JoeyStarr

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JoeyStarr

Description de cette image, également commentée ci-après

JoeyStarr au déjeuner des nommés des César du cinéma (2012).

Informations générales
Surnom Joey Starr, Jaguarr Gorgone, Double R, L'Expert de la Maison Mère, Le BOSS, Boss of Scandalz, La grosse caisse
Nom de naissance Didier Morville
Naissance (47 ans)
Saint-Denis, Drapeau de la France France
Activité principale Auteur, interprète, producteur, compositeur, acteur
Genre musical Rap hardcore, rap conscient, hip-hop
Années actives Depuis 1988
Labels Jive/Epic (Sony BMG), B.O.S.S.
Site officiel joeystarr.fr/

JoeyStarr, parfois orthographié Joey Starr[1], né Didier Morville le 27 octobre 1967 à Saint-Denis, est un rappeur, compositeur, producteur et acteur français. Il commence sa carrière musicale en duo avec Kool Shen, sous le nom de groupe Suprême NTM, l'un des piliers du rap français durant les années 1990[2], devenu inactif en 1998, puis reformé dix ans plus tard en 2008. Parallèlement à sa carrière de chanteur, Morville fait quelques apparitions dans le milieu du cinéma dans des films tels que La Tour Montparnasse infernale, Old School, Le Bal des actrices, et Polisse[2].

Morville est instable, violent, et représente une figure connue du grand public au fil de ses démêlés avec la justice[3]. Malgré cela, son manager Sébastien Farran lui reconnaît une qualité première, celle de « l'authenticité », qui se reflète dans ses textes : « Joey la Starr est un personnage entier[4]. »

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts (1967–1988)[modifier | modifier le code]

Didier Morville est né à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis France, de parents d'origine martiniquaise[5]. À cette période il connaît une jeunesse difficile, dominée par un père violent, ultra-autoritaire et incapable d'affection qui l'expulsera du domicile familial à sa majorité, en 1985[2],[5],[6]. Frappé et harcelé par un père marqué par son passé[7], il est retiré à sa mère dès l'âge de cinq ans. Il ne reverra celle-ci que dix-huit ans plus tard. Encore enfant, Morville assiste impuissant à la mort violente de son lapin domestique tué par son père, qui le lui cuit à la casserole et le force à le manger[8]. De lui, il dira plus tard, après la sortie de sa biographie : « Il a des circonstances atténuantes. Aux Antilles, il a dû se battre pour aller à l'école. On lui demandait de ramener de l'argent à la maison, pas des devoirs. Avec moi, pas de dialogue, il avait viré ma mère[9]. »

Vivant dans un deux-pièces de la Cité Allende de Saint-Denis, elle-même classée en zone urbaine sensible[10], son père le rudoie régulièrement depuis des années : « T'arriveras à rien, t'es qu'une merde[11]. » Ces paroles influencent énormément Morville[11]. Plus tard, il s'imagine comme le personnage de Tony Baretta, « Flic et gangster, drogué dans une chambre de bonne »[réf. nécessaire].

Entre l'âge de huit et quinze ans, Didier passe ses vacances dans sa famille aux Antilles, où il s'ennuie le plus clair de son temps[12]. À douze ans, malgré ses talents pour la rédaction, il décroche scolairement pour redoubler sa sixième et sa cinquième, et entre au pensionnat privé de Clamart, puis de Joinville, pour une longue durée[2]. Son premier contact avec la drogue se passe avec de la colle à rustine, puis avec son premier joint, en 1980[réf. nécessaire]. Il écoute alors de la musique funk, jazz-rock, mais aussi new-wave, comme par exemple Kraftwerk dont il achète l'album[13] et danse dans la cité, faute de pouvoir entrer en boîte de nuit.

