Johann Joseph Abert

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Johann Joseph AbertJan Josef Abert

Description de l'image  Johann-Josef Abert.jpg.
Naissance 20 septembre 1832
Kochovice, Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Décès 1er avril 1915 (à 82 ans)
Stuttgart, Flagge Königreich Württemberg.svg Royaume de Wurtemberg
Activité principale Compositeur
Maîtres Josef Hrabě,
Johan Friedrich Kitt,
August Wilhelm Ambros
Descendants Hermann Abert (fils)
Anna Amalie Abert (petite-fille)

Johann Joseph Abert (né le 20 septembre 1832 à Kochowitz (Bohème) aujourd’hui Kochovice, Hoštka, République tchèque et décédé le 1er avril 1915 à Stuttgart) est un compositeur allemand. Originaire du Sudetenland, il est également connu sous son nom tchèque Jan Josef Abert.

Biographie[modifier | modifier le code]

Abert étudie la contrebasse au Conservatoire de Prague avec Josef Hrabě et suit l’enseignement de Johan Friedrich Kitt et August Wilhelm Ambros en théorie de la musique. En 1853, Peter Josef von Lindpaintner le recrute pour être contrebassiste à l’orchestre de cour de Stuttgart, la capitale royale du Württemberg. Il devient maître de chapelle royal de 1867 à 1888 et succède à ce poste à Friedrich Wilhelm Kücken et Carl Anton Eckerts. Le fils du compositeur, Hermann, est un historien de la musique reconnu. Sa petite-fille, Anna Amalie est elle aussi musicologue.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Abert a composé de la musique de chambre, des lieder et des opéras. De ses sept symphonies, on retient notamment les septième (Frühlingssinfonie), quatrième (Columbus) et deuxième en do mineur. Les manuscrits et documents personnels du compositeur sont déposés aux Württembergische Landesbibliothek à Stuttgart et au Deutsches Literaturarchiv Marbach.

Symphonies[modifier | modifier le code]

  • Symphonie no 1, en en si mineur (1852) ;
  • Symphonie no 2, en do mineur (1854) ;
  • Symphonie no 3, en la majeur (1856) ;
  • Symphonie no 4, en ré majeur, Op. 31 (1865), Columbus (Musikalisches Seegemälde in Form einer Sinfonie) ;
  • Symphonie no 5, en do mineur (1870) ;
  • Symphonie no 6, en ré mineur (1890), Lyrische Sinfonie ;
  • Symphonie no 7, en do majeur (1894), Frühlingssinfonie.

Autres œuvres pour orchestre[modifier | modifier le code]

  • Ouverture en mi majeur pour grand orchestre (1850) ;
  • Ouverture en ré mineur pour grand orchestre (1851) ;
  • Ouverture jubilatoire pour grand orchestre dédiée à l’empereur Franz Joseph d’Autriche (1855) ;
  • Ouverture festive en ré majeur, composée à l’occasion du mariage royal de Württemberg (1874) ;
  • Ouverture de concert ;
  • Marche tragique, dédiée au soldats tombés pendant la guerre de 1866 (1866) ;
  • Marche de célébration, pour le vingt-cinquième anniversaire du roi Charles Ier (1889).

Concertos[modifier | modifier le code]

  • Polonaise et introduction, en ré majeur pour contrebasse et orchestre (1848) ;
  • Variations et Rondo, en do majeur pour contrebasse et orchestre (1849) ;
  • Introduction et Polonaise, en do majeur pour contrebasse et orchestre (1849) ;
  • Concertino, en fa majeur pour contrebasse et orchestre (1851) ;
  • Rondeau, en do majeur pour contrebasse et orchestre (1852) ;

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

  • Quatuor à cordes en la, dédié à Karl Eckert (1862)

Opéra[modifier | modifier le code]

  • Anna von Landskron, livret de Christian Gottfried Nehrlich, créé en 1858 à Stuttgart ;
  • König Enzio, livret de Friedrich Albert Bernhard Dulk, créé en 1862 à Stuttgart ;
  • Astorga, livret de Ernst Pasqué, créé en 1866 à Stuttgart ;
  • Enzio von Hohenstaufen, créé en 1875 à Stuttgart ;
  • Ekkehard, basé sur un roman de Joseph Viktor von Scheffel about Ekkehard von St. Gallen, créé en 1878 au Hofoper Berlin ;
  • Die Almhoaden, basé sur la pièce The Clock of Almudaina de Don Juan Palon y Col, livret de A. Kröner, créé en 1890 à Leipzig.

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Peu d’œuvres du compositeur ont été enregistrées. Toutefois, on trouve son quatuor à cordes en la, l’opéra Ekkehard, la quatrième symphonie Columbus et des œuvres concertantes pour contrebasse et orchestre.

Source de traduction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Hermann Abert, Johann Joseph Abert (1832–1915): sein Leben und seine Werke, deuxième édition Leipzig Édition. Bad Neustadt a. d. Saale, 1983. ("Beiträge zur Musikgeschichte der Sudetendeutschen", Vol. 1).

Liens externes[modifier | modifier le code]