Joachim Mogarra

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Joachim Mogarra

Naissance 1954
Tarragone
Nationalité Espagnol
Formation École supérieure des beaux-arts de Montpellier

Joachim Mogarra (en catalan: Joaquim Mogarra; né en 1954 à Tarragone, Espagne) est un artiste catalan. Il vit et travaille à Montpeyroux, France. Après un passage à la Faculté des Lettres, section philosophie, il sort diplômé de l'École supérieure des beaux-arts de Montpellier en 1982.

Sommaire

[modifier] « J’adore faire de la mobylette »

« J’adore faire de la mobylette » a été produite en 1981. C'est un mini roman. C’est une série de 7 photos de 40 sur 50 cm représentant des situations que l’on pourrait penser banales en lisant les légendes. Mais si l’on regarde les photos on peut décrire des situations totalement loufoques. Les photographies minimalistes de Joachim Mogarra développent un univers poétique et « délicatement maladroit » tout à la fois modeste et sublime, construit sur des saynètes composées à partir de simples éléments détournés du quotidien. Chaussures, petites patates, pots de yoghourt et plantes grasses, boutons et ongles, bouts de tissus, cartes à jouer, objets du « peu », forment le vocabulaire singulier d’un monde tendre et dérisoire organisé selon un bricolage très ajusté. Par un étrange changement d’échelle, ce jeu de mise en scène sobre et mineure d’objets du « presque rien » nous transporte dans une vision *métaphorique et sublime, d’un humour faussement enfantin. La magie de l’œuvre de Mogarra réside dans cette capacité de déplacement et d’évocation qui consiste à produire le maximum d’effets avec un minimum de moyens, en se jouant avec jubilation des images et des mots. Les photos sont prises frontalement à chaque fois. Les lignes de fuites sont décrites par les trottoirs et offrent des perspectives que l’on pourrait retrouver dans les tableaux de Botticelli (environ 1400) ou les Italiens découvraient les lois de la perspective à un point de fuite. Le fait que ces photos soient prises à l’extérieur offre également une lumière naturelle, on peut légitimement penser que le soleil était rasant puisque les ombres sont assez étendues.

Mais revenons à la description de la mise en scène. On y voit des individus retransmettant une description subjective d’une légende située à chaque fois sous la photo. Prenons la photo sept pour exemple. Un homme situé à droite porte dans les mains un guidon de mobylette et un casque. Il est debout dans la rue et se situe à côté de la représentation d’une famille assise sur des chaises. Un homme porte un couvercle de poubelle comme un volant. La légende dit : « je la dépasse car je suis pressé ». On peut donc se représenter la famille comme dans une voiture et lui sur sa mobylette doublant cette même voiture. Mais ne perdons pas de vue que cette photo appartient à une série et que cette série forme une histoire nous racontant la partie d’une vie d’un homme, le fait étant qu’il adore faire de la mobylette. La maladresse de cette série de clichés pourrait être comparée aux tableaux de Joan Miro, pas dans le traité mais dans cette manière touchante, presque enfantine, d’essayer de toucher le spectateur.

En revanche difficile d’y trouver une interprétation cohérente en dehors de ce qu’il nous précise dans les légendes. Je ne parviens pas à savoir ce que l’artiste veut nous communiquer. Peut être souhaite-t-il tout simplement nous faire revenir aux valeurs de l’enfance que chacun de nous avons oublier. Les joies d’une époque qui nous a transportée sur nos mobylettes. C’était une époque où chacun de nous avions de l’imagination pour transformer un bâton en cheval, quatre chaises en voiture, et si l’un de nous trouvait un casque au fond d’un grenier alors nous étions sûrs de nous amuser tout l’été durant. Je pense même qu’un artiste comme Joachim Mogarra n’a pas d’autre prétention que de simplement nous faire sourire devant ses mises en scènes qui nous font revenir l’espace d’un instant le vague goût de l’enfance.

[modifier] Expositions récentes

2012

  • Magie de l'art photographique, Rouen, France

2011

2010

2009

2007

2006

  • La Fondation Mogarra, The Mayor Gallery, Londres, Royaume-Uni

2005

  • La Divine Comédie, École supérieure des beaux-arts, Tours, France

2004

2003

2002

2001

2000

1993

  • Joachim Mogarra, rétrospective, Frac Limousin, France.

[modifier] Bibliographie

[modifier] Liens externes

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