Jim Prentice

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Jim Prentice
Jim Prentice, en juin 2014.
Jim Prentice, en juin 2014.
Fonctions
16e Premier ministre de l'Alberta
En fonction depuis le 15 septembre 2014
Monarque Élisabeth II
Lieutenant-gouverneur Donald Ethell
Gouvernement Prentice
Prédécesseur Dave Hancock
Chef de l'Association progressiste-conservateur de l'Alberta
En fonction depuis le 6 septembre 2014
Prédécesseur Dave Hancock
Député de Calgary-Centre-Nord à la Chambre des communes
200414 novembre 2010
Prédécesseur Nouvelle circonscription
Successeur Michelle Rempel
Biographie
Nom de naissance Peter Eric James Prentice
Date de naissance 20 juillet 1956 (58 ans)
Lieu de naissance South Porcupine, Ontario (Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti conservateur du Canada
Association progressiste-conservateur de l'Alberta
Conjoint Karen
Diplômé de Université de l'Alberta
Profession Avocat
Religion Presbytérienne
Premiers ministres de l'Alberta

L'honorable P. E. James Prentice C.P., appelé communément Jim Prentice, né le 20 juillet 1956 à South Porcupine, Timmins (Ontario), est un avocat et un homme politique canadien. Il est Premier ministre d'Alberta depuis le 15 septembre 2014 et chef du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de cols bleus dans le nord de l'Ontario, il est le fils d'Eric Prentice, joueur professionnel de la Ligue nationale de hockey dans les années 1940. Sa famille déménage par la suite en Alberta, où Jim suit ses études de droit à l'université de l'Alberta et à l'université Dalhousie.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En tant qu'avocat, il s'est spécialisé dans le droit de la propriété. Membre du conseil du Calgary Winter Club, il occupe les postes de président et de directeur. Il participe en outre activement à une église presbytérienne.

Carrière politique fédérale[modifier | modifier le code]

Prentice rejoint le Parti progressiste-conservateur du Canada (PPCC) en 1976. Dix ans plus tard, lors de l'élection provinciale de l'Alberta, il représente les progressistes-conservateurs dans le comté de Calgary Mountain View, mais est défait par Bob Hawkesworth, candidat du Nouveau Parti démocratique. À ce moment, il est le plus jeune candidat conservateur aux élections.

De 1990 à 1993, Prentice est le responsable des finances du PPCC. Il a posé sa candidature à un poste de député fédéral pour la première fois au printemps 2002 lors d'une élection partielle dans le comté Calgary Southwest suite au départ de Preston Manning, membre de l'Alliance canadienne (AC). Cependant, le nouveau chef de l'AC, Stephen Harper, a remplacé la candidate désignée par son parti, Ezra Levant, lors de cette élection partielle. Prentice a décidé de se retirer de la course.

Suite à la dernière élection au niveau fédéral, le PPCC avait peu de sièges à la Chambre des Communes, une situation préoccupante pour un parti habitué à obtenir la première ou la deuxième place en termes de députés élus à la Chambre des Communes. En 2003, Prentice a participé à la course à l'investiture du PPCC en proposant de fusionner le PPCC avec l'AC. Il s'opposait au candidat favori, Peter MacKay, qui proposait que le parti se reconstruise de l'intérieur. Prentice a entamé la course en prononçant un discours passionné sur les accomplissements des conservateurs, allant même jusqu'à mentionner les soldats canadiens tués lors de la bataille de Passchendaele en 1917. Il a terminé à la quatrième place, MacKay étant élu chef du parti. Plusieurs observateurs politiques notèrent que, malgré sa défaite au mains de MacKay, Prentice avait le flair pour s'attirer l'appui des conservateurs dits sociaux ((en) social conservative) et des conservateurs dits puristes ((en) Red Tory) qui avaient contesté la légitimité de la course lorsqu'ils avaient été interdits de voter respectivement lors du premier tour de scrutin et lors du deuxième tour de scrutin.

En décembre 2003, le chef du parti, MacKay, a signé un accord de fusion avec l'AC, créant ainsi le « nouveau Parti progressiste-conservateur du Canada ». Prentice sera le premier conservateur à briguer la présidence du nouveau parti, annonçant son intention le lendemain, le 7 décembre 2003, de la ratification de l'accord par les membres du PPCC. Il entama sa campagne à Calgary et continuat en Ontario. Cependant, le 12 janvier 2004, il mit fin à sa campagne, citant des difficultés à obtenir de nouveaux fonds un an après son échec à la course à l'investiture du PPCC.

En 2003, il avait été candidat à la direction du Parti progressiste-conservateur du Canada lors de la course à l'investiture qui fut remportée par Peter MacKay. En 2008, en tant que ministre de l'Industrie, il pilote un projet de loi qui modifiera le cadre législatif de la propriété intellectuelle au Canada, ce qui lui vaut maintes critiques de la part de différents groupes.

Le 4 novembre 2010, Jim Prentice annonce sa démission.

Député de la Chambre des Communes[modifier | modifier le code]

En tant que candidat du nouveau PPCC lors de l'élection fédérale canadienne de 2004, Prentice a fait campagne dans Calgary Centre-North et a gagné un siège de député.

