Jigorō Kanō

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Jigorō Kanō, fondateur du judo kodokan.
Contexte général
Sport pratiqué Judo
Biographie
Naissance 28 octobre 1860
Décès (à 77 ans)

Jigorō Kanō (嘉納 治五郎, Kanō Jigorō?, né le 28 octobre 1860 à Migake (Japon), mort à l'âge de 77 ans (le 4 mai 1938 en bateau) est le fondateur du judo kodokan.

Le judo est le premier art martial japonais à avoir obtenu une reconnaissance internationale, et le premier à avoir intégré les Jeux olympiques. Kanō est à l'origine d'innovations pédagogiques telles que l'utilisation des ceintures noires et blanches, et l'introduction du système des grades Dan[1] pour marquer la différence de niveau entre pratiquants d'un art martial. Les maximes suivantes lui sont généralement attribuées : « Minimum d’effort, maximum d’efficacité » et « Entraide et prospérité mutuelle ».

Dans sa vie professionnelle, Kanō était un éducateur. Il fut notamment directeur de l'enseignement primaire pour le Ministère de l'éducation entre 1898 et 1901, puis président de la Tokyo Higher Normal School de 1901 à 1920. Il a joué un rôle majeur pour que le judo et le kendo entrent dans le programme des écoles publiques japonaises dans les années 1910. Par ailleurs, il fut le premier membre asiatique du Comité international olympique (CIO) (en fonction de 1909 à 1938), représenta officiellement le Japon à la plupart des Jeux olympiques tenus entre 1912 et 1936, et fut porte-parole pour la candidature du Japon aux Jeux de 1940.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jigorō Kanō naquit à Migake (Japon), à l'aube de l'ère Meiji le 28 octobre 1860 dans une famille de cinq enfants (trois garçons et deux filles), il était le troisième fils de Jirosaku Mareshiba Kano, un brasseur de saké et sa femme, Sadako. Il se maria avec Sumako Takezoe, fille de Seisi Takezoe qui était ambassadeur du Japon en Corée. Ils eurent neuf enfants, six filles et trois garçons.

À neuf ans, il perdit sa mère. Son père fut alors nommé à Tokyo. Collégien puis étudiant brillant, il s'intéressa de près à la culture occidentale. Jigorō Kanō arriva à Tokyo en 1871 où il suivit de brillantes études à la faculté des sciences politiques et des lettres. N'étant pas doté par la nature d'une musculature impressionnante, il commença par s'essayer à l'athlétisme, au tennis, au baseball mais il n'y trouva pas ce qu'il recherchait. Il fonda quand même le premier club de baseball du Japon[réf. nécessaire]. Il apprit alors quelques rudiments de ju-jitsu, auprès de maître Masamoto Iso, pour résister aux brimades de ses camarades physiquement plus forts que lui. Très appliqué, persévérant et soucieux de techniques, il maîtrise rapidement plusieurs styles de ju-jitsu (incluant ceux des koryu Kito Ryu et Tenjin Shin'yo Ryu) qu'il commence à étudier en 1877, sous la tutelle de trois maîtres successifs : Hachinosuke Fukuda, Masamoto Iso et Tsunetoshi Iikubo. C'est en 1882 qu'il fonde le Kodokan, Bâtiment pour l'Enseignement de la Voie fondée sur les principes des sports modernes dans le temple Eishoji à Tokyo. Neuf élèves le fréquentent alors. Il élabore le premier art martial moderne dont l’objectif n’est plus de combattre victorieusement ni de se combattre soi-même mais d’élever l’homme pour servir l’humanité. C’est ainsi qu’il créa le Kodokan Judo en 1882, une année seulement après avoir obtenu son diplôme de l’université impériale de Tokyo dans différentes spécialités. Il n’avait que vingt-deux ans.

Kanō désire adapter le ju-jitsu à la nouvelle ère. Le ju-jitsu est une technique de combat à mains nues utilisée par les samouraïs sur le champ de bataille : sa seule vocation est de mettre, vite et bien, un attaquant hors d'état de nuire. Kano cherche à le transformer en un moyen d'éducation du corps et de l'esprit « adapté à l'éducation de toute une nation ». Il renomme sa discipline de Ju-Jutsu (technique/art de la souplesse) à Ju-do (Voie de la souplesse), et fonde ainsi ce qui est probablement le premier judo moderne. D'autres maîtres suivront en effet son exemple, transformant leur art de « technique » en « voie ».

Le terme « souplesse » est à prendre au sens de « non-résistance » ou « adaptation ». Le principe est de ne pas chercher à résister à ce que cherche à faire le partenaire / adversaire mais à céder afin d'utiliser sa force pour soi. Ce principe aurait été inspiré par l'observation de la végétation sous la neige, en constatant que « c'est en pliant que la souple branche de cerisier se débarrasse de l'adversaire hivernal dont le poids brise les branches rigides ».

Jigorō Kanō a également été nommé le 1er juillet 1899 au ministère de la Guerre comme président du Centre d’étude des arts militaires japonais, suite au rattachement des arts martiaux (dont le judo) au ministère. Les liens entre le judo et la politique furent, à cause de la position de Jigorō Kanō et de ses relations influentes, pendant longtemps étroits.

Jigorō Kanō mourut à 6 heures 30 du matin le d'une pneumonie sur le bateau Hikawa-Maru en rentrant du Caire.

Jigorō Kanō fut le seul détenteur du grade de 11e dan. Le 12e dan lui fut décerné à titre posthume[réf. nécessaire].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les grades dan et les titres de Budo furent créés à la Dai Nippon Butoku Kai, Jigorō Kanō, fondateur du judo jouant un grand rôle.

Source de la traduction[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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