Joe Bar Team

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Joe Bar Team (JBT) est une série de bande dessinée humoristique créée en 1990 par Bar2, sur la base de premières planches (pages) parues dans Moto-Journal à la fin des années quatre-vingts. Elle fut successivement reprise par Fane (auteur), puis par le duo Pat Perna (scénario) - Henri Jenfèvre (dessin). Elle est actuellement éditée par les Éditions Vents d'Ouest.

L'histoire[modifier | modifier le code]

La série raconte avec humour les aventures et les déboires d'une bande de motards qui se retrouvent au Joe Bar (d'où le titre de la série), toujours à l'affût d'une course à gagner. Suivant leur auteur, les épisodes se passent dans les années 1970 (tomes 1 et 5, sous la plume de Bar2) ou vingt ans après (tomes 2, 3, 4 et 6, de Fane). On retrouve les personnages des années 1970 (Édouard Bracame, Jean Manchzeck, Jean-Raoul Ducable, Guido Brasletti et Joe), vieillis, et leurs relations avec de nouveaux personnages dans les années 1990. Enchaînant frayeurs et freinages trop tardifs, intérieurs incontrôlés et sorties de route, contraventions et nuits à l'hôpital, chacun nie totalement qu'il a eu peur, avec la réplique pleine de mauvaise foi : « T'attaquais toi ? ». À noter que Pierrot, Jéjé et Paulo se chambrent sur le mode : « Tu pilotais ? »
Une des caractéristiques de la série est que, si les personnages ont un physique dénué de réalisme, les motos elles respectent totalement les caractéristiques de modèles existants (le premier tome comportant même un descriptif et un historique des modèles représentés.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Motards[modifier | modifier le code]

Chaque nom de personnage est un jeu de mot lié à la moto.

