John McClane

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
John McClane
Personnage de fiction apparaissant dans
Die Hard.

Bruce Willis, interprète de John McClane
Bruce Willis, interprète de John McClane

Alias Roy
John Wayne
Cow-boy
Billy
Naissance 19 mars 1955[1]
Origine Drapeau des États-Unis États-Unis, New York
Sexe Masculin
Espèce Humain
Activité(s) Lieutenant de police
Adresse New York
Arme Beretta 92
Famille Holly Gennero (épouse 1980-1995)
John « Jack » McClane Jr. (fils)
Lucy McClane (fille)
Entourage Al Powell
Zeus Carver
Matt Farrell
Ennemi(s) Hans Gruber
Ramon Esperanza
Colonel Stuart
Simon Peter Gruber
Thomas Gabriel

Membre(s) New York City Police Department
Los Angeles Police Department (Die Hard 2)

Créé par Jeb Stuart
Steven de Souza
Interprété par Bruce Willis
Voix Patrick Poivey (VF) Jean-Luc Montminy (VQ) Die hard 3 et 5 seulement
Film(s) Piège de cristal
58 Minutes pour vivre
Une journée en enfer
Die Hard 4 : Retour en enfer
Die Hard : belle journée pour mourir
Première apparition Piège de cristal
Dernière apparition Die Hard : belle journée pour mourir
Éditeur(s) 20th Century Fox/Touchstone

John McClane est un personnage de fiction créé par Jeb Stuart et Steven de Souza dans le film Piège de cristal réalisé par John McTiernan en 1988. Il est interprété par Bruce Willis.

Biographie fictive[modifier | modifier le code]

John McClane est lieutenant de police à New York - depuis onze ans dans le premier film. Au début de Piège de cristal, qui se déroule à Noël 1988, il est séparé d'Holly Gennero McClane (joué par Bonnie Bedelia) avec laquelle il a eu deux enfants, John "Jack" Jr. et Lucy. Sa femme est partie à Los Angeles depuis plusieurs mois pour poursuivre sa carrière (que John pense sans issue). La décision de John de rester à New York montre sa nature entêtée et son désir d'avoir toujours le dernier mot.

Piège de cristal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Piège de cristal.

À l'occasion du réveillon de Noël, il décide d'aller rendre visite à sa femme sur son lieu de travail, le Nakatomi Plazza. Mais c'est à ce moment que le criminel Hans Gruber a choisi de mettre à exécution son plan pour dérober 640 millions de dollars à l'entreprise et prend le personnel sur place en otage, la femme de McClane comprise. John, qui a échappé à l'assaut mais qui est aussi prisonnier du gratte-ciel, part alors en guerre contre les preneurs d'otages et les élimine un par un.

58 minutes pour vivre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 58 minutes pour vivre.

Cette longue nuit lui aura permis de se réconcilier avec sa femme, et ainsi, John part à Los Angeles et se fait transférer dans les forces de police locales. Cependant, le réveillon de Noël suivant, McClane se retrouve dans une mésaventure similaire décrite dans 58 minutes pour vivre. Alors qu'il attend que l'avion de sa femme se pose à l'aéroport Dulles de Washington, des mercenaires prennent le contrôle de l'aéroport, contrôlant les communications avec les appareils en vol qui ignorent tout et menaçant de les faire s'écraser si l'on ne libère pas un prisonnier. Sa femme étant à l'intérieur de l'un des avions, McClane réussit une fois de plus à éliminer à lui seul la quasi-totalité des forces ennemies et à secourir sa femme.

Une journée en enfer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Une journée en enfer.

On retrouve McClane dans Une journée en enfer, qui retravaille à la police de New York, où on apprend qu'il est de nouveau séparé de sa femme. Cette fois, John doit empêcher des bombes d'exploser dans toute la ville en se soustrayant aux exigences les plus tordues du frère de Hans Gruber qui est assoiffé de revanche. Il s'avère qu'il s'agissait juste d'une diversion pour lui permettre de dévaliser une banque. Là encore, McClane élimine tous les bandits.

Die Hard 4 : Retour en enfer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Die Hard 4 : Retour en enfer.

