Johann Berger

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Johann Nepomuk Berger

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Photographie de Johann Berger

Naissance 11 avril 1845
Graz
Décès 17 octobre 1933 (à 88 ans)

Johann Nepomuk Berger est un maître d'échecs autrichien né le 11 avril 1845 à Graz et mort le 17 octobre 1933. Il fut également théoricien des échecs, auteur de livres sur le sujet et éditeur.

Carrière[modifier | modifier le code]

Photographie de Berger en 1930.

En septembre 1870, Johann Berger remporta le premier tournoi de l'Empire austro-hongrois qui se tenait dans sa ville natale de Graz[1]. En 1875 il remporte une partie contre Alexander Wittek[2]. Au tournoi de Graz de 1880, il arriva cinquième, dixième à Berlin en 1881. Aux tournois d'Hambourg de 1885, de Francfort de 1887 il finit respectivement douzième et sixième. Il arrive régulièrement dans les quinze premiers à des tournois en Autriche ou en Allemagne jusqu'en 1908. Il est le vainqueur d'un tournoi par correspondance qui s'est tenu de 1889 à 1892, organisé par le journal le Monde Illustré. Il remporte ce tournoi de manière remarquable avec quarante-cinq victoires, trois nuls et aucune défaite.

Berger est l'éditeur d'une revue sur les échecs, la Deutsche Schachzeitung, et l'auteur de plusieurs livres : Das Schachproblem und dessen Kunstgerechte Darstellung en 1884 (où il a précisé des idéaux pour l'école continentale de problémistes[3]), Theorie und Praxis der Endspiele en 1890 et Problemen, Studien und Partien en 1914. Il est également un auteur majeur d'études de fin de partie, en ayant publié plus de 100. Il est très connu pour ces travaux, qui ont été pendant des décennies les références généralement admises.

Johann Berger a laissé son nom au système de départage Sonneborn-Berger et aux tables d'appariement dites tables de Berger.

Exemple de composition[modifier | modifier le code]

J. Berger[4]
Chess zhor 26.png
Chess zver 26.png
Case blanche a8 vide Roi noir sur case noire b8 Case blanche c8 vide Case noire d8 vide Case blanche e8 vide Case noire f8 vide Case blanche g8 vide Case noire h8 vide
Case noire a7 vide Case blanche b7 vide Case noire c7 vide Case blanche d7 vide Case noire e7 vide Case blanche f7 vide Case noire g7 vide Case blanche h7 vide
Pion noir sur case blanche a6 Case noire b6 vide Case blanche c6 vide Case noire d6 vide Case blanche e6 vide Case noire f6 vide Pion noir sur case blanche g6 Case noire h6 vide
Case noire a5 vide Case blanche b5 vide Case noire c5 vide Case blanche d5 vide Case noire e5 vide Case blanche f5 vide Pion noir sur case noire g5 Case blanche h5 vide
Case blanche a4 vide Case noire b4 vide Case blanche c4 vide Case noire d4 vide Case blanche e4 vide Case noire f4 vide Pion blanc sur case blanche g4 Case noire h4 vide
Case noire a3 vide Case blanche b3 vide Case noire c3 vide Case blanche d3 vide Case noire e3 vide Pion blanc sur case blanche f3 Case noire g3 vide Pion blanc sur case blanche h3
Case blanche a2 vide Case noire b2 vide Case blanche c2 vide Case noire d2 vide Case blanche e2 vide Case noire f2 vide Pion blanc sur case blanche g2 Roi blanc sur case noire h2
Case noire a1 vide Case blanche b1 vide Case noire c1 vide Case blanche d1 vide Case noire e1 vide Case blanche f1 vide Case noire g1 vide Case blanche h1 vide
Chess zver 26.png
Chess zhor 26.png
Les Blancs jouent et font nulle

Cette curieuse étude est basée sur le thème du pat[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Histoire des échecs au XIX° siècle sur www.logicalchess.com
  2. (en) Profil du joueur sur chessmetrics.com
  3. Nicolas Giffard & Alain Biénabe, Le guide des échecs: Traité complet, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, ISBN 9-782221-059135, 1993, p. 1276.
  4. Aldo Haïk et Carlos Fornasari, Les échecs spectaculaires, Petite Bibliothèque Payot,‎ septembre 1998, 268 p. (ISBN 978-222889-188-2), p. 20.
  5. La clé est 1. f4.