est déclarée légalement comme incorporation sous le nom de « Johnson & Johnson ».
  • 1888 : la société réalise un chiffre d'affaires de 25 000 $ par mois[réf. souhaitée].
  • 1889 : l'agence Gilmour Brothers distribue les produits J&J Inc. au Canada[réf. souhaitée].
  • de 1890 à 1891 : un laboratoire de recherche sur les bactéries est ouvert et J&J se lance dans la production de pansements en coton et en gaze qui ne soient plus simplement aseptisés à l'aide d'antiseptique mais stérilisés par la chaleur. C'est à cette époque que le slogan de l'entreprise (« The Most Trusted Name In Surgical Dressings », « Le nom en qui avoir confiance en matière de pansements chirurgicaux » nait de ce nouveau processus rendant ses produits plus sûrs[réf. souhaitée].
  • 1893 : naissance de la gamme de produits pour bébé Johnson's Baby avec l'invention de la poudre pour bébé Johnson's Baby Powder[8].
  • 1899 : avec la collaboration de nombreux chirurgiens américains, J&J développe la production d'un nouveau type de pansements adhésifs contenant de l'oxyde de zinc, qui devient très utile en chirurgie grâce à ses qualités adhésives et non irritantes[réf. nécessaire].
  • 1905 : L'entreprise réalise sa première acquisition importante : celle de la J. Ellwood Lee Company of Conshohocken de Pennsylvanie, une des sociétés majeures dans la fabrication de produits de santé au début du XXe siècle et un concurrent direct de la société aux États-Unis. Le cofondateur de l'entreprise, Edward Mead Johnson avait quitté J&J depuis la fin du XIXe siècle pour créer l'American Ferment Company, qui devient en 1905 la Mead Johnson & Company[9].
  • 1907 : le nombre des employés s'éleve à 1 000 personnes et la société acquiert 35 bâtiments dont plusieurs usines, des entrepôts, des bureaux et des docks à New Brunswick et à Highland Park dans le New Jersey. En plus du transport par chemin de fer, ses produits sont transportés par bateaux à vapeur sur le Raritan de New Brunswick à New York[réf. souhaitée].
  • 1908 : 2 500 personnes sont employées par la société[réf. souhaitée].
  • 1910 : l'entreprise est en deuil lorsque Robert Wood Johnson meurt soudainement de la maladie de Bright le 7 février. Ses funérailles réunissent plus de mille employés de J&J, des membres du conseil municipal, d'associations caritatives et des hommes d'église pour lui rendre un dernier hommage. Le cortège funéraire remplit la route longue d'un mile qui séparait l'église du cimetière d'Elmwood[réf. nécessaire].

James Wood Johnson (1910-1932)[modifier | modifier le code]

Au moment de la disparition de Robert Wood Johnson, des doutes planèrent quant au futur de J&J, tant la gestion et le travail de son premier président compta pour sa réussite. Mais l'entreprise possédait déjà une équipe de managers compétents, qui furent tout à fait en mesure de prendre la succession de la direction. Au premier rang parmi eux, le frère de l'ancien dirigeant, James Wood Johnson, fut élu président de la direction le 18 février 1910[10] et continua l’œuvre de son frère avec la même politique. Durant cette période, la direction entreprit la diversification et débuta l'internationalisation de J&J.

  • 1918 : J&J participe à l'effort de guerre en produisant des quantités massives de produits de soin envoyés aux soldats combattant en Europe pendant la Première Guerre mondiale. Lorsque l'épidémie de la grippe espagnole atteint les États-Unis à la fin de l'été, J&J fabrique des masques en gaze pour restreindre la prolifération de ce fléau. L'Armistice, signée en novembre, J&J reçoit les remerciements élogieux du ministère de la guerre américain et du directeur de l'Administration de l'aide américaine, Herbert Hoover, pour son aide lors du conflit et son soutien dans la lutte contre la famine[réf. nécessaire].