En 1985, il effectue son service militaire en Allemagne à la garnison de Saint-Wendel, au 1er régiment de cuirassiers durant lequel il passe, selon ses termes, « dix-neuf mois d'enfer » et se retrouve plusieurs fois en cellule disciplinaire suite à des différends liés à l'autorité[6]. Il en retire un sentiment de révolte, que l'on peut entendre dans les paroles de la chanson Quelle gratitude de l'album Authentik. De 1985 à presque 1987, durant un an et demi, il est alors sans domicile fixe et, à dix-neuf ans, ayant quitté son père définitivement, il passe le plus clair de son temps dans les couloirs du métro ou dans les catacombes[2]. Il évoque alors la violence et la découverte des drogues dures qui l'ont marqué pendant cette période[2]. Selon ses termes, il « prend tout ce qui traîne ». Cela ne dure pas, car vient pour lui l'heure de la révélation du hip-hop et de l'electric boogie : « la danse est arrivée et ma vie a changé ».

Années NTM (1983–2001)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Suprême NTM.
NTM : Kool Shen (premier plan) et JoeyStarr (arrière-plan).

En 1983, à l'âge de seize ans, Didier fait la rencontre, par l'intermédiaire de son meilleur copain du moment, de Bruno Lopes, qui habite la résidence à côté de la cité, et qui prendra par la suite le nom de Kool Shen[2]. Celui-ci possède un poste de radio de type boom box intéressant Morville. En juillet 1983, avec son nouvel ami et d'autres, il voit évoluer, sur le parvis du Trocadéro, des break danceurs américains, qui lui offrent sa première vocation : danseur de hip-hop ou smurfeur[13],[14]. Bruno dénichera finalement un grand bout de linoleum pour breaker avec Joey et faire des prestations publiques[réf. souhaitée]. Plus tard, Morville devient graffeur et impose partout dans Paris sa marque : « NTM ». Avant de se consacrer au rap, les deux compères font une rencontre décisive avec Jhonygo, le premier producteur d'un disque maxi-tour français de rap, leur confiant n'accepter que l'« élite » du rap. Dès lors, Morville compose avec Bruno, ses premiers textes, pour aboutir à des premiers concerts dans des MJC, où leurs premiers fans faisaient partie de leur entourage du quartier[réf. souhaitée].

En 1988, après plusieurs essais de noms successifs dont « 93 NTM », le groupe NTM, plus tard renommé Suprême NTM, est créé avec Kool Shen[15]. Lors de la sortie du premier album en 1989, Joey ne pourra pas encaisser son premier chèque, faute de banque et d'adresse fixe[16]. Après la parution de quatre albums, de nombreux singles, d'albums live et de remixes, plus de 500 concerts et une reconnaissance du public, le groupe se sépare en 1998[15],[17]. Morville vit cette séparation comme une véritable déchirure, selon ses termes pire qu'une séparation de couple. Dix ans plus tard, le 13 mars 2008, il décide d'un commun accord avec Lopes, de reformer pour une série de concerts à Bercy et une tournée nationale[18].

Label B.O.S.S. (1998–2007)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : B.O.S.S..
Logo du label B.O.S.S.

En parallèle à sa carrière musicale, Morville se consacre à son label créé en 1998 : B.O.S.S., acronyme de Boss Of Scandalz Strategyz, avec DJ Spank, DJ Naughty J, DJ James et Terror Seb (un surnom donné à son manager)[19]. Son partenaire de groupe, Bruno Lopes, fonde son propre label, IV My People, qu'il vendra en 2008[20],[21]. Dès lors, les deux rappeurs ne se parlent plus. Une poignée de main serrée sans un mot scellera la fin de l'amitié, lors de l'enterrement de Lady V, l'ancienne compagne de Kool Shen[22]. Avec cette boîte de production, il sort dans les années 1999, 2000 et 2004, des EP et trois compilations, qui regroupent une quinzaine de rappeurs au sein de son label, comme Lord Kossity et Sniper, qui quitteront assez rapidement le groupe pour voler de leurs propres ailes. Un disque DVD sort également : Who's The B.O.S.S., qui suit en vidéo les pérégrinations du collectif en tournée et en studio[23],[24].

