Joachim Neumann

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Vitrail "Hohe Fenster" ((de) Fenêtre haute) à l'église Martini de Brême avec Joachim Neander à l'orgue

Joachim Neander, pseudonyme de Joachim Neumann (1650, Brême - 31 mai 1680, Brême) était un pasteur, poète et musicien Allemand. Suivant les habitudes de son temps, son grand-père (déjà pasteur) avait hellénisé son nom (Neumann signifiant « homme nouveau ») en « Neander » et son petit-fils conserva ce pseudonyme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa date de naissance précise est inconnue : les registres de naissance manquent de 1646 à 1650 ; on sait seulement qu’il n’est pas mentionné pour l’année 1651 et qu’un frère cadet lui est né en 1652 ; comme son père, veuf en 1648, s’est remarié l’année suivante, 1650 reste pratiquement la seule supposition possible.

Son père n'avait pas suivi la tradition familiale : il n'était pas devenu pasteur mais professeur au Pædagogium, l'école préparatoire à l'Université. Joachim renoua avec elle et, en 1666, l'année de la mort de son père, il s'inscrivit à l'université de Brême où il étudia la théologie. Il fut alors influencé par les idées de Johannes Koch (dit Cocceius) et de sa théologie du salut ; il leur resta fidèle toute sa vie et elles transparaissent dans ses hymnes.

De 1674 à 1678 il dirigea l'école latine de Düsseldorf où il devint presque une légende : il se sentait tourmenté par les questions religieuses, son grand-père était déjà passé du luthéranisme au calvinisme et lui-même ne s'entendait pas avec les dogmes et la discipline de son Église. Il essaya de chercher la paix dans la solitude d'une paisible vallée, celle que pour honorer son nom on appela Vallée de Neander (Neandertal en allemand) et qui aujourd'hui est surtout connue pour l'homme préhistorique qu'on y a découvert. L'Homme de Néandertal doit donc son nom à Joachim Neander !!! C'est là qu'il écrivit des hymnes encore populaires dans le protestantisme allemand. En 1679 il fut appelé comme pasteur à Brême et y mourut seulement un an plus tard de la tuberculose.

Johann Sebastian Bach puisa dans ses textes pour les cantates BWV 120a et 137 ainsi que le choral BWV 304.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Helmut Ackermann: Joachim Neander. Sein Leben, seine Lieder, sein Tal. 3. erw. Aufl. Düsseldorf 2005, ISBN 3-89978-029-9.
  • (de) Carl Bertheau: Neander, Joachim, dans: Allgemeine Deutsche Biographie (ADB). Volume 23, Duncker & Humblot, Leipzig 1886, p. 327-330
  • (de) Thomas Diecks,  Neander, Joachim dans Neue Deutsche Biographie (NDB), volume 19, Berlin : Duncker & Humblot, 1999, p. 11. (lire en ligne)
  • Gerhard Dünnhaupt: Joachim Neander (1650–1680). In: Personalbibliographien zu den Drucken des Barock, Bd. 4. Hiersemann, Stuttgart 1991, ISBN 3-7772-9122-6, S. 2933–2936 (Werk- und Literaturverzeichnis)
  • Lore Esselbrügge: Joachim Neander, ein Kirchenliederdichter des 17. Jhs. Diss. Marburg 1921.
  • Andreas L. Hofbauer: Meine Taube / in den Felßlöchern / in dem Verborgene der Steinritzen / laß mich hören deine Stimme. Ad Joachim Neander. In: Dirk Matejovski, Dietmar Kamper, Gerd-C. Weniger (Hrsg.), Mythos Neanderthal, Frankfurt/New York 2001, ISBN 3-593-36751-3.
  • W. Nelle: Joachim Neander, der Dichter der „Bundeslieder“ und „Dankpsalmen“. Hamburg 1904.
  • Erich Wenneker, « Neander, Joachim », dans Biographisch-Bibliographisches Kirchenlexikon (BBKL) , Band 6, Herzberg 1993 (ISBN 3-8830-9044-1), Sp.523–526.
  • Joachim Neander: Bundeslieder und Dankpsalmen von 1680 mit ausgesetztem Generalbaß von Oskar Gottlieb Blarr. Schriftenreihe des Vereins für Rheinische Kirchengeschichte, Band 79. Rheinland-Verlag GmbH, Köln, 1984, ISBN 3-7927-0810-8.
  • Joachim Neander: Bundes-Lieder und Dank-Psalmen. Faksimilierter Reprint der Erstausgabe Bremen 1680 mit Beiträgen von Thomas Elsmann und Oskar Gottlieb Blarr. Bremen: Schünemann 2009, 192 und 34 S.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Des renseignements écrits par le descendant d’un frère du poète (en néerlandais, avec traduction en anglais).