James Wood Johnson, qui avait investi dans une entreprise de fer à cheval à New Brunswick, reçoit également en cadeau une boîte à cigares faite d'or et d'argent de la part du ministère de la guerre russe pour avoir fourni à sa cavalerie suffisamment de fers à cheval[réf. nécessaire].

  • 1919 : installation de la première filiale à l'étranger, au Canada, dans la province de Québec, à Montréal.
  • 1920 : l'invention du pansement adhésif et de la marque Band-Aid permet à J&J de diversifier sa gamme de produit[réf. nécessaire].
  • 1923 : les deux fils de Robert Wood Johnson, R. Wood Johnson II et J. Seward Johnson, font un voyage autour du monde et reviennent aux États-Unis avec la conviction de devoir internationaliser sérieusement J&J. Dans un premier temps, J. Wood Johnson fut contre. Il avait peur que cela mette en péril les exportations de J&J. Mais l'influence de plus en plus grandissante de son neveu dans l'entreprise finit par le faire changer d'avis[réf. nécessaire].
  • 1924 : J&J implante sa première filiale hors du continent américain, Johnson & Johnson Ltd., au Royaume-Uni[réf. nécessaire].
  • 1930 : première filiale au Mexique et en Afrique du Sud[réf. nécessaire].
  • 1931 : première filiale en Australie[réf. nécessaire].

Robert Wood Johnson II (1932-1963)[modifier | modifier le code]

Le fils de Robert Wood Johnson, Robert Wood Johnson II, faisait partie de l'équipe dirigeante de J&J depuis 1914, il n'avait alors que 21 ans, mais accompagnait déjà son père pendant son travail lorsqu'il était plus jeune. Il gagne le surnom de « général Johnson » après avoir servi sous le grade de général de brigade pendant la Seconde Guerre mondiale[réf. nécessaire].

Homme d'affaires novateur et philanthrope comme son père, c'est grâce à Robert Wood Johnson II que la firme accède à un niveau supérieur en devenant le plus gros conglomérat industriel mondial de produits de santé et de soins médicaux[11].

Il lance une politique importante de diversification et de décentralisation de la direction au profit des nombreuses filiales de J&J. Son credo de responsabilité de l'entreprise vis-à-vis des travailleurs lui vaut en 2005 d'être intégré de manière posthume au « Labor Hall of Fame » par le Département du Travail des États-Unis en remerciement de sa contribution pour l'amélioration des conditions de vie des travailleurs américains[réf. nécessaire].

Philip B. Hofmann (1963-1973)[modifier | modifier le code]

Richard B. Sellars (1973-1976)[modifier | modifier le code]

James E. Burke (1976-1989)[modifier | modifier le code]

Ralph S. Larsen (1989-2002)[modifier | modifier le code]

William C. Weldon (2002-2012 )[modifier | modifier le code]

  • 2003 : Jamie Johnson, un des arrières petit-fils du fondateur, réalise un documentaire appelé Born Rich à partir de sa propre expérience, sur le fait de grandir dans une famille héritière d'une des plus grosses fortunes mondiales[réf. souhaitée].
  • 2013 : Johnson & Johnson rachète l'entreprise Aragon Pharmaceuticals pour près d'un milliard de dollars[14]
  • 2014 : Johnson & Johnson vend sa filiale Ortho Clinical Diagnostics à Carlyle Group pour 4,15 milliards de dollars, filiale spécialisée dans les dépistages sanguins et les tests immunodiagnostiques et chimiques[15].

Alex Gorsky (2012 - )[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

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Secteur pharmaceutique[modifier | modifier le code]

Secteur médical[modifier | modifier le code]

Secteur grand public[modifier | modifier le code]

En France, J&J distribue les marques Aveeno, Biafine, Cicabiafine, Soleilbiafine, Neutrogena, Roc et Compeed, Actifed, Nicorette, Hextril, Listerine, Imodium, Microlax, Lansoÿl, Titanoréine,entre autres, auprès des pharmacies et parapharmacies[réf. souhaitée].

