Jihad islamique

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L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis[1].

La première apparition du Jihad islamique est la revendication de l'attentat qui avait visé l'ambassade américaine à Beyrouth au Liban le 18 avril 1983, faite par une certaine "organisation du Jihad islamique" (appelé en anglais IJO pour Islamic Jihad Organization). Ce même groupe revendiquera également le double attentat-suicide du 23 octobre 1983 contre les casernements américain et français à Beyrouth, respectivement sur l'aéroport International de Beyrouth et l'hôtel Le Drakkar.

Selon Robert Baer, l'IJO ne serait qu'un groupe d'anciens du Fatah directement aux ordres de l'Iran par l'intermède des pasdarans iraniens, et dirigé par Imad Mougniyah. Ce groupe, sous d'autres noms, serait également responsable du détournement du vol TWA 847 le 14 juin 1985 et serait lié à l'enlèvement de diplomates soviétiques au Liban à la même époque (attentat revendiqué par l'Organisation de Libération Islamique, nom qui n'a été utilisé qu'à cette seule occasion).

Ce même nom a été repris par d'autres organisations. Il a notamment été utilisé lors d'enlèvements d'étrangers (essentiellement américains et français) au Liban dans les années 1980, enlèvements commis par le Hezbollah (voir Liste des otages du Hezbollah au Liban). Certains otages américains ont été séquestrés à la caserne Cheikh-Abdallah de Baalbek, qui était alors occupée par les pasdarans. Les tentatives de négociations entre les États-Unis et l'Iran ont conduit à l'affaire Iran-Contra. Le Hezbollah a également utilisé ce nom pour revendiquer certaines de ses attaques au Liban, en Europe et au Moyen-Orient dans les années 1980.

L'usage actuel dans les pays occidentaux est d'utiliser ce nom pour désigner le Jihad islamique palestinien, basé à Damas en Syrie, car il est le plus connu des groupes islamistes utilisant ce nom, étant donnée la couverture médiatique qui est faite sur le conflit israélo-palestinien. Mais il existe aussi un Jihad islamique égyptien et un Jihad islamique yéménite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.state.gov/s/ct/rls/other/des/123085.htm

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Baer La chute de la CIA : les mémoires d'un guerrier de l'ombre sur les fronts de l'islamisme (trad. Daniel Roche de See not evil, Three Rivers Press, New York, 2001), collection Folio documents, Gallimard, 2002 (ISBN 2-07-042854-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]