Johannes Schenck

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Johannes SchenckJohan – Johann
Schenk

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Portrait présumé de Johannes Schenck, jouant de la viole de gambe, peinture sur toile attribuée à Constantin Netscher (1668-1723), Musée des Beaux-Arts, Blois, France

Naissance baptisé le 3 juin 1660
Amsterdam
Drapeau des Provinces-Unies Provinces-Unies
Décès après 1712
Düsseldorf ( ? )
COA Churpfalz.svg Palatinat du Rhin
Activité principale compositeurvirtuose de la viole de gambe
Style baroque
Lieux d'activité Amsterdam
Düsseldorf
Éditeurs Paulus Matthijsz.
Estienne Roger
Maîtres Joseph Paris Feckler
Ascendants Caterina Cempies, mère
Wynants Schenck, père
Conjoint Geertruyd Hamel van Vianen

Œuvres principales

  • op. 1 : Eenige gezangen uit de opera van Bacchus, Ceres en Venus (1687)
  • op. 2 : Tyd en Konst-Oeffeningen (1688)
  • op. 3 : Il Giardino Armonico (1691)
  • op. 4 : Konincklyke harpliederen (1694)
  • op. 5 : Hooglied Salomons (1694)
  • op. 6 : Scherzi musicali (1698)
  • op. 7 : Suonate a violino e violone o cimbalo (1699)
  • op. 8 : Le Nymphe di Rheno (1702)
  • op. 9 : L'Écho du Danube (1704)
  • op. 10 : Les Fantaisies Bisarres de la Goutte (1710)

Johannes Schenck, baptisé le 3 juin 1660 à Amsterdam et mort après 1712, peut-être à Dusseldorf, est un compositeur et virtuose de la viole de gambe néerlandais, né de parents allemands et actif en Allemagne durant la seconde partie de sa vie.

Biographie[modifier | modifier le code]

On ignore presque tout de sa carrière et de ses maîtres.

Sa mère, Caterina Cempies de Gladbeck, veuve de Joannes Visscher, convola en secondes noces avec Wynants Schenck, un marchand de vin originaire de Cologne et établi à Amsterdam. Le 3 juin 1660, Johannes Schenck fut baptisé dans l’église catholique Moïse et Aaron d’Amsterdam. Le 7 mai 1680, il se maria dans la Nouvelle Église d’Amsterdam avec Geertruyd Hamel van Vianen, âgée de 24 ans. Il était déjà musicien à cette époque.

Schenck passa la première partie de sa carrière à Amsterdam.

Gambiste largement reconnu, Schenck se rendit à Dusseldorf en 1696, à la cour du prince-électeur palatin Jean-Guillaume de Neubourg-Wittelsbach, connu comme Jan-Wellem, mécène des arts, qui gouverna de 1679 jusqu'à sa mort en 1716. Toutefois, Schenck maintint ses relations avec le huguenot Estienne Roger d'Amsterdam, un éditeur originaire de France, pour la publication de ses partitions.

Après la mort du prince-électeur, la cour fut transférée à Mannheim, suivie d'une partie des musiciens : le noyau d'un ensemble musical qui obtiendra une réputation internationale pour tout le siècle suivant.

En 1708, il étudia le clavecin et la basse continue sous la direction de Joseph Paris Feckler, Kabinetsmusikdirector ou directeur de la musique de chambre. En 1709, le nom de Schenck est mentionné, en termes des plus élogieux, dans un document du secrétaire du cabinet de la cour Giorgio Maria Rapparini, et le 22 décembre 1711, Herr cammer-Rath ou camérier Schenck assista au couronnement de l’empereur Charles VI du Saint-Empire à Francfort. À partir de 1717, il disparaît de la liste des musiciens de l'opéra de la cour.

La date de sa mort, survenue probablement à Düsseldorf, est incertaine, faute d'enregistrement dans les registres de l'église protestante de la ville.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Remarques générales[modifier | modifier le code]

Ses œuvres représentent une synthèse précoce des styles français, allemand et italien.

Les opus 1 à 5 contiennent de la musique vocale, sacrée et profane (en néerlandais), ainsi qu'un volume de sonates en trio. À partir de l'opus 6 (Scherzi musicali), Schenck s'était consacré entièrement à l'écriture de musique de chambre, surtout pour la viole de gambe.

Parmi les dix numéros d'opus que l’on connaît de lui, on trouve la publication de 1687 comprenant plusieurs airs du premier opéra dont le livret (sur la devise Zonder Spys en Wyn, Kan geen Liefde zyn, et de la main de Govert Bidloo) est en langue néerlandaise et qui, en même temps, a effectivement été joué, notamment en 1686 au théâtre d'Amsterdam. Une sélection de 28 airs arrangés pour voix et basse continue fut publiée l'année suivante sous le titre de Eenige gezangen uit de opera van Bacchus, Ceres en Venus. Après le drame lyrique ou zangspel intitulé De triomfeerende min, du compositeur Carolus Hacquart et du librettiste Dirck Buysero, composé à l’occasion de la paix de Nimègue, représenté à La Haye en 1678 et publié en 1680, cet opéra marque le début d’une prolifération temporaire d’une musique savante sur des paroles en langue néerlandaise qui durera jusque peu après 1700.

Liste de publications[modifier | modifier le code]

Œuvres vocales et instrumentales, avec indication de la langue employée dans l'ouvrage :

Ressources[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • (de) PAULS, Karl Heinz. « Der kurpfälzische Kammermusikus Johannes Schenck », Die Musikforschung 15, 1962, p. 157-171.
  • (de) PAULS, Karl Heinz. « Ergänzungen zur Biographie des kurpfälzischen Kammermusikers Johannes Schenck », Die Musikforschung 19, 1966, p. 288-289.

Liens externes[modifier | modifier le code]