Johann Christoph Blumhardt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Johann Cristoph Blumhardt

Johann Christoph Blumhardt (18051880), connu dans les pays francophones sous le nom Jean-Christophe, est né à Stuttgart dans le Bade-Wurtemberg en Allemagne. Il était le deuxième enfant de Johann Georg Blumhardt, boulanger, et Johanna Luise Deckinger.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

Johann Christoph Blumhardt naquit dans une famille protestante humble et croyante. Son père conduisit les enfants au Christ. Une fois, il leur dit : « Les enfants, plutôt laisser vos têtes être coupées que de renier Jésus. » Comme un enfant, Blumhardt aimait la Bible, et il racontait souvent à ses frères et sœurs les histoires de la Bible avec un enthousiasme animé. Dès l'âge de onze ans, il avait lu la Bible entière deux fois. Il aimait le chant et la musique, apprenant à lire la musique en regardant de près la musique devant le directeur de la chorale de l'église. Il réussit à gagner une des 30 bourses disponibles pour les étudiants pauvres qui souhaitaient étudier la théologie.

Blumhardt suivit quatre ans d'études à Schœnthal pour se préparer à l'université. Ses condisciples le décrivirent comme ayant « un caractère stable, qui a étudié avec diligence, sans toutefois se distinguer, moralement pure et toujours très modeste. »

En 1822, quand Blumhardt avait 17 ans, son père mourut subitement. À partir de ce moment-là, Blumhardt dut soutenir sa mère et ses frères et sœurs. Il vécut dans une pauvreté extrême, sauvant son argent pour pouvoir l’envoyer à la maison.

À l'automne 1824, il commença ses études à l'Université de Tübingen, des études de philosophie, théologie, histoire, physique, astronomie et musique. Il assista même à certains cours de médecine. Pour gagner de l'argent pour sa famille, il traduisit les écrits anglais vers l'allemand pour un éditeur.

Début de sa carrière[modifier | modifier le code]

Il devint l'assistant pasteur d'un de ses anciens professeurs qui avaient récemment quitté Schœnthal pour une plus grande paroisse. Blumhardt, grâce à son caractère naturel et modeste, gagna le cœur des paroissiens. Plus tard, il obtint un poste d'enseignant à l'Institut de la Mission à Bâle (de), où son oncle travaillait. Il enseigna l'hébreu, ainsi que plusieurs autres matières, comme le physique, la chimie et les mathématiques.

En tant que vacataire, il enseignait un cours de religion pour filles. L'une de ces filles, Doris Köllner, eut une profonde impression sur lui. Elle parlait bien l’allemand et était très attentive, et avait une profonde compréhension de la Bible. Une ou deux fois, pendant des « excursions » pour trouver des minéraux, il s'arrêtait à sa maison. Le 16 décembre 1836, Blumhardt demanda au père de Doris la permission de l'épouser. Cette permission fut accordée, et ils se fiancèrent.

Déplacement vers Iptingen[modifier | modifier le code]

Bientôt il fut nommé pasteur assistant dans Iptingen, une paroisse de 790 âmes. La paroisse avait été négligée, sans communication entre la paroisse et le presbytère. Il y avait la discorde entre les paroissiens et les jeunes en étaient quelque peu déchaînés. Le recteur était un homme faible – très conservateur et orthodoxe – qui s’isola des paroissiens. Quand Blumhardt arriva, donc, personne ne voulait lui rendre visite ni lui parler. Iptingen était un centre de séparatistes. Zündel décrit les séparatistes comme solides, honnêtes et capables, mais rigides et sévères. Ces hommes et ces femmes regardaient l'Eglise protestante avec méfiance. Ils avaient rompu avec elle au point de considérer comme un péché d'entrer dans une église. Bien qu’au début très isolé, lentement Blumhardt gagnait les cœurs de la congrégation, et même des séparatistes. Bientôt, il avait une église bondée avec des gens venant des six villages voisins. Même le vieux curé devint plus convivial.