Pour le réseau GMS (grandes et moyennes surfaces : grande distribution) on retrouve les marques telles que Neutrogena (Visibly Clear…), Laboratoires Vendôme, Le Petit Marseillais, Prim'âge (gamme de produits pour l'hygiène et les soins de bébé) mais aussi Vania, Nett et Listerine[réf. souhaitée].

Dans le monde[modifier | modifier le code]

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Johnson & Johnson possède 113 800 collaborateurs repartis à travers le monde. En 2004, le chiffre d'affaires au niveau mondial de la société s'élevait à 47 milliards de dollars et, depuis plus de 100 ans, le chiffre de la croissance annuelle du groupe est composé de deux unités[réf. nécessaire].

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Le siège social de J&J, 1 Johnson & Johnson Plaza, New Brunswick, NJ 08933.

L'emplacement historique de la société se situait près du canal Delaware et Raritan à New Brunswick. Dans les années 1960, la société envisagea de déménager son siège social mais resta finalement à New Brunswick après la promesse faite par la mairie de gentrifier le centre ville[réf. souhaitée].

Bien que la ville ait perdu une partie de son héritage historique, la gentrification la rendit à nouveau attractive et permit un retour au développement. J&J fit alors appel à Henry N. Cobb, un des architectes associés de Pei Cobb Freed & Partners[16] pour dessiner les plans d'une extension de son siège social. Plutôt qu’une tour monumentale, l’architecte conçut un ensemble de huit bâtiments intégré au tissu urbain. Une tour profilée de seize étages fut construite, accompagné par sept immeubles de quatre étages, situés au milieu d'un parc accessible par le réseau de transport en commun du New Jersey Transit et pouvant accueillir 800 employés. La construction s'acheva en 1983 et reçut le prix de la Chambre du Commerce et de l'Industrie du New Jersey[17].

Un hôpital de New Brunswick porte le nom de Robert Wood Johnson[réf. souhaitée].

Drapeau de la France France[modifier | modifier le code]

Le siège social de Johnson & Johnson Santé Beauté France est situé à Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine (1, rue Camille-Desmoulins 92130). En France, la société compte environ 4 000 collaborateurs et atteint un chiffre d’affaires de 1,8 milliard d'euros[réf. souhaitée]. Actifed, Avenoo, Le Petit Marseillais, RoC, Neutrogena, Compeed et Biafine y sont les marques principales commercialisées. J&J dispose également d'un site de production dans la Marne, à Sézanne.

Drapeau de l'Allemagne Allemagne[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Belgique Belgique[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Suisse Suisse[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Autriche Autriche[modifier | modifier le code]

Stratégie de développement[modifier | modifier le code]

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Innovations technologiques[modifier | modifier le code]

En 2013, Johnson & Johnson a été classé à la 10ème place des entreprises les plus innovantes dans le monde par Booz & Company. L'entreprise américaine a dépensé 7,7 milliards de dollars en Recherche et développement, soit 11,4% de son Chiffre d'affaires[18].

Diversification[modifier | modifier le code]

Filiales[modifier | modifier le code]

Johnson & Johnson est un groupe très diversifié et possède au moins 250 filiales que l'on regroupe sous le nom de Johnson & Johnson Family of Compagnies.

En 2011, Johnson & Johnson rachète le groupe Synthes, une entreprise suisse qui produit des prothèses osseuses, des implants et des instruments chirurgicaux, pour un montant de 21,3 milliards de dollars, soit environ 18,7 milliards de francs suisses. Les deux conseils d'administration ont donné leur accord[19].

Direction actuelle de l'entreprise[modifier | modifier le code]

L'actuel conseil d'administration a pour membres : Mary Sue Coleman, James G. Cullen, Robert J. Darretta, Michael M.E. Johns, Ann Dibble Jordan, Arnold G. Langbo, Susan L. Lindquist, Leo F. Mullin, Christine A. Poon, Steven S. Reinemund, David Satcher, et William C. Weldon[20].

