Johnny s'en va-t-en guerre

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Johnny s'en va-t-en guerre (titre original Johnny Got His Gun) est un film américain réalisé par Dalton Trumbo en 1971 d'après son roman publié en 1939.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Joe Bonham (Timothy Bottoms) est un jeune Américain plein d'enthousiasme qui décide de s'engager pour aller combattre sur le front pendant la Première Guerre mondiale. Au cours d'une mission de reconnaissance, il est gravement blessé par un obus et perd la parole, la vue, l'ouïe et l'odorat. On lui ampute ensuite les quatre membres alors qu'on croit qu'il n'est plus conscient. Allongé sur son lit d'hôpital, il se remémore son passé et essaie de deviner le monde qui l'entoure à l'aide de la seule possibilité qui lui reste : la sensibilité de sa peau. Une infirmière particulièrement dévouée l'aide à retrouver un lien avec le monde extérieur. Lorsque le personnel médical comprend que son âme et son être sont intacts sous ce corps en apparence décédé, ils doivent prendre une décision médicale selon les valeurs et les croyances de l'époque.

Titre[modifier | modifier le code]

Le titre original Johnny Got His Gun est vraisemblablement conçu comme une réponse à la chanson propagandiste Over there, de Henry Burr and the Peerless Quartet, diffusée en 1917 dans le but d'encourager l'engagement des citoyens américains lors du premier conflit mondial. Les premières paroles en sont « Johnny get your gun, get your gun, get your gun. »

Le roman à l'origine du film[modifier | modifier le code]

Le livre fut publié pour la première fois le , soit deux jours après le début de la Seconde Guerre mondiale, et devint célèbre par son caractère ouvertement anti-militariste. Il montrait la violence et l'absurdité de la guerre dans un contexte où l'Amérique rechignait fortement à s'impliquer dans le conflit. Après l'épuisement des exemplaires en librairie, sa réédition ne survint qu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945.

Production[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Il s'agit du seul film que Dalton Trumbo ait réalisé. Trumbo alterne le noir et blanc pour la réalité (l'hôpital et les tranchées), et la couleurs pour le rêve (les souvenirs de Joe et ses rêves).

Réception[modifier | modifier le code]

Alors que les États-Unis étaient en pleine guerre du Viêt Nam, la sortie du film et sa reconnaissance au festival de Cannes eurent une résonance avec l'actualité. Les divers mouvements pacifistes et antimilitaristes des années 1970 firent de Johnny s'en va-t-en guerre une œuvre majeure dans laquelle il convient de voir l'un des plus violents réquisitoires contre l'absurdité de toutes les guerres.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Références culturelles[modifier | modifier le code]

  • Les paroles de la chanson One du groupe Metallica (sur l'album ...And Justice for All) sont inspirées des pensées du personnage. La vidéo du titre comprend des extraits du film.
  • Les paroles de la ballade piano/voix Johnny Got His Gun du groupe français Little Nemo (album Sounds in the Attic) sont directement inspirées du film[1].

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paroles de Johnny Got His Gun - Site officiel du groupe Little Nemo, section Sounds in the Attic
  2. « Biographie : Jeff Daniels », Cinefil.com (consulté le 24 février 2014)
  3. (en) « Johnny Got His Gun », IMDb (consulté le 24 février 2014)