Jikji

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le Jikji

Jikji (en hangeul : 직지) est l'abréviation du titre d'un livre traitant du bouddhisme coréen.

Le titre complet est « Baegun hwasang chorok buljo jikji simche yojeol » (en coréen: 백운화상초록불조직지심체요절, en français: « Anthologie des enseignements zen des grands prêtres bouddhistes »). Il est attribué au moine du bouddhisme Seon Baegun (1298-1374) (hangeul : 백운; hanja : 白雲)

Imprimé durant la dynastie Koryŏ, il s'agit du plus vieux livre imprimé à l'aide de caractères mobiles en métal. L'UNESCO l'a inscrit dans le programme de Mémoire du Monde[1].

Jikji a été publié dans le temple de Heungdeok en 1377 (confirmé par des fouilles faites en 1985 sur le site), 78 ans avant la « Bible à 42 lignes » de Gutenberg imprimée durant les années 1452-55.

Le premier volume du Jikji est actuellement perdu, seul le second volume existe à ce jour. Il fut acquis légalement par Victor Emile Marie Joseph Collin de Plancy (en), diplomate et premier consul de France en poste à Séoul, puis légué à la Bibliothèque Nationale en 1950 par Henri Vever. Il est conservé au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France. Il est consultable dans son intégralité en mode numérisé de haute définition (voir liens externes).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]