Blumhardt et Doris voulaient un presbytère à eux afin de pouvoir se marier. À cette époque, les pasteurs Wurtemberg furent nommés par le Roi. Etant un nouveau pasteur, Blumhardt dut attendre plus un an, mais le 3 juillet 1838, il reçut un avis de nomination à Möttlingen.

Arrivée à Möttlingen[modifier | modifier le code]

Le 31 juillet, 1838 Blumhardt déménagea à Möttlingen, et le 4 septembre 1838, lui et Doris furent mariés. La situation à Möttlingen était difficile, la congrégation étant engourdie et antagonique. Tel était le sol que Blumhardt avait à labourer. Malgré ces difficultés, Blumhardt commençait à trouver son chemin.

De 1838 à 1843, d'épidémies récurrentes de la dysenterie et le typhus ont augmenté les devoirs pastoraux de Blumhardt. Sa femme mit en place une soupe populaire dans le presbytère pour fournir de la nourriture aux malades.

Blumhardt fut nommé directeur d’un des secteurs scolaires, y enseignant le grammaire Allemand et faisait des cours sur la vie de l'apôtre Paul. Plus tard, il travaillait côte-à-côte avec l'ancien pasteur de Möttlingen, Barth, et éditait un journal sur la mission.

Gottliebin Dittus et la lutte[modifier | modifier le code]

Au printemps de 1840, cinq orphelins de la famille Dittus habitaient dans une maison aux abords de Möttlingen. Une de ces enfants, la jeune fille Gottliebin, eut des attaques étranges qui, peu à peu, suscitèrent l’alarme du village tout entier, jusqu'à ce que, finalement, Blumhardt fut contraint de l’aider. Il comprit vite que ce n'étais pas une maladie, et qu'il fallait l'exorciser. Blumhardt lutta pendant presque deux ans, jusqu'à aboutir à la guérison totale de Gottlieben. Grâce à cette lutte et cette victoire, Blumhardt prit conscience du pouvoir que la magie et la sorcellerie avaient sur les gens. Le 28 décembre 1843, la victoire finale fut remportée, et il cria «Jésus est vainqueur ! »

Après l'exorcisme, la santé de Gottliebin fut rétablie. Elle travailla comme enseignante auprès des jeunes enfants. En 1846, elle emménagea dans la famille Blumhardt, comme membre de la famille, et était d'une grande aide à Doris qui souffrait d'un pied boiteux. Plus tard, elle s'installa à Bad Ball avec les Blumhardt, où elle vivait jusqu’à sa mort en 1872. En 1855 Gottliebin et Theodor Broderson se marièrent.

Après l'exorcisme[modifier | modifier le code]

Quand la lutte contre les démons se termina le 28 décembre 1843. Blumhardt gagna la confiance des villageois qui, de plus en plus, commencèrent à venir en masse pour confesser leurs péchés.

Le Jour de l'An 1844, un homme de mauvaise réputation vint chez Blumhardt pour se confesser. Quand il avait finalement partagé tout ce qui pesait sur sa conscience, il partit témoigner à ses amis. D’un coup, Blumhardt commençait à recevoir des lettres confessant des péchés, et toute une foule de paroissiens venait demander le pardon et l’absolution des péchés.

Le mouvement se répandit. En quelques semaines, le nombre de personnes qui venaient voir Blumhardt dépassa la centaine. Blumhardt espérait qu'une plus grande effusion de l'Esprit Saint serait donnée. Les gens venaient de partout même pour simplement entendre Blumhardt ou s'entretenir avec lui.

Déplacement vers Bad Boll et fin[modifier | modifier le code]

Au cours de l’été 1852 Blumhardt s’installa à Bad Boll, où il avait plus de liberté pour poursuivre son travail, sans intervention de l’Église, ou opposition de différents personnes et groupes.

Johann Christoph Blumhardt mourut le 26 février 1880.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Blumhardt, Jean-Christophe, La prière du Royaume, Plough Publishing House, 2011

Biographies[modifier | modifier le code]

  • Grin, F., Jean-Christophe Blumhardt – homme de grande foi, Plough Publishing House, 2011
  • Zündel,Friedrich, Pfarrer J. C. Blumhardt, Zurich, 1887

Liens externes[modifier | modifier le code]