John Polidori

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John William Polidori

alt=Description de l'image John William Polidori by F.G. Gainsford.jpg.
Autres noms Richard Bridgens
Naissance 7 septembre 1795
Décès 24 août 1821 (à 25 ans)
Genres Fantastique

John William Polidori (7 septembre 1795 - 24 août 1821), fils de Gaetano Polidori, est un écrivain italo-anglais. On lui attribue la paternité du vampirisme dans la littérature à la suite de sa nouvelle Le Vampire (The Vampyre), parue en 1819.

Biographie[1][modifier | modifier le code]

Le père de John Polidori, Gaetano Polidori était un homme de lettres toscan, secrétaire pour un temps du dramaturge Vittorio Alfieri. Gaetano Polidori avait émigré à Londres, où il donnait des cours d'italien, et y avait épousé Miss Pierce. John Polidori fréquente une école catholique romaine (Ampleforth, Yorkshire) avant d'être admis à l'université d'Édimbourg où il étudie la médecine. Il écrit une thèse sur le somnambulisme (Dissertatio medica inauguralis, quaedam de morbo, oneirodynia dicto, complectens) et reçoit son diplôme à l'âge de 19 ans. L'année suivante, alors qu'il n'est pas encore légalement majeur, il accompagne Lord Byron à Genève. Il est notoire que Byron est rapidement lassé de l'immaturité de son jeune compagnon inexpérimenté. Cet épisode de sa vie a été utilisé par Paul West pour son roman Le Médecin de Lord Byron (Lord Byron's Doctor - Doubleday, 1989) et par Federico Andahazi dans le roman La Villa des mystères (1998).

Polidori quitte la Suisse en septembre 1816 et se rend en Italie pour y voyager. Il rentre en Angleterre le printemps suivant et tente de pratiquer la médecine à Norwich. Il n'est pourtant pas heureux dans sa profession et pense se tourner vers le droit. Entre-temps, il commence une courte mais productive carrière littéraire. Sa première œuvre, un essai sur la source du plaisir positif (1818), reflète son intérêt pour la psychologie. L'année suivante, il produit un recueil de poème - Ximenes, la couronne et autres poèmes - le roman Ernestus Berchtold et la nouvelle Le Vampire. Cette nouvelle est attribuée à Lord Byron lorsqu'elle fut publiée dans le New Monthly Magazine. La dernière œuvre de Polidori - Sketches Illustrative of the Manners and Costumes of France, Switzerland, and Italy - fest publiée en 1821 sous le pseudonyme de Richard Bridgens. Au mois d'août de la même année, après avoir semble-t-il contracté des dettes, John Polidori se suicide en buvant du cyanure. Il a 25 ans.

Famille[modifier | modifier le code]

Même s'il est mort trop tôt pour connaître le destin de sa sœur, Frances a épousé le poète exilé italien Gabriele Rossetti. De leur union naîtront deux fils et deux filles :

Le vampire[modifier | modifier le code]

Son personnage de Lord Ruthven est considéré comme le premier vampire (tel que nous le connaissons aujourd'hui) dans une œuvre de fiction.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. John William Polidori