Ji Yun

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Dans ce nom, le nom de famille, Ji, précède le prénom.
Ji Yun

Ji Yun (紀昀), né en 1724 à Xianxian au Zhili[1] (actuelle province de Hebei) et décédé en 1805) est un écrivain chinois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ji Yun est issu d'une famille aristocratique. Manifestement très doué, et passionné par l'étude depuis l'enfance, il fait preuve d'une précocité intellectuelle qui le mène au statut de grand lauréat des examens provinciaux à 24 ans.

Membre de l'Académie de la Forêt des Pinceaux à l'âge de trente ans, il poursuit des charges en province et connaît de brillants succès à la Cour mandchoue, auprès de l'empereur Qianlong.

Des tracasseries judiciaires aboutissent cependant au bannissement à Ouroumtchi. Après deux années d'exil, il est rappelé, et prend alors le poste de rédacteur en chef des manuscrits impériaux (Siku Quanshu). Quinze années de labeur plus tard, il accède au titre de Grand Secrétaire du trône.

Publications[modifier | modifier le code]

Son œuvre se compose, un peu à la manière de Jean de La Bruyère, de petites anecdotes, concises, réunies dans un immense ouvrage : Notes de la chaumière des observations subtiles (Yuewei caotang biji). Les six volumes qui la composent paraissent en 1789 à Pékin.

Faits divers, souvenirs de cour ou encore matière mythique, les saynètes que Ji Yun a immortalisées s'ancrent dans une Chine en proie aux démons et aux créatures surnaturelles, côtoyant les humains dans des récits extrêmement brefs et très divers.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Dars, "Ji Yun et son Yuewei caotang biji - Les notes de la chaumière de la subtile perception", Études chinoises, vol. XXIIIn n° 1-2, printemps-automne 1994.