Johann Froben

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Johann Froben

alt=Description de l'image Johann-Froben.jpg.
Naissance vers 1460
Hammelburg
Décès 27 octobre 1527 (à 60 ans)
Bâle
Nationalité Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Profession
La marque d'imprimeur de Johann Froben sur ce colophon du « De re metallica » d'Agricola.

Johann Froben (forme latinisée : Johannes Frobenius), dit aussi en français Jean Froben, né vers 1460 à Hammelburg (Franconie) et mort le 27 octobre 1527 à Bâle, fut un imprimeur et un éditeur important de Bâle.

Après avoir terminé sa carrière universitaire à Bâle, où il fit la connaissance du grand imprimeur Johann Amerbach (vers 1440-1513), il devint en 1490 citoyen de cette ville et y fonda vers 1491 son imprimerie qui fut bientôt connue dans toute l’Europe pour son soin et pour son goût. En 1500 il se maria avec Gertrud Lachner, fille du libraire Wolfgang Lachner qui devint son associé. Il imprima les Biblia integra: summata: distincta: sup[er]eme[n]data vtriusq[ue] testame[n]ti [con]corda[n]tijs illustrata. D’autres travaux importants suivirent, entre autres en 1516 le Nouveau Testament grec Novum Instrumentum omne, diligenter ab Erasmo Rot. Recognitum et Emendatum, dont le texte avait été établi et traduit du latin par l’humaniste Érasme de Rotterdam, dont il devint un grand ami.

Érasme, d’ailleurs, non seulement lui fit imprimer ses propres travaux, mais dirigea ses éditions de Jérôme, Cyprien, Tertullien, Hilaire de Poitiers et Ambroise. C’est son édition du Novum Testamentum traduit en latin et émendé par Érasme (1519) qui fut utilisée par Luther pour sa traduction.

Frobenius eut recours à Hans Holbein le Jeune, alors inconnu, pour illustrer ses textes. Cela faisait partie de son dessein d’imprimer des éditions des Pères grecs, mais il mourut en octobre 1527, avant d’avoir réalisé ce projet qui fut très vraisemblablement exécuté par son fils Jérôme Froben (1501-1563) et son beau-fils Nicolas Episcopius.

Son travail à Bâle fit de cette ville au XVIe siècle le centre principal de l’édition de livres allemands. Il existe une lettre d’Érasme, écrite l’année où mourut Frobenius, et qui nous donne un résumé de sa vie et un aperçu de ce qu’il était ; Érasme y signale qu’il avait eu plus de chagrin à la mort de son ami que s’il avait perdu son propre frère, ajoutant que tous les apôtres de la science devaient porter le deuil. La lettre se termine par une épitaphe en grec et en latin.

Son fils Jérôme et ses petits-enfants perpétuèrent l’entreprise.

Il a donné son nom à une école, le Gymnasium Frobenius, à Hammelburg.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]