En 2007, McClane est toujours flic à New York. Ses méthodes anciennes lui valent d'être peu accepté par la nouvelle génération de policiers.Souffrant d'être divorcé de sa femme, il tente d'établir des liens avec sa fille Lucy. Il est alors chargé de protéger Matt Farrell, un jeune hacker très doué, mais ce dernier est victime d'une tentative d'assassinat. John doit alors le protéger tout en mettant fin aux agissements d'un pirate informatique doublé d'un organisateur hors-pair. Il doit aussi protéger sa fille, kidnappée par les terroristes. Là encore, il élimine tous les bandits.

Die Hard : Belle journée pour mourir[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Physique[modifier | modifier le code]

Il est interprété par Bruce Willis dans tous les films. Les cheveux bruns coupés courts, de taille moyenne et de physique commun (tout en étant assez musclé), McClane est un monsieur-tout-le-monde, dont la stature ne présage rien d'inquiétant. Ses ennemis comprennent vite qu'il ne faut pas se fier aux apparences, quand ils découvrent combien il peut être dangereux. Il est souvent vêtu d'un débardeur et d'un pantalon trop grand (son look du premier film) qui contribuent à son allure peu sérieuse. Ayant une mauvaise opinion de lui-même, McClane ne prend pas trop soin de son apparence et s'habille simplement.

Dans Die Hard 4, McClane change de style. Il se rase la tête et est vieilli (toujours inspiré du style de Willis), ce qui lui donne une allure plus inquiétante.

Personnalité[modifier | modifier le code]

McClane est un parfait exemple d'antihéros. C'est un type normal qui ne cherche pas à jouer les justiciers. Seulement il est toujours confronté à des situations qui ne lui laissent pas le choix (quand il doit sauver sa famille, par exemple). Il défend toujours le plus de civils possible et se bat quand il est obligé. À l'instar de Harry Callahan, il ne se gêne jamais de tuer les méchants quand ceux-ci l'attaquent. Il n'hésite pas non plus à les provoquer en se moquant de leurs coéquipiers proches qu'il a tué plus tôt.

McClane se démarque principalement par son humour, souvent noir, qu'il sait garder au milieu de ses problèmes[2]. Avec son look décontracté, il fait preuve de recul sur sa situation. Ses répliques cinglantes fusent dans chacune de ses aventures[3], dont le célèbre « Yippee-ki-yay, pauvre con ! »[4]. D'ailleurs, le magazine Première classe la fameuse réplique de John McClane à la 96e place de sa liste des cent citations de film les plus cultes de tous les temps de 2007.

Il est surnommé cow-boy ou John Wayne par ses ennemis. D'ailleurs, il se surnomme lui-même Roy Rogers et il se définit comme étant une "mouche dans le lait".

En combat, il utilise essentiellement son Beretta 92 réglementaire, même s'il lui arrive de ramasser l'arme des ennemis qu'il a abattu (généralement un MP5) lorsque c'est nécessaire. McClane compte souvent sur la ruse et l'effet de surprise, mais il tue parfois ses ennemis d'une façon totalement improvisée et inattendue, faisant des dégâts colossaux (il a déjà fait exploser un avion en allumant une traînée d'essence laissé par l'engin, ou descendu un hélicoptère avec une voiture). Bien qu'il ne soit pas invincible, McClane n'abandonne jamais la bataille, accumulant des blessures sérieuses et tuant les terroristes jusqu'au dernier. Il frôle la mort sans arrêt et s'en sort à chaque fois, jamais indemne, toujours vivant. De plus à chacune de ses journées infernales, McClane réussi à tomber sur un Walkie-talkie d'un ennemi, lui permettant ainsi de contacter le terroriste et par le fait même, lui envoyer quelques répliques assassines.

Non content de vivre un enfer en lutte contre les terroristes, McClane a tout un tas de problèmes personnels. Son mariage est perpétuellement en crise, son sens personnel de la justice et sa tendance à braver l'autorité ont failli lui coûter son travail plus d'une fois. Il est aussi accro à la cigarette.

Pour Bruce Willis, l'une des recettes du succès de Piège de cristal réside d'ailleurs dans le charisme de ce personnage. « Nous avons réellement essayé de ne pas en faire une sorte de Superman. Je voulais jouer un personnage vulnérable, un gars qui peut être fatigué, qui peut craindre pour sa vie. Et d'après les réactions du public, je pense que les spectateurs voulaient cela. »[5].