Morville, avec le concours de DJ Spank, produit par ailleurs, en 2006, d'autres artistes comme l'album d'Iron Sy (Irony), ainsi que le single de Nathy (Jump Up), et un album de D. Dy. Finalement, en 2007 le label se restreint après le départ de Naja et de la Vip-R. DJ Spank le quitte alors à son tour pour animer, en direct de New York, l'émission Radio FBI Show, qui passe sur la radio Skyrock. Pour entériner la fin du label, le groupe allemand Hugo Boss fait interdire l'utilisation de la marque[25],[26].

Émissions sur Skyrock (1998–2004)[modifier | modifier le code]

Durant cinq saisons, de 1998 à 2004, Joey et ses disc-jockeys du label B.O.S.S. ont leur propre émission de radio sur Skyrock (Sky.B.O.S.S.), à l'antenne deux fois par semaine les trois premières années (le jeudi à minuit et le samedi à vingt heures), puis une fois par semaine la dernière année. Chaque émission commençait par la phrase choc « Jeudi, jour de sodomie » ou « Samedi, mets ta femme à l'abri ». Dès la première émission, les responsables de Skyrock sont emballés et offrent l'antenne libre jusqu'à six heures du matin. L'émission offrira à cette radio ses plus belles audiences depuis sa création[réf. souhaitée].

Sky.B.O.S.S. permettait d'entendre des titres venus tout droit des États-Unis et de la Jamaïque, mais également de découvrir de jeunes rappeurs français non médiatisés qui venaient présenter leurs albums et montrer l'étendue de leur talent, en posant des freestyles de qualité : Joey recevait de nombreuses mixtapes qu'il triait sur le volet. Condition voulue par Joey, l'antenne était tenue plusieurs heures par nuit depuis la cave de sa maison de banlieue, un pavillon de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis. De nombreux rappeurs venus de toute la France s'invitaient chez lui, voire débordaient dans la rue d'à côté quand il n'y avait plus de place, témoignant du succès de l'émission[réf. souhaitée].

Période d'engagements (2005–2007)[modifier | modifier le code]

JoeyStarr, au festival d'Art Rock de 2007, à Saint-Brieuc.

En mai 2005, JoeyStarr fonde, avec Leïla Dixmier, le collectif Devoirs de mémoires. Leïla Dixmier préside l'association, et devient sa compagne[27]. Ils auront deux enfants avant leur séparation, à la suite de violences conjugales[28]. Avec le collectif, Joey participe, aux côtés de Jamel Debbouze et Jean-Pierre Bacri, à une campagne visant à inciter les jeunes des cités à s'inscrire sur les listes électorales, durant la journée du [29]. Il précise lors, d'une émission sur BeTV, qu'il y allait pour inciter les jeunes à voter. Toutefois, ses multiples démêlés avec la justice tendent à le discréditer sur le terrain politique. Il lui est aussi souvent reproché de parler de la jeunesse alors qu'il est âgé maintenant de quarante ans. En outre, l'engagement antiraciste et à l'extrême gauche[30] de JoeyStarr lui vaut des déboires avec des supporters du Paris Saint-Germain, son club de cœur, puisque le des supporters du Kop de Boulogne lui crachent dessus, cassent sa voiture et l'obligent à fuir le Parc des Princes[réf. nécessaire].

