Jock Lewes

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Jock Lewes
Surnom Jock
Naissance 21 décembre 1913
Calcutta
Décès 30 décembre 1941 (à 28 ans)
Libye
Allégeance Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Arme Parachutisme
Grade Lieutenant
Années de service 1939 – 1941
Conflits Seconde Guerre mondiale
Commandement Special Air Service
Faits d'armes Guerre du désert

Le lieutenant John "Jock" Steel Lewes (parfois orthographié Lewis) est le cofondateur du Special Air Service, avec David Stirling.

Né le 21 décembre 1913 à Calcutta, sujet australien, il rejoint l’Angleterre pour étudier à l’université d'Oxford. Sportif accompli, président du Club d'aviron, il contribue largement, en 1937, à la victoire d'Oxford contre Cambridge, mettant ainsi fin à une série de 13 défaites consécutives. Il séjourne ensuite à Berlin où il est séduit par l'Allemagne nazie. La nuit de Cristal, en 1938, lui fait comprendre la véritable nature du régime[1].

Sous-lieutenant de l’Armée territoriale de la Rifle Brigade, il est versé dans les Welsh Guards le 28 octobre 1939.
En 1941, David Stirling et Jock Lewes sont tous deux sous-lieutenants du bataillon B (Commando n° 8 du lieutenant-colonel Daly), de la Layforce du général Robert Laycock[notes 1]. À la dissolution de leur unité ils créent le SAS.

Lewes dessine l'insigne du brevet parachutiste SAS en s'inspirant d'un ibis d'une fresque égyptienne. Le bleu foncé rappelle la couleur de l’université d’Oxford et le bleu clair la couleur de l’université de Cambridge.

L’explication est la suivante : les deux jeunes lieutenants des SAS, John Lewes et Thomas Bennett Langton (MC-1943) avaient été membres de l’équipe d’avirons, respectivement d’Oxford et de Cambridge.

Ce brevet est cousu en haut de la manche droite de l’uniforme de tout militaire membre d’une unité SAS. Après un saut opérationnel, il est cousu au-dessus des décorations, à gauche de la poitrine.

Lewes est aussi l’inventeur de la bombe incendiaire dîte bombe Lewis.

Le lieutenant Lewes meurt en opérations en Libye, mitraillé par un chasseur allemand au retour d'un raid des SAS contre l'aérodrome de Nofilia (61 avions détruits), le 30 décembre 1941, à l’âge de 28 ans.

Stirling a dit de lui : " Jock Lewes aurait très sincèrement pu se déclarer, plus que moi, le véritable créateur des SAS. "[2], sa mort prématurée en opération ayant en effet occulté son rôle dans la création de cette unité d’élite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La brigade spéciale Layforce comprend les Commandos 7, 8, et 11 et les Commandos 50 (ex-Crète) et 52 (ex-Soudan) du Moyen-Orient. Le Commando 51 du Moyen-Orient, formé d'Arabes et de Juifs, ne sera engagé qu'en Palestine. La brigade est divisée administrativement en quatre bataillons A (Cdo 7 du lieutenant-colonel Colvin, DSO), B (Cdo 8 du lieutenant-colonel Daly), C (Cdo 11 du lieutenant-colonel Pedder, tué le 9 juin 1941) et D (Cdos 50/52 du lieutenant-colonel Young, DSO). La première opération contre Bardia, en Libye, le 21 avril 1941, est un échec. En mai 1941, les Commandos 7 et 8 servent de forces d'arrière garde en Crète. Le Commando écossais no 11 se distingue en Syrie contre les Français vichystes le 3 juin 1941, sur le fleuve Litani, où il subit de lourdes pertes. La dernière action de la Force Lay (Commando no 11) est l'attentat manqué contre Rommel en novembre 1941.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Amelia Hill, « SAS founder was a Nazi sympathiser », sur The Guardian.com,‎ 23 juillet 2000 (consulté le 23 septembre 2014)
  2. Thomas Harding, « Family of SAS pioneer to travel to Libya to find soldier's grave », sur The telegraph.co.uk,‎ 04 décembre 2011 (consulté le 23 septembre 2014)

Sources[modifier | modifier le code]