John Muir (indianiste)

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John Muir (né à Glasgow en Écosse le 5 février 1810 et mort le 7 mars 1882) était un indianiste et traducteur du Sanskrit.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir fait ses études à la grammar school d'Irvine, puis à l'University of Glasgow et enfin au East India Company College de Haileybury, il devint fonctionnaire au Bengale en 1829. Il occupa plusieurs postes, dont collecteur des impôts ou juge. En 1844, il devint le premier principal du Victoria College de Bénarès (qui devint plus tard la Sampurnanand Sanskrit University[1]). Après avoir quitté l'Indian Civil Service en 1853, il rentra à Édimbourg. En 1862, il obtint la chaire de Sanskrit à l'Université d'Édimbourg.

Travaux[modifier | modifier le code]

L'Œuvre principale de Muir fut Original Sanskrit texts on the origin and history of the people of India, their religion and institutions (Textes sanskrits originaux sur l'origine et l'histoire des peuples de l'Inde, leur religion et institutions), paru entre 1852 et 1870. C'est une étude des textes les plus importants de la culture et de l'histoire religieuse de l'Inde, avec leur traduction en anglais. Son premier tome concernait l'origine du système des castes et démontrait qu'il n'existait pas durant la Période védique. Le second tome à l'origine et aux liens entre les races indiennes et avec les peuples indo-européens. Les troisième, quatrième et cinquième tomes concernaient les Védas. Muir traduisit aussi différents autres textes sanskrits.

En 1839, il publia Matapariksa: Sketch of the Argument for Christianity and against Hinduism (Matapariksa : Esquisse à propos des arguments en faveur du Christianisme et contre l'Hindouisme). Il s'attaquait aux pamphlets missionnaires de l'époque qui critiquaient l'hindouisme. Au contraire, il présentait celui-ci de façon positive, montrant qu'hindouisme et christianisme étaient compatibles, même si ce dernier était supérieur. Acceptant le « génie hindou », il préférait les miracles, l'excellence morale et l'universalité en faveur du christianisme. Cet ouvrage entraîna des controverses en Inde et fut attaqué par des érudits locaux[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • John Muir, Original Sanskrit Texts on the Origin and Progress of the Religion and Institutions of India, Williams and Norgate, 1861. lire en ligne

Références[modifier | modifier le code]

  1. History of Sampurnanand Sanskrit University
  2. (en) Frank R. Podgorski, « review of "Resistant Hinduism: Sanskrit Sources on Anti-Christian Apologetics in Early Nineteenth-Century India" by Richard Fox Young », Philosophy East and West, vol. 33, no 4,‎ octobre 1983, p. 417–418 (DOI 10.2307/1398604, lire en ligne)