En 2006, Joey réunit sur une compilation, My Playlist: By JoeyStarr, publiée chez Wagram Music, dix-huit titres parmi ses préférés : des Beastie Boys au funk, de KRS-One à la soul en passant par IAM. Il coécrit par ailleurs, avec Philippe Manœuvre une biographie, publiée en mai 2006 : Mauvaise réputation. Pour lui, l'écrivain Antonin Artaud était un génie caustique, illuminé, inventif, dont il admire les écrits de Van Gogh, le suicidé de la société, au point de se réapproprier une édition originale[31]. Le , JoeyStarr sort son premier album solo intitulé Gare au Jaguarr au label Jive, et pour la promotion joue avec David Gitlis et John Gitlis, du groupe Enhancer, qui ont participé au titre J'arrive sous leur entité de compositeur Le son des Anges[32]. En plus de titres originaux, il y reprend Gare au gorille de Georges Brassens, ainsi que la chanson Le Métèque de Georges Moustaki. Le premier single s'intitule Pose ton gun II, dont le clip montre une partie de Chat perché avec la police. Le deuxième single s'intitule Métèque, qui reprend une partie du refrain de la chanson Le métèque de Georges Moustaki, le clip met en scène JoeyStarr qui adopte un jeu de scène « de style Jacques Brel ». La chanson Sarkozy, où le rappeur s'adresse au futur président de la République Nicolas Sarkozy, avec le leitmotiv : « Tiens ta femme et tu tiendras la France », ne figure pas sur l'album mais circule librement sur le net[1].

JoeyStarr fait alors une tournée en France, pour finir les 17 et 18 février 2007 à l'Olympia de Paris[32]. Le Jaguarr s'accompagne d'artistes pour quelques duos sur son disque, comme Dadoo (qui produit aussi plus de la moitié de l'album), Fat Cap et Nathy[réf. nécessaire]. Finalement, à cause de sa reprise de Gare au gorille, il est accusé de plagiat par la détentrice des droits du titre. Son album est alors retiré des ventes deux semaines après sa sortie ; une nouvelle édition est donc élaborée et mise sur le marché[réf. nécessaire]. Depuis 2006, il abandonne également son bridge de dents en or, ce qui adoucit son image et sa perception de la part du grand public[33]. Le , Starr participe à la sixième saison de Star Academy[30], et chante le titre Métèque avec Marina, et Laisse pas trainer ton fils avec Dominique[réf. souhaitée].

Engagé politiquement à l'extrême gauche, JoeyStarr est ami avec Olivier Besancenot[34]. Le , il soutient avec le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire seize familles de sans-logis, qui campent à Poissy pour réclamer la réquisition de logements inoccupés. Il a estimé que cette visite « faisait partie de son rôle de citoyen. Quand on ne se préoccupe pas des autres, ça finit toujours par nous retomber dessus. Je suis là pour apporter mon soutien à des gens que l’on traite comme des délinquants », a-t-il expliqué à l’Agence France-Presse[35].

Reformation de Suprême NTM (2008)[modifier | modifier le code]

Le , JoeyStarr annonce, avec Bruno Lopes, la reformation du groupe Suprême NTM pour une série de concerts à Bercy[18]. Devant le succès des premières réservations — les 75 000 places des cinq soirées à Bercy du 18 au 22 septembre 2008, se sont vendues en quelques heures[36], les trois premières dates affichent complet[37] — une tournée nationale est montée avec des concerts en Belgique et Suisse[38].

Le , simple « tour de chauffe » avant Bercy, un concert privé est organisé à l'Olympia. Finalement, la tournée nationale est un succès et remporte même une nomination aux Victoires de la musique 2009, dans la catégorie « meilleur spectacle musical »[39]. À cette occasion, Morville s'entoure de l'ex-champion de kick boxing Fabrice Allouche, préparateur physique talentueux, pour l’entraîner physiquement pour son retour sur scène avec NTM[40].

Cinéma et nouvel album (depuis 2008)[modifier | modifier le code]

Dès 2008, Morville est choisi au casting de la série télévisée Mafiosa[41], puis apparaît dans de petits rôles de divers films incluant Passe-passe, La Personne aux deux personnes ; puis en 2009 dans Le Bal des actrices, qui lui vaut sa première nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle[42],[43].

En 2010, il est à l'affiche de L'Immortel de Richard Berry, puis enchaîne avec succès dans Polisse, qui lui apporte à nouveau une nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle en 2012[42],[44]. En parallèle, il sort un 2e album solo en octobre 2011, intitulé Egomaniac, où il collabore notamment avec Nicoletta[45]. Le , Joey Starr reçoit le prix Patrick-Dewaere pour sa prestation dans le film Polisse[42].

