John Gurdon

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John Gurdon

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John Gurdon en 2012

Naissance
Dippenhall (en), Surrey (Grande-Bretagne)
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni britannique
Champs Biologie moléculaire
Institutions Université de Cambridge
Diplôme Université d'Oxford
Renommé pour Travaux sur les cellules pluripotentes
Distinctions Prix Lasker (2009)
Prix Nobel de physiologie ou médecine (2012)

John Gurdon, né le à Dippenhall (en) dans le Surrey en Angleterre, est un biologiste moléculaire britannique. Il est corécipiendaire du Prix Nobel de physiologie ou médecine 2012 avec Shinya Yamanaka.

Biographie[modifier | modifier le code]

John Gurdon étudie la littérature au collège d'Eton puis au collège Christ Church de l'université d'Oxford. Après avoir obtenu un transfert dans un cursus de zoologie, il est diplômé avec mention très bien (first class Honours) en 1956. En 1960, sous la direction de Michael Fischberg, il complète son doctorat consacré à la transplantation nucléaire sur des Xénopes. Durant deux ans, John Gurdon est postdoctorant au California Institute of Technology où il effectue des recherches dans le domaine de la génétique. Il retourne à Oxford en tant que research fellow (en), puis est nommé chargé d'enseignement (lecturer) en 1965[1].

En 1971, il est élu membre de la Royal Society et rejoint le Laboratory of Molecular Biology (en) du Medical Research Council (MRC), situé à Cambridge. À partir de 1983, il enseigne la biologie cellulaire à l'Université de Cambridge[1] où depuis le milieu des années 2000, il est professeur émérite. Son laboratoire est situé dans le Gurdon Institute qui a été nommé d'après lui et en reconnaissance de ses travaux.

Le , il est récompensé du prix Nobel de physiologie ou médecine avec Shinya Yamanaka[2],[3].

Apports scientifiques[modifier | modifier le code]

Les premières recherches de John Gurdon ont eu trait à la fin des années 1950 au clonage chez les amphibiens par transfert nucléaire chez le Xénope. Ses travaux précurseurs ont montré que le cytoplasme d'une cellule souche embryonnaire (en l’occurrence ici l'oeuf de Xénope) contenait tous les éléments nécessaires pour induire le caractère souche d'une cellule même si un noyau d'une cellule adulte et différenciée y était transféré. John Gurdon a ainsi réalisé le premier clonage 40 ans avant le premier clonage d'un mammifère, la brebis Dolly en 1996.

Les travaux de John Gurdon dans les années 1990 ont porté sur la compréhension des mécanismes de différenciation cellulaire et la capacité de toutes les cellules à pouvoir être reprogrammées génétiquement (par deméthylation des histones) pour redevenir des cellules pluripotentes[4].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Elizabeth H. Oakes, Encyclopedia of World Scientists : Facts on File science library, Infobase Publishing,‎ , 852 p. (ISBN 9781438118826, lire en ligne), p. 293-294
  2. (en) Lauréats 2012 du prix Nobel de physiologie ou médecine sur le site officiel.
  3. (en) Nick Collins, « Sir John Gurdon, Nobel Prize winner, was 'too stupid' for science at school », The Daily Telegraph,‎
  4. (en) John Gurdon sur le site du Gurdon Institute.
  5. John Gurdon sur le site de l'Académie des sciences.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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