Jimmy Iovine

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Jimmy Iovine

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Jimmy Iovine avec la chanteuse Mary J. Blige.

Informations générales
Naissance 11 mars 1953 (61 ans)
New York, États-Unis
Activité principale homme d'affaires
Activités annexes réalisateur artistique
Labels Interscope Geffen A&M (en)

James Iovine, plus connu sous le nom de Jimmy Iovine, est un homme d'affaires et producteur de musique américain né le 11 mars 1953 à New York.

Il débute en tant qu'ingénieur du son, travaillant notamment pour Bruce Springsteen, avant de produire des artistes comme le Patti Smith Group, Tom Petty, Stevie Nicks, ou encore U2, au cours des années 1970 et 1980. Cofondateur d'Interscope Records en 1990, Iovine préside le label Interscope Geffen A&M (en), filiale d'Universal Music Group. En 2008, Jimmy Iovine cofonde Beats Electronics avec Dr. Dre. Ils sont recrutés par Apple, qui rachète leur entreprise en 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière de producteur[modifier | modifier le code]

James Iovine naît dans l'arrondissement new-yorkais de Brooklyn. Il est le fils d'un docker d'origine italienne[1]. À l'âge de 19 ans, il obtient un petit boulot dans un studio d'enregistrement grâce à Ellie Greenwich (en). Il devient ensuite ingénieur du son aux Record Plant Studios. Iovine assiste l'ingénieur Roy Cicala (en) lors des sessions de l'album Rock 'n' Roll de John Lennon. En 1975, il participe à l'enregistrement de l'album Born to Run de Bruce Springsteen[2],[3]. Jimmy Iovine s'impose dans le métier en produisant Easter du Patti Smith Group en 1978. Il convainc la chanteuse d'enregistrer Because the Night, un titre composé par Springsteen, qui devient son plus grand succès[4]. À partir de 1979, il réalise plusieurs albums de Tom Petty, dont Damn the Torpedoes. Il travaille également pour la chanteuse Stevie Nicks, notamment sur Bella Donna[3],[4]. Durant les années 1980 il produit des artistes comme Dire Straits, Simple Minds et U2[2],[3].

Interscope[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1990, Jimmy Iovine s'éloigne des studios et cofonde Interscope Records avec Ted Field (en)[5],[6]. Le label signe des artistes rap comme Eminem. Iovine fait écouter au producteur Andre Young, plus connu sous son nom d'artiste, Dr. Dre, quelques titres du jeune rappeur, repéré par le staff du label. Convaincu de son talent, Dre réalise le second album d'Eminem, The Slim Shady LP, qui sort en 1999[3],[7]. Après l'acquisition de PolyGram par Universal Music Group, Interscope fusionne avec Geffen et A&M pour former Interscope Geffen A&M (en) (IGA), filiale d'UMG[8]. Iovine engage Interscope dans la production de longs métrages. En 2002, il coproduit 8 Mile, film mettant en vedette Eminem, puis en 2005 Réussir ou mourir (Get Rich or Die Tryin) avec pour tête d'affiche une autre star du label, le rappeur 50 Cent[9]. En 2014, Iovine rejoint Apple. L'accord prévoit qu'il quitte ses fonctions au sein d'IGA[5],[10].

Beats Electronics / Apple[modifier | modifier le code]

En 2008, Jimmy Iovine cofonde Beats Electronics avec le producteur Andre Young (Dr. Dre). L'entreprise produit des casques audio et des haut-parleurs, vendus sous la marque Beats by Dr. Dre[11]. En janvier 2014, elle lance aux États-Unis un service de streaming musical par abonnement baptisé Beats Music. Le rachat de l'entreprise par Apple, qui à cette occasion recrute les deux hommes, est annoncé en mai[5]. L'opération devrait être conclue au cours du trimestre suivant, après avoir été approuvée par les autorités de régulation[12].