En 2015, il intègre avec Mia Frye le jury de l'émission Talent Street sur France Ô.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Entre 1994 et 1999, Morville aurait eu une longue relation avec une jeune femme, relation violente faite « d'enfermement hystérique, de comportements sado-maso », selon l'avocat de la jeune femme[46]. Cela conduira à un procès tumultueux avec une accusation de coups et blessures volontaires sur son ex-compagne, appuyée par plusieurs certificats médicaux, et qui se terminera par une tentative de suicide de la part des deux parties[46]. Une expertise psychiatrique ne décèlera aucune pathologie mentale chez Morville qui, selon le psychiatre, « trouve via la musique un moyen de se dégager de la violence qu'il porte en lui[46]. » Il entretient par la suite une liaison avec l'actrice Béatrice Dalle pendant plusieurs années[47] ; ils ont d'ailleurs fait, ensemble ou séparément, quelques apparitions remarquées dans l'émission de Thierry Ardisson, Tout le monde en parle[réf. souhaitée], puis dans l’émission 60 jours 60 nuits. Ils se séparent finalement, Béatrice Dalle épousant en 2005 un homme détenu en prison[48]. D'elle, JoeyStarr déclare : « Cela a été un honneur de la rencontrer. Ensemble, on a fait les quatre cents coups[31]. »

Morville a deux fils, fruits de son union avec Leïla Dixmier : Mathis (né le )[49], et Khalil (né le )[50]. Malgré une déclaration dans sa biographie : « Mon fils m'a conscientisé et responsabilisé […] L'anarchie ne m'intéresse pas du tout, et pourtant je reste un électron libre. Je n'aime pas les règles, mais je suis obligé de faire avec[51] », le couple finit par se séparer en 2008, et Joey est condamné en 2009 à une peine de prison à la suite de violences conjugales[52]. Il devient ensuite le compagnon de l'actrice et réalisatrice Maïwenn[53] ; ils se séparent après le tournage du film Polisse. En 2012, lorsqu'il reçoit le prix Patrick Dewaere, il est accompagné de son amie, l'actrice Karole Rocher, rencontrée sur le tournage de Polisse[54].

En janvier 2015, il devient papa d'un troisième petit garçon, Marcello[réf. souhaitée].

Démêlés avec la justice[modifier | modifier le code]

JoeyStarr à l'avant-première de Passe-passe, diffusé à l'UGC Ciné Cité Les Halles, à Paris, le .

Morville a connu plusieurs démêlés judiciaires pour violences, ou incitation à la violence. En novembre 1996, le groupe NTM est condamné par le Tribunal correctionnel de Toulon à 6 mois de prison, dont 3 mois avec sursis, avec interdiction « d'exercer la profession de chanteur de variétés » pendant 6 mois, pour « propos outrageants » envers les forces de l'ordre, lors du concert de la La Seyne-sur-Mer le . NTM interjette appel et, en juin 1997, la Cour d'appel d'Aix-en-Provence allège le jugement du Tribunal de Toulon et condamne Kool Shen et JoeyStarr à 50 000 francs d'amende et deux mois d'emprisonnement avec sursis[55]. Le , Morville est condamné à 2 mois de prison ferme pour l’agression d’une hôtesse de l’air, à Montpellier[56]. L'incident se déroule en 1998 et vaut à la victime douze jours d'incapacité de travail pour un traumatisme crâno-facial et une fracture nasale[57]. En janvier 2014, l'hôtesse de l'air se plaint de n'avoir touché que 15 000 euros et indique avoir déposé une nouvelle plainte en 2008 contre Morville pour organisation frauduleuse d'insolvabilité[57],[58],[59]. Le , il est condamné à 6 mois de prison ferme pour coups et blessures volontaires sur son ex-compagne, à Bobigny[60].