  • Mary Sue Coleman : présidente de l'université du Michigan depuis 2002 ; élue membre du C.A. en 2003 ; membre du [[comité d'audit]] et du comité consultatif des sciences et technologies.
  • William C. Weldon : président du conseil d'administration & chef de la direction.
  • Dominic J. Caruso : directeur financier.
  • Christine A. Poon : vice-présidente & présidente du département Médecine et Nutrition à l'échelle mondiale.
  • Nelson Rivera, Sr. : directeur de l'équipement à l'échelle mondiale.

Données financières et indicateurs économiques[modifier | modifier le code]

En 2010, le chiffre d'affaires était de formatnum:61,6 milliards de dollars pour un résultat net de 13,3 milliards de dollars[21].

L'image de la firme et stratégie de communication[modifier | modifier le code]

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Signature de James Wood Johnson

Le logo actuel est inspiré de la signature de James Wood Johnson[réf. souhaitée].

Utilisation du symbole de la Croix-Rouge[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Croix-Rouge

Johnson & Johnson déposa l'emblème croix rouge comme une marque commerciale américaine de « pansements chirurgicaux et à usage thérapeutique » en 1905, mais l'entreprise se servait déjà de ce symbole depuis 1887[22]. Le Comité International de la Croix-Rouge l'utilise officiellement depuis la ratification de la 1ère Convention de Genève en 1864 (en réalité elle l'utilise depuis la bataille de Solférino en 1859), et autorise la Croix-Rouge américaine a s'en servir depuis 1881.

La convention de Genève réserve les emblèmes de la Croix-Rouge pour les unités sanitaires de la Croix-Rouge et du service de santé des forces armées, elle fut ratifiée par les États-Unis en 1882. Cependant, la loi américaine (la clause 18 U.S.C. 706) légalise le cas de ceux qui utilisaient ce symbole comme une marque commerciale avant de cette loi. Pourtant la Ire Convention de Genève fut ratifiée par les États-Unis avant à cette loi, de ce fait l'emblème est propriété du mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et, selon le Droit International Humanitaire, il peut également servir à protéger les installations sanitaires en cas de guerre. J&J tenta une action en justice contre la Croix-Rouge Américaine, demanda le retrait de ses produits et des dommages et intérêts, mais voyant que le procès ne tournait pas en sa faveur, J&J retira sa plainte. L'opinion publique américaine fut également hostile à cette action en justice contre la Croix-Rouge. D'autant que J&J disposait d'un logo très connu, pouvant faire croire qu'il était à l'origine d'action humanitaire.

ARTICLE 38 (Convention de Genève): Par hommage pour la Suisse, le signe héraldique de la croix rouge sur fond blanc, formé par interversion des couleurs fédérales, est maintenu comme emblème et signe distinctif du Service sanitaire des armées. [...] ARTICLE 42 : Le drapeau distinctif de la Convention ne pourra être arboré que sur les formations et les établissements sanitaires qu'elle ordonne de respecter et seulement avec le consentement de l'autorité militaire. [...] ARTICLE 44 : L'emblème de la croix rouge sur fond blanc et les mots «croix rouge» ou «croix de Genève» ne pourront, à l'exception des cas visés dans les alinéas suivants du présent article, être employés, soit en temps de paix, soit en temps de guerre, que pour désigner ou protéger les formations et les établissements sanitaires, le personnel et le matériel protégés par la présente Convention [...]

Stratégie de communication[modifier | modifier le code]

En 1888, Johnson & Johnson publie un livre, Modern methods of antiseptic wound treatment (méthodes modernes du traitement des blessures à l'aide d'un antiseptique), qui reste plusieurs années durant le texte de référence en la matière[réf. nécessaire].

Marques[modifier | modifier le code]

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Bien que connue essentiellement en Amérique du Nord, cette diversité de marques et de produits entre dans la stratégie internationale de la firme, qui se définit comme étant « dans le monde, le fabricant fournissant aussi bien la gamme de produits la plus complète et la plus large en matière de soins médicaux que les services s'y rapportant, afin de satisfaire les marchés des consommateurs, de la pharmaceutique et des professionnels »[réf. nécessaire].