Alliés[modifier | modifier le code]

L'idée récurrente des films de Die Hard est que McClane est toujours seul face à de nombreux ennemis. Il est rarement aidé, les autres policiers étant souvent représentés comme trop incompétents ou bornés pour arrêter les terroristes, qu'ils aident même parfois par erreur. Les rares alliés de McClane sont généralement des Afro-Américains (la seule exception étant le 4e film) ou sa famille. Ils apparaissent en moments distancés, et même quand ils le suivent tout au long (dans les deux derniers films), McClane a toujours le plus de travail.

Création du personnage[modifier | modifier le code]

À l'origine le personnage de John McClane est basé sur le détective Joe Leland du roman Nothing Lasts Forever écrit par Roderick Thorp dont le film Piège de cristal est une adaptation[6]. Il a ensuite développé son propre caractère au fur et à mesure de la progression de la série.

Au départ, le producteur de Piège de Cristal Joel Silver souhaite engager Arnold Schwarzenegger pour interpréter John McClane. En effet, l'acteur autrichien, qui avait tourné précédemment pour le même duo réalisateur-producteur McTiernan-Silver (Predator), en termine alors avec le film Running Man (1987). Néanmoins, l'ex-Monsieur Univers souhaite réorienter sa carrière vers la comédie au détriment des films d'action. Il décline donc le rôle et accepte de jouer un agent soviétique au côté de James Belushi dans Double Détente (1988)[7].

L'autre star des films musclés de l'époque, Sylvester Stallone, est également prise sur le tournage de Rambo 3 et a déjà d'autres projets. Désirant engager une star plutôt qu'un acteur de série B tel Dolph Lundgren ou Lou Ferrigno auxquels il pense[7], Joel Silver se tourne alors vers Charles Bronson, Clint Eastwood et Burt Reynolds[8]. Mais le premier est trop vieux et en contrat d'exclusivité avec Cannon Films[8], le second préfère ses propres projets de réalisation[7] et le dernier privilégie la télévision pour relancer sa carrière[7].

À l'époque, Bruce Willis est principalement connu pour sa facette comique. La série Clair de lune a fait de lui une star de la télévision et son principal essai au grand écran se résume à une comédie avec Kim Basinger, Boire et Déboires en 1987.

Néanmoins, séduit à la lecture du script, celui-ci décide de se mettre en condition pour renforcer sa crédibilité dans un rôle musclé. « J'ai soudain voulu changer, ne plus incarner des personnages de comédie mais y aller à fond la caisse dans un remue ménage. »[9]

John McClane étant un personnage physique, Bruce Willis décide de se mettre à l'entraînement pour être en forme : « Ça m'a pris deux bons mois et ça n'a pas été de la tarte. Mon objectif était de perdre huit kilos de graisse et de transformer en muscles tout le reste de mon corps. »[10]

Il participe également à l'amélioration du personnage. À l'occasion d'un reportage consacrée à la saga Die Hard, John McTiernan, réalisateur des premier et troisième opus, déclare : « Le personnage de John McClane a été construit en fonction de Bruce. »[11]. Les propositions de l'acteur visent à apporter un côté décalé au héros. Par exemple, il a l'idée de faire porter un pantalon trop grand à McClane, comme pour le ridiculiser[9].

Dans le magazine Première, John McClane a été classé 46e dans la liste des cent plus grands personnages de film de tous les temps.

Œuvres où le personnage apparaît[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Secrets de tournage Die Hard 4 - AlloCiné
  2. Bruce Willis, un philosophe en tricot de peau - Le Figaro - Publié le 4 juillet 2007
  3. Les meilleures répliques de la saga Die Hard par Gaël Golhen - Première
  4. (en) « Yippee-ki-yay, motherfucker! »
  5. Interview dans Drama-Logue, 5 juillet 1990
  6. La saga Die Hard sur cinema-france.com
  7. a, b, c et d Bruce Willis - biographie de Graham J. Walker, éditions Sévigny (ISBN 2-907763-20-2)
  8. a et b (en) Analyse de Die Hard sur fast-rewind.com
  9. a et b Paris Match - Interview du 30 septembre 1988
  10. Interview dans Ciné News, septembre 1990.
  11. Portrait de Bruce Willis sur filmdeculte.com
  12. Die Hard 5 à venir - IMDb

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]