Autres activités[modifier | modifier le code]

En 2010, un accord est signé entre 19 Entertainment et IGA, permettant à la filiale d'Universal Music Group présidée par Iovine de distribuer les disques enregistrés par les finalistes de l'émission télévisée musicale American Idol. Le producteur rejoint l'équipe de l'émission. Durant trois saisons, il tient le rôle de mentor auprès des candidats[13],[14].

En 2013, les difficultés qu'ils rencontrent pour recruter des employés poussent Jimmy Iovine et Andre Young (Dr. Dre) à effectuer un don de 70 millions de dollars à l'université de Californie du Sud afin de financer la création d'un programme universitaire regroupant l'enseignement des arts, de la technologie et de la gestion des affaires. Baptisé Jimmy Iovine and Andre Young Academy for Arts, Technology and the Business of Innovation, le département doit accueillir une première promotion de 25 étudiants à partir de l'automne 2014[15],[16].

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

En février 2012, durant une cérémonie organisée au studio d'enregistrement The Village, le President's Merit Award est décerné à Jimmy Iovine par la section des producteurs et ingénieurs du son (producers and engineers wing) de l'académie nationale des arts et des sciences (NARAS)[17]. En 2013, l'université de Californie du Sud lui remet un doctorat honoraire (honorary Doctor of Music). Il prononce le discours de fin d'année devant les étudiants lors de la cérémonie de remise des diplômes[18].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) David Fricke, « Jimmy Iovine: The Man With the Magic Ears », Rolling Stone,‎ 12 avril 2012
  2. a et b (en) « Biographie de Jimmy Iovine », Oxford Reference Online,‎ 2009
  3. a, b, c et d Olivier Nuc, « Jimmy Iovine, le dernier empereur du disque », Le Figaro,‎ 7 août 2012
  4. a et b (en) Robert Hilburn, « Ears wide open », Los Angeles Times,‎ 26 novembre 2006
  5. a, b et c (en) Ben Sisario, « Jimmy Iovine, a Master of Beats, Lends Apple a Skilled Ear », The New York Times,‎ 28 mai 2014
  6. (en) Robert Hilburn, Chuck Philips, « They sure figured something out », Los Angeles Times,‎ 24 octobre 1993
  7. (en) Anthony Bozza, « Eminem Blows Up », Rolling Stone,‎ 5 novembre 2009
  8. (en) Don Jeffrey, « Merger Behind It, UMG Looks Ahead », Billboard, vol. 111, no 52,‎ décembre 1999, p. 5, 78, 80 (ISSN 0006-2510, lire en ligne)
  9. (en) Patrick Goldstein, « Has he got next? », Los Angeles Times,‎ 8 novembre 2005
  10. (en) Ed Christman, « Jimmy Iovine Leaving Interscope Geffen A&M », Billboard,‎ 28 mai 2014
  11. (en) Geoff Boucher, « A force in music turns to its sound », Los Angeles Times,‎ 7 janvier 2010
  12. (en) Hannah Karp, Alistair Barr, « Apple Buys Beats for $3 Billion, Tapping Tastemakers to Regain Music Mojo », The Wall Street Journal,‎ 28 mai 2014
  13. Rob Lever, « Apple recrute le chef d'orchestre de Beats », Agence France-Presse,‎ 29 mai 2014
  14. (en) Paul Williams, « Iovine to mentor Idol contestants », Music Week,‎ 23 septembre 2010
  15. (en) Jenna Wortham, « Two Musical Minds Seek a Different Kind of Mogul », The New York Times,‎ 14 mai 2013
  16. « Etats-Unis: Dr Dre et Jimmy Iovine offrent 70 millions à une université », Agence France-Presse,‎ 16 mai 2013
  17. (en) Steve Baltin, « Lana Del Rey, Skylar Grey Perform In L.A. to Honor Jimmy Iovine », Rolling Stone,‎ 9 février 2012
  18. (en) Colin Stutz, « Jimmy Iovine Talks Bruce Springsteen, Recites R. Kelly at USC Commencement », The Hollywood Reporter,‎ 17 mai 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]

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