En février 2000, il est condamné à verser une amende de 1 000 euros pour la détention d'un chien pitbull non stérilisé, Storm, qui avait tenté de dévorer le chien d'une passante à Saint-Ouen[61]. En mai 2000, il est condamné à verser une amende de 12 000 francs pour avoir agressé un passant le 4 juin 1998[61]. En février 2001, il est arrêté dans le cadre d'une affaire de trafic de cocaïne : lors de l'intervention, les policiers découvrent à son domicile de la cocaïne, du haschich et un pistolet automatique de calibre 6,35 mm. Le lendemain, JoeyStarr est condamné à un mois de prison ferme et est immédiatement incarcéré pour détention prohibée d'arme de première catégorie et à payer une amende de 100 000 francs (15 000 euros), par le tribunal correctionnel de Bobigny[62].

En 2002, il frappe violemment un singe devant des caméras, ce qui lui vaut une condamnation pour mauvais traitement[63]. En 2003, il est condamné à quatre mois de prison ferme pour avoir frappé et craché sur des gendarmes mobiles[60]. En 2005, il est mis en examen pour usurpation d'identité et faux et usage de faux : il aurait fait payer à un homonyme demeurant à Nancy plusieurs infractions au code de la route commises avec un faux permis de conduire[64]. En février 2009, il est condamné à 3 mois de prison ferme et 2 000 euros d’amende pour violences conjugales, à la suite d'une main courante déposée par son ex-compagne le . Il avait été gardé à vue et placé sous contrôle judiciaire à cette occasion[65]. Le , il écope d'une peine de 2 ans de prison dont 6 mois ferme pour des violences volontaires à coups de hachoir (feuille de boucher) portés sur une voiture lors d'une bagarre à Paris. Il est immédiatement placé sous mandat de dépôt[66]. En 2006, Joey Starr est condamné au civil pour ces faits à verser 60 000 euros de dommage et intérêts.

Le , il est arrêté en Belgique, dans le quartier du Carré de Liège, pour rébellion envers des policiers[67],[68]. Selon la presse du , il s'est infligé lui-même des blessures afin d'en accuser les policiers, comme le montrerait l'enregistrement des caméras de surveillance du poste de police[69]. Le , il est débarqué à Nice d'un appareil de la compagnie aérienne Air France qui s'apprêtait à décoller pour Paris, à cause de son état d'ébriété. Le commandant de bord interrompt la procédure de roulage et fait appel aux services de la police des frontières pour placer Morville en cellule de dégrisement, avant sa remise en liberté le soir même. La compagnie Air France porte plainte pour « comportement inacceptable sous l'emprise de l'alcool »[70],[71].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Concerts enregistrés[modifier | modifier le code]

Compositeur[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Avec Suprême NTM
Avec B.O.S.S.
Solo

Participations[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

JoeyStarr a également inspiré quelques artistes qui lui ont consacré un morceau :

  • Jonaz - Hey Jo[73]
  • Les Vedettes - JoeyStarr[74]
  • Uminsky - JoeyStarr
  • Le duo Brigitte

Distinctions[modifier | modifier le code]