Band-Aid[modifier | modifier le code]

Pansements de la marque Band-Aid

Band-Aid[23] est une marque américaine, déposée par J&J, de pansements utilisés pour couvrir les blessures légères.

Pour la majorité des consommateurs américains, canadiens, brésiliens et australiens cependant, elle est devenue le nom générique qui désigne par extension tous les bandages adhésifs de ce type[réf. souhaitée]. L'expression « Band-aid » est aussi devenue courante lorsqu'on parle en anglais d'une solution qui s'avère insuffisante voire inefficace[24][réf. souhaitée].

Le pansement a été inventé en 1920 par Earle Dickson, un employé chez Johnson & Johnson, pour sa femme. Le prototype permettait à celle-ci de panser ses plaies sans l'aide de personne. Dickson, qui habitait alors à Highland Park dans le New Jersey, fit part de son invention à son employeur qui se lança alors dans la production et la mise sur le marché du produit sous le nom de « Band-Aid ». Dickson eut une carrière florissante chez J&J, il en devint le vice-président avant de prendre sa retraite[réf. souhaitée].

Les premiers pansements étaient faits à la main et ne touchèrent qu'un public restreint. À partir de 1924, J&J se dota de la première machine produisant de pansements Band-Aid stériles. Pendant la seconde Guerre mondiale, des millions de ces pansements furent transportés par bateau à l'étranger[réf. souhaitée].

C'est en 1951 que les premiers pansements décoratifs sont mis sur le marché. Ils continuent aujourd'hui à avoir beaucoup de succès. Les motifs de ces pansements reprennent, par exemple, les personnages de Batman ou de Snoopy[réf. souhaitée].

J&J fabrique une large gamme de produits sous la marque Band-Aid. Cela va des pansements liquides aux pansements aidant à la cicatrisation. Leurs productions récentes incluent des pansements flexibles de formes variés, de même que des pansements qui résistent à l'eau et qui peuvent être porté plus longtemps. En plus des pansements classiques, la société produit également un gel contre les brûlures que l'on applique soit séparément, soit qui est déjà contenu dans certains de ses pansements[réf. souhaitée].

Cette marque a notamment pour concurrente la marque Nexcare de la société 3M[réf. souhaitée].

Autres marques[modifier | modifier le code]

