Joël Teitelbaum

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Teitelbaum avec le Charles II de Roumanie, 1936.

Joel Teitelbaum, né le 13 janvier 1887[1] à Máramarossziget et décédé le 19 août 1979 à New York[2],[3], était un Grand-Rabbin hassidique hongrois, fondateur de la dynastie hassidique de Satmar.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Son père est le célèbre rabbin Chananiah Yom Tov Lipa[4] Teitelbaum[5], l'auteur de Kedushas Yom Tov. Sa mère, Chana, est la fille du rabbin Yoel Ashkenazi de Zlochov (Zloczow)[6].

Au mois de février 1904, juste avant ses 17 ans, il épouse Chava, la fille du rabbin Avraham Chaim Horowitz, un descendant de la dynastie hassidique de Ropshitz[6].

À l'âge de 17 ans, il accepte sa première nomination comme rabbin. Pour le reste de sa vie, sa première priorité est d'établir des yeshivot[6].

En 29 mars 1925, il devient le rabbin de Carei (en Hongrois: Nagykároly, en Allemand: Grosskarol/Großkarl), une ville dans le Comté de Satu Mare, au nord-ouest de la Roumanie, près de la frontière avec la Hongrie, en Transylvanie[7].

En 27 février 1934, il devient le rabbin de Satmar (Satu Mare), jusqu'en 1939[8].

Durant la Seconde Guerre mondiale, Joël Teitelbaum, son épouse Chava, et son assistant (shamash) le rabbin Yoseph Ashkenazi se refugient à Klausenburg. En juin 1944, il monte à bord du train de Kastner avec 1 683 autres Juifs à destination de la Suisse. Le train est détourné vers le camp de Bergen-Belsen, où ces Juifs restent quatre mois, les négociations entre l'émissaire d'Adolf Eichmann et Kastner continuant, jusqu'à ce que le train soit effectivement autorisé à partir pour la Suisse. Le 7 décembre 1944, il atteint la frontière suisse avec sa cour[9].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Vayoel Moshe (1958)
  • Al HaGeulah VeAl HaTemurah (1967)
  • Divrei Yoel
  • Hidushei Torah MHR"I Teitelbaum

Aphorismes[modifier | modifier le code]

  • Comment un juif peut-il s'asseoir à la table du Seder à Pesach sans avoir d'abord étudié le livre Gevuros Hashem du Maharal de Prague[10]?
  • Un homme vient à la recherche d'un gendre à la yechiva, et demande au Rebbe qu'il soit un grand érudit. Le Rebbe lui répond: "Vous cherchez comme un ver de terre dans une flamme"[11].
  • Lorsque le Satmar Rebbe se préparait à quitter Israël pour les États-Unis, Reuven Margolis lui dit: "Comme vous partez, où puis-je aller pour une "berachah" (bénédiction)?" Le Rebbe lui répondit: "Allez dans n'importe quelle shtiebel (oratoire hassidique) et demandez au premier juif que vous voyez mettant ses tefillin sur les chiffres de camp de concentration sur son bras."[12]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Meyer Birnbaum (avec Yonason Rosenblum). Lieutenant Birnbaum. A Soldier's Story. Growing Up Jewish In America, Liberating The D.P. Camps, And A New Home In Jerusalem. Mesorah Publications: Brooklyn, N.Y. 1993. (ISBN 0-89906-462-0 et 0-89906-463-9)
  • The Rebbe. A Glimpse into the Daily Life of the Satmar Rebbe Rabbeinu Yoel Teitelbaum. Translated and Adapted by Mechon Lev Avos from Sefer Eidis B'Yosef by Rabbi Yechezkiel Yosef Weisshaus. Machon Lev Avos. 2008. (ISBN 978-1-60091-063-0)
  • Chaim Moshe Stauber (Rabbi). The Satmar Rebbe. The life and times of RAV YOEL TEITELBAUM zt"l. A close talmid's personal recollections. Edited by Devora Glicksman. Feldheim: Jerusalem, New York, 2011. (ISBN 978-1-59826-764-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rabbi Joel Teitelbaum Dies at 92; Leader of the Satmar Hasidic Sect; Opposed State of Israel Moved to Brooklyn in 1946 », The New York Times,‎ 20 août 1979 (consulté le 2012-02-02)
  2. Voir, Rabbi Joel Teitelbaum. In Williamsberg in the 1960s. video.
  3. Voir, Kyrias Joel, NY: Grave of Grand Rabbi Joel Teitelbaum and his wife in Kiryas Joel (named for Rabbi Teitelbaum)
  4. Fils de Yekusiel Yehudah. Voir, THE REBBE, 2008, p. 157.
  5. Décédé le 29 Chevat 5664 (1904 et enterré à Sighet. Voir, THE REBBE, 2008, p. 157.
  6. a, b et c Voir, THE REBBE, 2008, p. VII.
  7. Voir, THE REBBE, 2008, p. VIII.
  8. Voir, THE REBBE, 2008, p. VIII-IX.
  9. Voir, THE REBBE, 2008, p. IX.
  10. Voir, THE REBBE, 2008, p. 180-181.
  11. Voir, THE REBBE, 2008, p. 195.
  12. Voir, Birnbaum, 1993, p. xii.