John Brown Russwurm

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John Brown Russwurm

John Brown Russwurm (1799–1851) journaliste et imprimeur américain originaire de Jamaïque était un abolitionniste fondateur du Freedom's Journal, première publication détenue par des noirs, qui a participé à la fondation en Afrique du Liberia, où il a fini sa vie en 1851. Il est considéré comme faisant partie des sources d'inspiration de Marcus Garvey en matière de journalisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Port Antonio en Jamaïque où il vécut jusqu’à l’âge de 8 ans, en 1807, John Brown Russwurm est le fils d’une esclave noire et d’un négociant anglais. Il part avec sa famille au Québec, puis en 1812 à Portland, dans le Maine, où son père épouse Susan Blanchard en 1813 et décède en 1815.

Éducation[modifier | modifier le code]

Russwurm a étudié à Hebron Academy dans le Maine puis enseigné pendant à sept ans à Boston, dans le Massachusetts. Il reprend des études à Bowdoin College en 1824, dont il est le premier diplômé noir. Familier du Québec où il a passé sa jeunesse, John Russwurm a œuvré, dès 1826, dans les domaines du journalisme politique militant et du développement international[1].

Journalisme[modifier | modifier le code]

Installé à New York en mars 1827, il s’associé à Samuel Cornish pour publier la première édition du Freedom's Journal, journal de quatre pages composé de sermons et de poèles dédiés à la cause noire[2].

Cette publication abolitioniste va paraître jusqu'en février 1829 où il s' éteint pour des raisons financières mais aussi à cause de son départ. Il fait évoluer la position du journal, au départ hostile à la colonisation de l’Afrique par des noirs américains, mais la virulence de son argumentation l’oblige à démissionner en 1829, puis à immigrer dans le nouvel état du Liberia, où il devient le secrétaire colonial de l’American Colonization Society entre 1830 et 1834. Au Freedom's Journal succédèrent le Weekly Advocate, devenu ensuite le Colored American et le Mirror of Liberty. Il y fonde le Libéria Herald, le fameux hebdomadaire de Monrovia, et devient en 1836 le premier gouverneur noir du “Maryland”, l’une des provinces du Liberia, poste auquel il encourage l’immigration de noirs américains[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.erudit.org/culture/cd1035538/cd1045095/7185ac.pdf
  2. «Médias, pouvoirs et culture de l'image aux États-Unis », par Françoise Clary, page 131»
  3. « Le Libéria et l'opinion publique en France - 1821-1847 », par Jean-Claude Nardin, Cahiers d'études africaines , 1965 Volume 5, pages 96 à 144

Articles connexes[modifier | modifier le code]