Édouard Bracame (arbre à cames)
Ed' la poignée circule sur Honda CB 750 Four, puis sur une Honda CB 1000 Big One. Plus frimeur que vainqueur quand il provoque ses copains à la course, adepte du freinage tardif, il lance d'un ton posé des défis sans équivoque tels que « Je pisse sur les twins poussifs et les cylindres à trous qui puent ! » Il est toutefois un fin guidon capable de tracer un cercle de gomme parfait avec le pneu arrière du XT de Paulo les Gaz en réponse à une provocation un peu téméraire de celui-ci. Ed est également le grand utilisateur du nitroglycériméthanol, carburant aussi puissant qu'illicite qui lui sert à gagner les courses mais qui s'avère très instable. Il joue parfois les patrons d'écurie lorsque ses camarades font des courses comme pour Jeannot dans le premier album. C'est le plus raisonnable de la bande ; il est ainsi le seul à qui l'on confie la garde d'un enfant - son neveu Junior, qui témoigne de l'influence bénéfique de son oncle lors de sa visite au Joe Bar.
Jean Manchzeck (j'emmanche sec) 
Joe l'arsouille circule sur Norton Commando 850, puis sur une Triumph 900 Daytona. En général, il suffit de le provoquer sur la mauvaise qualité de son pilotage pour l'inviter à « faire une bourre »... Avec son caractère impulsif, la lecture dans son journal moto favori de la dernière crise mystique du champion à la mode suffit à lui faire prendre la mouche.
Jean-Raoul Ducable (j'enroule du câble) 
Jeannot la case circule sur Kawasaki 750 H2, puis sur une Suzuki GSX-R 750 W; il exerce le métier de mécanicien sur motos. De temps à autre, il invente toutes sortes de nouvelles machines qu'il ne fera jamais homologuer, ce qui aura souvent pour effet d'attirer des patrouilles entières de policiers à la sortie du garage. Sur la route, c'est un adepte du précepte ça passe ou ça casse, comme en témoignent ses nombreuses interpellations par les forces de l'ordre et ses fréquents séjours à l'hôpital. Sa mauvaise foi se caractérise par un excès de fierté. Se croyant trop souvent meilleur pilote que d'autres, il a la fâcheuse tendance d'accuser son adversaire d'être incapable de négocier un virage serré à plus de 100 km/h... une fois gravement accidenté avec ce dernier dans un fossé. Il s'essaie de temps à autre à la course de côte avec des résultats spectaculaires... facilités par quelques gouttes de nitroglycériméthanol, comme il va de soi sur une moto préparée par Ed la poignée.
Guido Brasletti (guidon-bracelet) 
Pépé circule sur Ducati 900 SS, puis sur une 900 SS demi-carénée. Il est le stéréotype du tombeur italien. Sur route, c'est le spécialiste des trajectoires scientifiques (calcul de la courbe idéale dans un virage, etc.)
Jérémie Lapurée (j'ai remis la purée) 
Jéjé l'aspi débute sur un Dax Honda puis passe à une Harley-Davidson 883 Sportster quelque peu vitaminée, importée des USA à titre isolé et homologuée en conséquence. Passionné de machines américaines, il ne cache jamais son mépris pour les motos japonaises qui ne sont selon lui que « des tas de morceaux de plastique ». Bricoleur du dimanche, il met constamment sa moto en panne et sème généreusement sur la chaussée les pièces de son engin au gré des vibrations. D'ailleurs, il faut rappeler que l'ensemble "moteur et boîte de vitesses" (beaucoup trop reluisant de chrome...) de sa Harley-Davidson lui a déjà été plusieurs fois dérobé la nuit devant chez lui. Dans le tome 7, Jérémie change de moto, mais continue à monter sur une américaine: une Buell.
Paul Posichon (pole position
Paulo les gaz se fait les dents sur une 51 MBK"Racing" très spéciale (« 110, compteur bagnole ? »), puis opte pour un Yamaha 600 XTE « Supermotard » une fois le permis moto en poche. Convaincu d'être un bricoleur de génie et champion du monde de moto, il tente des expériences souvent catastrophiques qui provoquent bien des dégâts, voire de s'attirer la foudre des policiers. Il partage le tableau des pannes avec Jérémie Lapurée ainsi que celui des accidents en tous genres avec la Fouine. Il possède également une voiture de type Renault 5 et se retire de temps à autre dans sa maison de campagne.
Paul Posichon apparait également comme une auto-représentation du dessinateur Fane, notamment dans les tomes 2 et 3 où Paul Posichon travaille en tant que dessinateur.Il apparait souvent comme le "looser" et serait une auto-dérision de la part de Fane.[réf. nécessaire] Dans le tome 7, fidèle à son goût pour le Supermotard, Paulo troque son XT contre un KTM Duke.
Pierrot Leghnôme (le gnôme) 
Pierrot la Fouine apparaît au guidon d'un scooter MBK Active 50 cm³ puis, sans transition, d'une Yamaha 1200 VMax. Sa technique aléatoire (« la plus grosse pince de la planète », selon Manchzeck) au guidon d'une moto surpuissante et au freinage quasi nul lui vaut de fréquentes visites dans les fossés, lacs, et bien sûr chambres d'hôpitaux. Un accident particulièrement spectaculaire impliquant un bateau, à l'issue d'une bourre avec Jéjé et Paulo sur le port de Cannes, lui vaut depuis l'estime éternelle de son assureur. Dans le tome 7, Pierrot délaisse l'ancien modèle du V-Max pour la version 2010.
Joe 
Patron du Joe Bar où se retrouvent les personnages après une arsouille. Motard à ses heures, il possède une Moto Guzzi V7 Spécial ainsi qu'une Peugeot 504 break attelée à une remorque "porte-motos". Son bar est équipé d'un jukebox dont les disques ne sont que des enregistrements de compétitions. Il assure parfois le rôle de directeur de course.

Autres et apparitions temporaires[modifier | modifier le code]

Christian 
Cri-cri est un garagiste et vendeur de motos employant Jeannot-la-Case dont les membres du Joe Bar Team commandent souvent des pièces et des accessoires pour leurs motos, aussi bien pour améliorer leurs performances que pour les remettre en état à la suite d'une bourre qui s'est terminée dans un fossé.

Le personnage de Christian est un hommage de Fane, rendu au créateur de la série, Christian Debarre.

Josie 
La serveuse du Joe Bar, une brune très aguichante à qui les trois plus jeunes motards (Pierrot, Jérémie et Paulo) font la cour sans succès. On ne la voit pas souvent à moto malgré sa technique irréprochable; elle fait toutefois aux trois jeunots une démonstration aussi péremptoire que fumante de son adresse au guidon sur la Harley de Jéjé.
Georges dit Gégé 
Gendarme sur BMW R90 S modifiée, son but est d'appréhender l'équipe. Sa moto (la J.B.T. Interceptor) se révèle plus efficace que celle d'Édouard, de Jean, de Jean-Raoul ou de Guido; ainsi, il se hisse sur le podium du Joe Bar Team et verse une larme pour sa première victoire en course. Gégé est surtout connu sous son nom de code "Lévrier noir".
Marius Sonpeneu 
Marseillais pure souche, qui apparaît dans le 7e tome de la série, et se lie d'amitié avec Jérémie et ses compères à l'issue d'un stage sur circuit.

