John Bowlby

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John Bowlby (26 février 1907 à Londres - 2 septembre 1990 à Skye, Ecosse) est un psychiatre et psychanalyste anglais, célèbre pour ses travaux sur l'attachement, la relation mère-enfant. Pour lui, les besoins fondamentaux du nouveau-né se situent au niveau des contacts physiques. Le bébé a un besoin inné du sein, du contact somatique et psychique avec l'être humain.

Biographie[modifier | modifier le code]

La famille Bowlby appartenait à la classe aisée à Londres. Quatrième de six enfants, John a été élevé par une bonne d'enfants à la mode britannique de sa classe sociale. Il voyait sa mère seulement une heure chaque jour après le « teatime » (collation de 16 heures), sauf pendant l'été où elle était plus disponible. Comme beaucoup d'autres mères, elle considérait que l’attention et l'affection parentales étaient néfastes pour les enfants. Bowlby a eu la chance d’avoir la même bonne d'enfants dans toute son enfance et il avait presque quatre ans quand elle quitta la famille. Plus tard, il devait décrire cette séparation comme aussi tragique que la perte d'une mère. À l'âge de sept ans, Il fut envoyé dans un internat. Il a considéré cette période comme une terrible épreuve.

Ces expériences dans l’enfance l’ont conduit à avoir une sensibilité particulière pour la douleur des enfants durant toute sa vie.

Il intègre la Tavistock Clinic en 1946 et, grâce à son expérience pendant la guerre, l’organisation mondiale de la santé le nomme responsable d’une étude sur les besoins des enfants orphelins ; de cette étude va naître un rapport qui va provoquer l’intérêt et la critique des psychiatres et des psychanalystes (1949)[1].

Influence de l'éthologie[modifier | modifier le code]

Même s'il a suivi l'enseignement de Mélanie Klein, éminente psychanalyste anglaise et analysé par Joan Riviere on ne peut pas considérer la suite de son œuvre comme appartenant à la psychanalyse. Il est notamment enseigné en psychologie et en éthologie et en physiologie, par exemple lorsque l'on parle d'empreinte et d'attachement. Des travaux portant sur des canards par exemple, inspirés de Konrad Lorenz et Harry Harlow, ensuite appliqués aux êtres humains.

Compétences innées[modifier | modifier le code]

À partir des travaux des éthologues Konrad Lorenz et du couple Harlow, Bowlby va dégager cinq compétences qu'il considère comme innées et qui permettent à l'enfant de s'attacher à sa mère :

  • la capacité de succion (téter)
  • la capacité à s'accrocher
  • la capacité à pleurer
  • la capacité à sourire
  • la capacité à suivre du regard.

Postérité[modifier | modifier le code]

Les théories de Bowlby seront reprises et complétées par deux américaines du nom de Mary Ainsworth et de Mary Main.

Pour la traduction de ces idées en langue française, c'est Didier Anzieu qui rappelle dans un article publié en 1987 les principales contributions théoriques de cet auteur.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]