Ministre de l'Industrie[modifier | modifier le code]

Lors d'un remaniement ministériel le 14 août 2007, Prentice est nommé Ministre de l'industrie, succédant à Maxime Bernier.

Controverse autour d'un projet de loi sur le droit d'auteur[modifier | modifier le code]

Sous la pression du gouvernement des États-Unis et de plusieurs multinationales, Prentice a décidé de modifier les lois sur la propriété intellectuelle au Canada. Pour plusieurs groupes de défense des droits des consommateurs, la nouvelle loi répliquera le DMCA des États-Unis[1]. Prentice affirme qu'il veut « amener le Canada à respecter le traité signé avec l'OMPI »[2]. Il a promis de voir aux intérêts des consommateurs en premier. Michael Geist, professeur de l'Université d'Ottawa titulaire d'une chaire de recherche sur Internet et les lois touchant le commerce électronique, affirme que le projet de loi soutenu par Prentice est formulé de façon à satisfaire les groupes de pression travaillant pour le compte de multinationales américaines. Au Canada, plusieurs groupes sont opposés à des changements aux lois canadiennes touchant la propriété intellectuelle, notamment le Canadian Software Innovation Alliance, la Canadian Music Creators Coalition et la The Business Coalition for Balanced Copyright. Par le biais du site (en) « Fair Copyright for Canada » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24, Michael Geist a rapporté plusieurs informations touchant ce projet de loi. Howard Knopf, avocat spécialisé dans la propriété intellectuelle du Canada, a aussi rapporté plusieurs informations par le biais du blog (en) Excess Copyright Blog.

Le ministre Prentice a mentionné que la voix des consommateurs ne serait probablement pas entendue pendant des années[3]. Il a refusé de discuter avec des manifestants qui s'étaient déplacé pour le voir[4], affirmant que « lorsque la ministre du Patrimoine canadien Josée Verner et moi aurons obtenu un consensus qui nous satisfait, nous introduirons un projet de loi »[5]. Des sources anonymes à Ottawa ont affirmé que le projet de loi serait introduit en juin 2008, alors que d'autres sources affirment qu'il ne sera pas introduit avant les vacances d'été du parlement canadien[6].

Controverse sur Wikipédia en anglais[modifier | modifier le code]

Du 27 mai 2008 au 4 juin 2008, des modifications faites depuis une adresse IP utilisée par Industrie Canada ont été apportées à l'article (en) Jim Prentice de Wikipédia en anglais. Ces modifications ont notamment effacé des mentions à propos du projet de loi sur la propriété intellectuelle et ont ajouté des informations sur les accomplissements de Prentice en tant que Ministre d'Industrie Canada[7],[8].

Jay Walsh, porte-parole de Wikimedia Foundation, a affirmé dans une entrevue qu'il y a des dizaines de milliers de personnes vivantes qui ont une biographie dans Wikipédia, il est donc « courant que l'information les touchant soit modifiée ». Walsh a affirmé que la neutralité du texte et la prévention des conflits d'intérêt sont deux des piliers de Wikipédia. Il a affirmé que « les modifications fiables proviennent de personnes n'ayant pas de conflit d'intérêt. Dans ce cas, si quelqu'un effectue des modifications depuis un ordinateur appartenant au Gouvernement du Canada… si c'était quelqu'un à l'intérieur de ce ministère, cela constituerait théoriquement un conflit d'intérêt »[traduction 1],[9]

Démission[modifier | modifier le code]

Carrière politique provinciale[modifier | modifier le code]

Le 6 septembre 2014, il est élu à la tête du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta et une semaine plus tard, il devient le 16e Premier ministre de l'Alberta.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jim Prentice. Meeting Jim Prentice, the Minister of Industry. Calgary, AB: Andy Doan. La scène se produit à 1:50 minutes.
  2. Michael Geist, « The Unofficial Canadian DMCA Background Document », www.michaelgeist.ca (consulté le 2008-06-04)
  3. Michael Geist, « What Prentice Could Say to the U.S. », www.michaelgeist.ca (consulté le 2008-06-04)
  4. The Canadian Press, « New Canadian copyright bill on downloading delayed », www.ctv.ca (consulté le 2008-06-04)
  5. « Copyright reform bill appears to be in limbo », Canadian Broadcasting Corporation (consulté le 2008-06-06)
  6. (en) Peter Nowak, « Government buffing Prentice's Wikipedia entry », CBC News, Canada,‎ 4 juin 2008 (lire en ligne)
  7. Michael Geist, « Prentice's Staff Scrubbing Copyright Controversy From Wikipedia Entry », www.michaelgeist.ca (consulté le 2008-06-04)
  8. Bruce Cheadle, « Rewrite war rages on Wikipedia over Prentice biography and copyright law », cnews.canoe.ca (consulté le 2008-06-05)

Textes traduits[modifier | modifier le code]

  1. Traduction libre de (en) The edits which should be trusted would come from people who don't possess a conflict of interest, in this case, it would be worthwhile saying that if someone is making edits from a computer within the government of Canada … if it was someone within that ministry, that would theoretically constitute a conflict of interest.