John Horne Tooke

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John Horne Tooke

John Horne Tooke, né John Horne (1736-1812), fut un philologue et homme politique britannique.

Né à Londres, il suivit d'abord la carrière ecclésiastique, mais, s'étant lié avec le patriote Wilkes, il la quitta pour se livrer à la politique. Il devint un des plus chauds amis de la liberté, fonda un club pour le maintien de la Déclaration des droits américaine : il soutint dans un pamphlet la cause des Américains insurgés contre la métropole, et fut emprisonné pour ce fait.

Il se montra de même grand partisan de la Révolution française, et se vit de nouveau accusé ; mais cette fois on l'acquitta. Il fut nommé en 1801 membre de la Chambre des communes.

Il ajouta à son nom en 1782 celui de son ami William Tooke, qui l'avait fait héritier de sa fortune.

Outre des pamphlets dans lesquels il manie avec adresse la plaisanterie et le sarcasme, on doit à Horne-Tooke des recherches philologiques sur l'histoire de la parole : il regarde toutes les particules comme des débris de mots qui ont été d'abord significatifs. Ses opinions philologiques sont consignées dans l'ouvrage intitulé : Epea Pteroenta (« paroles ailées »), or the Diversions of Purley (Londres, 1786-1805 et 1827).

Source[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « John Horne Tooke » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)