  • Aveeno : Sous cette marque, la filiale du même nom commercialise des produits de soin pour la peau[réf. souhaitée].
  • K-Y : « K-Y Jelly » (jelly signifie « gelée » en anglais), connu également sous le nom de Panista Jelly, est un lubrifiant anatomique soluble dans l'eau. Les initiales « K-Y », qui font l'identité de la marque, sont connues pour avoir été choisies arbitrairement et ne veulent rien dire[réf. souhaitée].
Créé en janvier 1904 par Van Horn & Sawtell, un fabricant de produits pharmaceutiques et chirurgical à New York, puis racheté par Johnson & Johnson, le K-Y Jelly devait servir à l'origine de lubrifiant chirurgical et était souvent choisi par les médecins parce que sa composition de base était d'origine naturelle[réf. souhaitée].
Aujourd'hui, ce produit sert surtout de lubrifiant sexuel. Il ne réagit pas avec les préservatifs en latex ou les jouets sexuels en silicone et en caoutchouc. Tout en ne présentant pas de risque en cas d'ingestion, ce lubrifiant a un goût neutre et ne gêne pas la fellation. Il est toutefois épais et a tendance à sécher pendant son usage, mais il peut être « réactivé » en y ajoutant de la salive ou plus d'eau. Le K-Y Jelly ne contient aucun spermicide. Un dérivé qui contenait du nonoxynol-9 était disponible à la vente, mais il en a été retiré par J&J après qu'il fut prouvé que cela pouvait contribuer à la prolifération du virus du Sida. Ce produit peut aussi servir à lubrifier un thermomètre pour une prise de température rectale[réf. souhaitée].
  • Neutrogena[26] : marque américaine créée en 1930. Son siège social se situe à Los Angeles, en Californie. Elle vend essentiellement des produits contre l'acné, les effets du vieillissement et du soleil sur la peau, des produits pour les soins du visage, du corps et des cheveux, une gamme de produits pour les hommes, et des cosmétiques.
Son slogan est « recommandé par les dermatologistes »[réf. nécessaire].
  • Rembrandt[27] : marque de produits pour « la santé et la beauté du sourire »[réf. souhaitée] - elle vend des dentifrices et de produits comme les « bandes blanchissantes » (bandes qu'on applique sur les dents afin de les rendre plus blanches).
En 1943 Jean-Charles Lissarague prend la direction de la pharmacie Rogé Cavaillès, spécialisée en dermatologie[30]. Lissarague allie son métier de pharmacien et l'élaboration de produits cosmétiques[31],[32]. En 1950, il crée les premières formules de produits cosmétiques sans parfum, c’est la naissance d’une nouvelle marque qu’il nommera RoC[33], qui à l’origine est une contraction de « Rogé Cavaillès ». La marque RoC distribue essentiellement des produits pour la santé de la peau[34] . Des produits d’hydratation, contre le vieillissement de la peau, les vergetures et la cellulite ainsi que des produits de protection solaire. Tous les produits sont testés cliniquement et basés sur les technologies Retinol[35], THPE, Ferverfiew et e-pules[36].
RoC a été primé[37] deux fois pour son produit Sublime Energy. La marque a remporté le prix Marie-Claire de l'Excellence de la Beauté 2011[38] ainsi que le prix Santé Magazine Beauté Santé 2011[39].
RoC a également lancé, en 2006, une gamme de produits pour hommes nommée RoC Mencode[40]. Aujourd'hui cette gamme n'existe plus. Elle était composée d'hydratants après rasage, de nettoyants après rasage et de produits anti-rides.
Des tests cliniques sont effectués par des dermatologues pour chaque produit[41]. Les produits RoC sont vendus en pharmacie ou parapharmacie[42].
Le Tylenol est commercialisé par une filiale de Johnson & Johnson, la firme McNeil Consumer Heathcare. Aujourd'hui, la marque demeure le premier vendeur d'antidouleur sur le marché nord-américain[réf. souhaitée].

Mises en cause et controverses[modifier | modifier le code]

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La « peur Tylenol »[modifier | modifier le code]

Le 29 septembre 1982, sept personnes sont retrouvées mortes à Chicago après avoir ingérées du Tylenol contaminé au cyanure, un antalgique antipyrétique non salicylé (paracetamol - acétaminophène) commercialisé par Johnson & Johnson[réf. nécessaire]. La firme fit rappeler tous les produits de ce type aux États-Unis afin d'éviter davantage d'accidents[réf. souhaitée].

Le crime n'a jamais été résolu et les ventes de Tylenol se sont effondrées. Cette crise prend fin pour la marque quelques années après[Quand ?]. L'action rapide de la firme face à cette crise lui valut les éloges des médias américains[réf. souhaitée].

Présence de produits cancérigènes dans les shampooings[modifier | modifier le code]

Johnson & Johnson avait été mis en cause en 2009 par l'association Campaign for Safe Cosmetics d'utiliser deux molécules potentiellement cancérigènes, le quaternium-15 et le 1,4-dioxane, dans ses shampooings pour enfants[46].