JoeyStarr a été nommé à plusieurs reprises dans les catégories :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « A Bourges, Joey Starr en meeting politique », sur Le Monde,‎ (consulté le 30 juin 2014).
  2. a, b, c, d, e, f et g « Sa biographie », sur Allociné (consulté le 1 juillet 2014).
  3. « Ivre, JoeyStarr est débarqué d'un vol Nice-Paris », sur Le Parisien,‎ (consulté le 22 février 2014).
  4. Cf. reportage de 50 Minutes Inside[Quand ?], « Dans le monde du rap, il représente une icône absolue parce qu'il est crédible, vrai... authentique ».[réf. insuffisante]
  5. a et b « Joeystarr, l’enfant terrible a-t-il mûri ? », sur MSN,‎ (consulté le 1 juillet 2014).
  6. a et b « La biographie de JoeyStarr », sur premiere.fr (consulté le 1 juillet 2014).
  7. « JoeyStarr », sur RFI (consulté le 1 juillet 2014).
  8. « Joey Starr : c'est aussi çà ! », sur Huffington Post,‎ (consulté le 1 juillet 2014)
  9. « Joey Starr, "Mauvaise réputation" », sur TVNews,‎ (consulté le 1 juillet 2014).
  10. « ZUS Cité Allende - Zone Urbaine Sensible de la commune de Saint-Denis » (consulté le 20 mai 2008).
  11. a et b JoeyStarr, Mauvaise Réputation, Flammarion,‎ , 307 p. (ISBN 2080689312), p. 21.
  12. « JoeyStarr : 'J'ai arrêté de boire, j'ai maigri, je ressemble à un jeune premier' », sur PurePeople,‎ (consulté le 1 juillet 2014).
  13. a et b « JoeyStarr quitte l’acide et le graff pour suprême NTM », sur Quai-Baco,‎ (consulté le 1 juillet 2014).
  14. « NTM Story, 1983-1990: Les sentiers de la gloire », sur Les Inrocks,‎ (consulté le 1 juillet 2014).
  15. a et b « Joey Starr se livre sur la fin du groupe NTM. « C’est Kool Shen qui m’a planté » », sur Voici,‎ (consulté le 1 juillet 2014).
  16. Philippe Vandel, « Kool Shen : "Le plus compliqué c'est de savoir si on va être à la hauteur" », sur France Info,‎ (consulté le 25 février 2014).
  17. Aurélie Rara, « C’est râpé pour NTM. », sur Paris Match,‎ (consulté le 1 juillet 2014).
  18. a et b « NTM se reforme et annonce 3 concerts à Bercy », sur Le Nouvel Observateur,‎ (consulté le 1 juillet 2014).
  19. « Supreme NTM, les tauliers du rap »,‎ (consulté le 30 juin 2014).
  20. Stéphanie Binet, « Cène Saint-Denis. », sur Libération,‎ (consulté le 1 juillet 2014).
  21. « Kool Shen délaisse le rap pour le grand écran », sur Stay Tuned,‎ (consulté le 1 juillet 2014).
  22. Gilles Médioni, « Kool combat », sur L'Express,‎ (consulté le 1 juillet 2014).
  23. « Le Who’s the boss? de Joey Starr », sur RFI Musique,‎ (consulté le 1 juillet 2014).
  24. « Joey Starr : Who's the BOSS », sur DVD Critiques (consulté le 1 juillet 2014).
  25. « Hugo Boss obtient l`interdiction de la marque B.O.S.S lancée par Joey Starr », sur challenges,‎ 30. mars 2007 (consulté le 1 juillet 2014).
  26. B.M, « La marque de Joey Starr interdite », sur LCI TF1,‎ (consulté le 1 juillet 2014).
  27. Thierry Ardisson, Cyril Drouhet et Joseph Vebret, Dictionnaire des provocateurs,‎ (ISBN 2259212859).
  28. « Joey Starr condamné à 3 mois ferme pour violences conjugales », sur Libération,‎ (consulté le 30 juin 2014).
  29. « Joey Starr et Jamel à Clichy-sous-Bois », sur LCI TF1,‎ (consulté le 1 juillet 2014).
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  33. Véronique Mortaigne, « Joeystarr dans l'arène civique », sur Le Monde,‎ (consulté le 22 mai 2012).
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • JoeyStarr, Philippe Manœuvre, Mauvaise réputation, J'ai lu,‎ , 285 p. (ISBN 978-2290003015, OCLC 2290003018)
    Autobiographie de JoeyStarr, rédigée conjointement avec le critique musical Philippe Manœuvre, où l'auteur résume à sa façon et décrit sans ambages, dans un style simple et brut, les faits qui lui ont été reprochés, et le rôle des médias dans les scandales qu'il a provoqué. La période va de son enfance jusqu'à la naissance de son enfant, Matisse, en septembre 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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