Galerie[modifier | modifier le code]

Les Albums[modifier | modifier le code]

  1. Tome 1 : 1990, Bar2
  2. Tome 2 : 1993, Fane - première apparition de Pierrot, Jérémie et Paulo qui ne vont pas tarder à passer le permis moto.
  3. Tome 3 : 1995, Fane
  4. Tome 4 : 1997, Fane - vie professionnelle (assez anarchique...) des trois jeunes compères et départ en vacances de l'ensemble du team en montagne.
  5. Tome 5 : 2003, Bar2 - retour aux années 1970
  6. Tome 6 : 2004, Fane - reprend le concept du Tome 3 : le quotidien du motard d'aujourd'hui
  7. Tome 7 : 2010, Perna/Jenfèvre - les trois jeunes changent de moto et se lient d'amitié avec le Marseillais Marius
  8. Tome 8 : 2014, Bar2/Fane - Jéjé, Paulo, Pierrot sans oublier les anciens reviennent essorer la poignée de gaz
  9. Chroniques du Joe Bar : 2012, Chris Deb (Bar2), Préambule de Bertrand Thiébault - Roman (Editions 12bis)

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Arsouiller : partir à plusieurs motards pour une balade d'une journée en taquinant l'accélérateur sur les départementales et se dépassant en s'arrêtant régulièrement pour refroidir les pistons tout en regardant le paysage ou en buvant un café à une terrasse avant de rentrer (balade tranquille, balade rapide, arsouille).

Bourre : Course de vitesse qui se fait généralement sur une faible distance mais parfois aussi sur les routes de campagne. Elles se terminent soit dans le fossé soit au bord de la route lors d'interpellation par les forces de l'ordre (excès de vitesse, franchissement de ligne blanche, motos aux équipements non réglementaires...) voire à l'hôpital. Synonyme d'arsouille.

Se bourrer : Chute violente en moto.

Attaquer : Prendre de la vitesse et de l'angle.

Nitroglycériméthanol : Substance chimique illicite utilisée par Ed' La Poignée pour augmenter la puissance de sa moto. Cet additif au carburant classique réclame une certaine délicatesse de manipulation et un bon réglage des pièces du moteur, sous peine d'explosion de la machine. Cette substance a notamment permis à la mobylette 50 cm³ de Paul Posichon d'atteindre les 140 km/h.

Passage en courbe : Prendre un virage

Se mettre au tas : Chuter en moto.

Se faire taxer : Se faire battre, ou doubler par son adversaire. Synonyme de se faire pourrir.

Tirer un poil court : Simuler un mauvais réglage de la démultiplication finale de sa moto pour se justifier lorsqu'on s'est fait pourrir en arsouille.

Se faire pourrir : Se faire dépasser en arsouille

Citations[modifier | modifier le code]

Edouard Bracame :
« Je pisse sur les twins poussifs et les cylindres à trous qui puent »
« T'attaquais toi ? Moi j'attaquais pas ! » : Dans son lit à l'hôpital après une bonne bourre avec ses potes
« À force de rouler à ton rythme je me suis endormi !!! »: En sortant des buissons car il vient de se bourrer à cause de la vitesse.

Pierre Leghnôme :
« Alors là, mes pov' vieux !!... quand je vais savoir me servir de ce truc, JE VAIS VOUS ATOMISER !! » : Parlant de sa V-Max après s'être bourré.

Neveu d'Edouard Bracame : (il doit avoir 8 ans et se déplace sur un petit tricycle)
« Alors pov' courge !? Tu viens te le taper ce 400 mètres ou il faut que je vienne te chercher ? »

Paul Posichon : (parlant de la Ducati de Guido)
Une italienne tu lui enlèves les roues et le rouge Ferrari tu te retrouves avec une grosse limace.

Jéremie Lapurée : (s'adressant à Pierrot La Fouine qui a laissé échapper son VMax)
« Quand on sait pas faire un burn-out, on essaie pas de faire son cacou ! »

Lien externe[modifier | modifier le code]