Johan Robeck

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Johan Robeck, né le 16 septembre 1672 à Kalmar et mort en 1739 près de Brème est un philosophe suédois.

Élevé dans la religion réformée, il étudia à Uppsala, avant de se rendre en Allemagne à Hildesheim, où il se convertit en 1704, entra chez les jésuites en Westphalie, et séjourna longtemps à Rinteln.

On lui doit une apologie du suicide Exercitatio philosophica de morte voluntaria (Usage philosophique de la mort volontaire, 1736) publiée à titre posthume et qui souleva un grand débat dans l’Europe des Lumières, surtout après son propre suicide par noyade dans la Weser.

Les fondements de cette théorie apologétique du suicide, qui a connu un grand impact, sont à rechercher dans le stoïcisme. L’ouvrage qui la défend est l’un des plus célèbres sur le sujet de son temps et il a eu une influence, entre autres, sur Jean-Jacques Rousseau et sur Voltaire. Le premier évoquera la question dans la lettre vingt-et-un de la troisième partie de la Nouvelle Héloïse lorsque le héros contemple un moment l’idée du suicide après que Julie lui a demandé de ne plus lui écrire, tandis que le second mentionne nommément Robeck, comme « professeur allemand » dans le chapitre 12 de Candide, ou l’Optimisme[1].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. J’ai vu dans les pays que le sort m’a fait parcourir, et dans les cabarets où j’ai servi, un nombre prodigieux de personnes qui avaient leur existence en exécration; mais je n’en ai vu que douze qui aient mis volontairement fin à leur misère, trois nègres, quatre Anglais, quatre Genevois, et un professeur allemand nommé Robeck.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (sv) Herman Hofberg, Svenskt biografiskt handlexicon, Stockholm, Albert Bonniers Förlag, 815 p. (lire en ligne), p. 349.