Jean Bernoulli

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Jean Bernoulli

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Jean Bernoulli

Naissance 27 juillet 1667
Bâle (Suisse)
Décès 1er janvier 1748 (à 80 ans)
Bâle (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Champs Mathématique
Institutions Université de Groningue
Université de Bâle
Diplôme Université de Bâle
Renommé pour Travaux sur le calcul infinitésimal

Jean Bernoulli, Johann Bernoulli, né le 27 juillet 1667 à Bâle où il est mort le 1er janvier 1748, est un mathématicien et physicien suisse. Il est le frère de Jacques Bernoulli et le père de Daniel, Nicolas et Jean.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Jean né à Bâle, est le dixième enfant de Nicolas Bernoulli, un apothicaire, et de sa femme, Margaretha Schonauer. Son père souhaitait qu'il fasse des études pour qu'il puisse reprendre le commerce des épices de la famille, mais Johann Bernoulli n'aimait pas ce travail et a convaincu son père de lui permettre d'étudier plutôt la médecine à l'Université de Bâle. Cependant, Jean Bernoulli a commencé à étudier simultanément les mathématiques avec l'aide de son frère ainé Jacques. Tout au long du séjour de Johann Bernoulli à l'Université de Bâle, les frères Bernoulli ont passé ensemble beaucoup de leur temps à étudier le calcul infinitésimal nouvellement découvert. Ils étaient parmi les premiers mathématiciens non seulement à étudier et comprendre le calcul, mais à l'appliquer à divers problèmes.

Âge adulte[modifier | modifier le code]

En 1690, il a résolu le problème de la chaînette posé par son frère Jacques Bernoulli. La même année, il s'est rendu à Genève et un an plus tard à Paris. Partout il propageait l'analyse, une nouvelle discipline mathématique. À Paris, il a rencontré entre autres le Marquis de L'Hôpital, qui a été le premier à écrire en 1696 un manuel d'analyse. En 1694 Bernoulli a obtenu son doctorat en médecine à Bâle.

Cette année là, il a épousé Dorothea Falkner et ensuite accepté un poste de professeur de mathématiques à l'Université de Groningen. À la demande de son beau-père, Jean Bernoulli a accepté de retourner dans sa ville natale de Bâle en 1705. Juste après son départ, il a appris la mort de son frère de la tuberculose. Jean Bernoulli avait prévu de devenir professeur de grec à l'université de Bâle après son retour mais a accepté le poste de professeur de mathématiques qu'occupait son frère ainé. Formé par ce dernier, il avait longtemps travaillé de concert avec lui à développer les applications du nouveau calcul infinitésimal inventé par Gottfried Leibniz; mais il s’était créé ensuite entre eux, à l’occasion de la résolution de quelques problèmes, une rivalité qui a dégénéré en inimitié.

En 1693 a commencé sa vaste correspondance avec Leibniz. En 1712, il a eu avec ce dernier une controverse sur la valeur du logarithme pour des valeurs négatives de l'argument. Après la mort de Leibniz en 1716, il a été le principal représentant de l'analyse dans l'Europe continentale et a également pris de le parti de Leibniz dans le conflit de priorité mené par les mathématiciens anglais partisans de Newton.

Jean Bernoulli a également été partisan de la théorie du vortex de Descartes face à la théorie de la gravitation de Newton. Cette prise de position a retardé la diffusion de la théorie de Newton en Europe continentale.

Il est devenu associé des Académies de Paris, de Londres, de Berlin et de Saint-Pétersbourg. Jean Bernoulli est devenu membre de la Royal Society le 1er décembre 1712.

Il a aussi contribué dans beaucoup de secteurs aux mathématiques y compris le problème d’une particule se déplaçant dans un champ de gravité (problème de la courbe brachistochrone). Il développa le calcul exponentiel en 1691. Il eut aussi la gloire de former Leonhard Euler.

Il compose de nombreux mémoires réunis sous le titre d'Opera omnia, Lausanne, 1742, 4 volumes in-4.

Il faut y joindre son Commercium philosophicum et mathematicum avec Leibnitz, 2 vol. in-4°, Lausanne, 1745.

Descendance[modifier | modifier le code]

Jean Bernoulli est l'arrière-grand-père de Jean-Henri Dollfus fils, mais également l'ancêtre direct des lauréats français du prix Nobel de physique Pierre Curie[1] et Pierre-Gilles de Gennes[2].

Un de ses fils, Jean (1710-1790) alias Jean II, également mathématicien et membre de l'académie des sciences de Berlin, fut le traducteur en français du livre "De la réforme politique des juifs" (Strasbourg, 1782) , écrit par Christian-Wilhelm vom Dohm, un fonctionnaire prussien. Il inspirera Mirabeau pour son ouvrage "Sur Moses Mendelssohn ou De la réforme politique des juifs" (1787)[3].

Source[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Jean Bernoulli » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

Références[modifier | modifier le code]

  1. voir généalogie ascendante de Pierre Curie sur la base de Roglo.
  2. voir généalogie ascendante de Pierre-Gilles de Gennes sur GeneaStar.
  3. Marek Halter, La mémoire d'Abraham, Robert Laffont, 1983, Paris, page 500

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]