John Kinzie

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John Kinzie (né le 3 décembre 1763 à Québec au Canada et mort le 6 janvier 1828 à Chicago aux États-Unis) est connu comme le premier colon blanc permanent à Chicago. Kinzie Street (400N), une longue rue de Chicago fut nommée en son nom.

Biographie[modifier | modifier le code]

Kinzie est né à Québec, au Canada, de John McKenzie et Anne McKenzie, tous deux d'origines irlandaises et écossaises. Son père est mort avant que Kinzie n'ait un an et sa mère s'est par la suite remariée. En 1773, il a été l'apprenti de George Farnham, un orfèvre. Certains des bijoux fabriqués par Kinzie Sr. ont été trouvés sur des fouilles archéologiques dans l'Ohio. En 1777, Kinzie est devenu un trader de Détroit, travaillant pour William Burnett.

En 1785, Kinzie fut impliqué dans le sauvetage de deux sœurs qui avaient été enlevées par les Shawnee de Virginie en 1775. Margaret a vécu avec Kinzie à Détroit et a eu trois enfants avec lui, avant de retourner en Virginie. Leurs trois enfants ont déménagé à Chicago.

En 1789, Kinzie a perdu son entreprise et a dû quitter les États-Unis. Comme les États-Unis ont continué à se développer, Kinzie s'est déplacé un peu plus à l'ouest.

En 1800, Kinzie épousa en seconde noce Eleanor Lytle McKillip. Au moment de leur installation à Chicago, ils avaient déjà un fils, John H. Kinzie. Une fois arrivés à Chicago en 1805, ils ont eu trois autres enfants, Ellen Marion Kinzie, Jean et Eleanor.

Kinzie acheta une maison à Chicago et les terres de Jean Baptiste Pointe du Sable à Wolf Point, près de l'embouchure de la rivière Chicago. Cette même année, le gouverneur de l'Indiana William Henry Harrison, nomma Kinzie « juge de paix ».

Après la construction du Fort Dearborn, l'influence et la réputation de Kinzie continuèrent à grandir dans la région. En juin 1812, Kinzie tua Jean La chaux, qui travaillait comme interprète à Fort Dearborn. Il se cacha dans la forêt avant de s'enfuir à Milwaukee. Il y rencontra des pro-britannique et des Indiens qui ont planifié plusieurs séries d'attaques sur les colonies d'Amérique, y compris à Chicago.

Il semble que le but était d'informer sur la corruption qui régnait au sein du fort. Bien que les Indiens étaient préoccupés par le fait que Chicago serait accru d'alerte, ils ont quand même lancé une attaque sur le Fort Dearborn, le 15 août 1812. Kinzie réussit à s'échapper sain et sauf et retourna à Détroit avec sa famille. En 1816, il revint à Chicago et y resta jusqu'à sa mort.

En 1813, Jean Baptiste, Kinzie et Chardonnai furent arrêtés par les Britanniques et inculpés de trahison. Alors que Chardonnai parvint à s'échapper, Kinzie fut placé à bord d'un navire et envoyé en Angleterre. En 1814, lorsque le navire arriva au port en Nouvelle-Écosse, Kinzie profita d'une tempête pour s'échapper.

Kinzie subit une attaque cérébrale le 6 janvier 1828 et mourut quelques heures plus tard. Il fut d'abord enterré au cimetière de Fort Dearborn à Chicago, puis ses restes furent transférés en 1835 dans un autre cimetière de la ville, dans ce qui est devenu Lincoln Park. Après la fermeture du cimetière et la création du Lincoln Park Zoo, ses restes furent transférés au cimetière de Graceland, à Chicago.

En 1833, le fils de Kinzie, John H. Kinzie, se présenta au élections municipales de Chicago pour devenir le premier maire de Chicago, mais fut battu par William Butler Ogden.

Voir aussi[modifier | modifier le code]