Malgré la publication d'un rapport nommé « No More Toxic Tub » (Plus de produits toxiques) et l'envoi de lettres par l'association, l'entreprise est restée silencieuse. Ce n'est qu'après la publication d'un second rapport par l'association, en octobre 2011, que Johnson & Johson s'est contrainte à annoncer qu'elle supprimerait les produits en question dans un délai de deux ans[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)http://www.jnj.com/our_company/history/history_section_1.htm jnj site officiel
  2. (fr)http://www.jnjcanada.com/FR/main.asp jnjcanada
  3. Actionnaires
  4. En septembre 2012 : http://finance.google.com/finance?q=NYSE%3AJNJ
  5. (fr) Cf. site officiel de Johnson & Johnson Canada.
  6. Classement de 2008 : 35e place au classement général, 1re place dans l'industrie pharmaceutique (devant Pfizer).
  7. Traduit depuis l'ouvrage de Lawrence G. Foster Robert Wood Johnson, The Gentleman Rebel, p. 109
  8. Kilmer House » 2007 » April
  9. Enfamil France - Mead Johnson Nutritionals ; 1905-2005, 100 ans en nutrition infantile
  10. Kilmer House » Blog Archive » The Passing of the Torch
  11. RWJF - About Us - Our Founder
  12. http://en.wikipedia.org/wiki/McNeil_Laboratories
  13. http://en.wikipedia.org/wiki/Robert_Wood_Johnson_II
  14. Amgen se renforce dans l'oncologie en rachetant Onyx, Dominique Gallois, Le Monde, 27 août 2013
  15. J&J to sell diagnostics unit to Carlyle for $4.15 billion, Reuters, 16 janvier 2014
  16. Cf sur le site officiel de Pei Cobb Freed & Partners la page consacrée à l'immeuble de J&J http://www.pcfandp.com/a/p/7606/s.html. Voir également l'article consacré à Ieoh Ming Pei
  17. Le "New Jersey Business and Industry Association New Good Neighbor Award"
  18. Le top 20 des entreprises les plus innovantes du monde, Challenges, 22 octobre 2013
  19. Agence ATS, 26 avril 2011
  20. Investor Relations - Board of Directors
  21. http://www.jnj.com/connect/news/financial/johnson-and-johnson-reports-2010-fourth-quarter-and-full-year-results
  22. (en) USPTO record for Red Cross trademark
  23. (en) Le site officiel de Band-Aid http://www.bandaid.com/
  24. « Band-aid solutions were used to fix the leak » : une expression qu'on pourrait traduire par « mettre un pansement sur une jambe de bois. »
  25. (en) Le site officiel de Clean & Clear http://www.cleanandclear.com/
  26. (en) Le site officiel de Neutrogena http://www.neutrogena.com/
  27. (fr) Le site officiel Rembrandt Canada http://www.rembrandtcanada.com/fr
  28. http://www.fundinguniverse.com/company-histories/Johnson-amp;-Johnson-Company-History.html
  29. http://archives.lesechos.fr/archives/1993/LesEchos/16521-40-ECH.htm
  30. http://pharmaciedefargues.fr/content/category/6/34/104/50/50/
  31. http://www.sports-sante.com/index.php/cosmetique-minceur-roc-retinol-anti-cellulite-intensive
  32. Roc émulsion correctrice, sur ciao.fr (consulté le 3 mars 2011)
  33. Notre histoire RoC®, une histoire d'expertise en dermo-cosmétique en pharmacie.
  34. Roc, sur ykone.com (consulté le 3 mars 2011)
  35. http://hubpages.com/hub/roc-skin-care-creams
  36. http://midifab.free.fr/MiDiFABs/archive/v5/MidiFABs_v5_p49.pdf
  37. http://www.actu-beaute.com/AB_article3861.html
  38. http://www.marieclaire.fr/,sublime-energy-de-roc,20117,362231,6
  39. http://le-liseur-media.com/actualite/196
  40. http://www.masculin.com/style/944-roc-mencode-soins/#
  41. http://www.ykone.com/marques/article/roc/
  42. http://www.femmezine.fr/beaute/marques-beaute/roc.html
  43. (en) Le site officiel de Stayfree http://www.stayfree.com/
  44. (fr) Le site officiel Tylenol Canada http://www.tylenol.ca/french/
  45. Un article est dédié à ce sujet sur le site Kilmer House http://www.kilmerhouse.com/?p=206
  46. CampaignForSafeCosmetics vs. J&J= 1 à 0

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) A Company That Cares One Hundred Year - Illustrated History of Johnson & Johnson, publié en 1986 par Lawrence G. Foster, Johnson and Johnson, inc (ISBN 0-9617676-1-8)
  • (en) The Practice of Public Relations, 1995, publié chez Prentice Hall par Fraser P. Seitel (ISBN 0-02-408840-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]