Jeux olympiques d'hiver de 1992

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jeux olympiques de 1992.
Jeux olympiques d'hiver de 1992
Logo
Localisation
Pays hôte Drapeau de la France France
Ville hôte Albertville
Coordonnées 45° 39′ 52″ N 6° 22′ 21″ E / 45.664446, 6.372478 ()45° 39′ 52″ N 6° 22′ 21″ E / 45.664446, 6.372478 ()  
Date Du 8 au
Ouverture officielle par François Mitterrand
Président de la République française
Participants
Pays 64
Athlètes 1 800
(1 312 masc. et 488 fém.)
Compétition
Nouveaux sports Patinage de vitesse sur piste courte
Ski acrobatique
Nombre de sports 6
Épreuves 57
Symboles
Serment olympique Surya Bonaly
Patineuse artistique
Flamme olympique Michel Platini et Francois-Cyrille Grange
Footballeur et écolier
Mascotte Magique, le lutin
Géolocalisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
City locator 4.svg
Alberville
Géolocalisation sur la carte : Savoie
Savoie department location map.svg
City locator 4.svg
Alberville
City locator 5.svg
Les Saisies
City locator 5.svg
La Plagne
City locator 5.svg
Méribel
City locator 5.svg
Courchevel
City locator 5.svg
Tignes
City locator 5.svg
Val d'Isère
City locator 5.svg
Les Ménuires
City locator 5.svg
Pralognan-
la-Vanoise
City locator 5.svg
Les Arcs
Chronologie
Précédent 1988 Les cinq anneaux olympiques de cinq couleurs différentes 1994 Suivant

Les Jeux olympiques d'hiver de 1992, officiellement connus comme les XVIes Jeux olympiques d’hiver, ont lieu à Albertville, dans le département de la Savoie, en France, du 8 au 23 février 1992. Les organisateurs désignent l'événement comme les Jeux d'Albertville et de la Savoie. Ce sont les derniers Jeux d'hiver à se dérouler la même année que ceux d'été, avec Barcelone. Pour l'organisation de ces Jeux d'hiver, sept villes sont en compétition et c'est lors du sixième tour que le dossier français remporte les suffrages du Comité.

Ces Jeux d'hiver réunissent 1 801 athlètes issus de 64 nations, qui participent à six sports et 57 épreuves[1],[2]. Désormais, les épreuves de ski acrobatique, de patinage de vitesse sur piste courte ainsi que le biathlon féminin sont disciplines officielles. Par ailleurs, trois disciplines - le ski de vitesse, le curling et les épreuves de sauts et de ballet en ski acrobatique - sont au programme en tant que démonstrations[1]. Albertville est le siège de l'organisation de ces jeux, mais elle n'accueille en réalité que 18 de ces épreuves. Les autres sites sont répartis sur la vallée de la Tarentaise[3] et du Beaufortain. Il s'agit en effet d'une organisation multipolaire entre la ville-hôte et le département puisque les Jeux sont codirigés par le président du Conseil général de la Savoie, cogestion que l'on retrouve dans l'appellation officielle de l'événement, « Jeux d'Albertville et de la Savoie »[3].

À l'issue de ces jeux, l'Allemagne, qui présente pour la première fois depuis 1936 une équipe unifiée, arrive en tête des nations avec 26 médailles dont 10 en or. Elle est suivie par l'Équipe unifiée (23 dont 9 en or), composée de nations de l'ex-URSS, et la Norvège (20 dont 9 en or). Les athlètes les plus titrés, Bjørn Dæhlie et Vegard Ulvang, appartiennent d'ailleurs à cette équipe norvégienne. Ils remportent chacun trois médailles d'or, dont une par équipe, et une d'argent, dans les épreuves de ski de fond.

Sélection de la ville-hôte[modifier | modifier le code]

Élections des villes hôtes pour l'organisation[modifier | modifier le code]

Le processus de sélection pour les Jeux olympiques d'hiver de 1992 comprend sept villes. La ville-hôte d'Albertville est désignée le 16 octobre 1986, à Lausanne, en Suisse, à l'occasion de la 91e session du CIO[4]. Elle est choisie lors du sixième tour, face aux villes candidates d'Anchorage (États-Unis), de Berchtesgaden (Allemagne), de Cortina d'Ampezzo (Italie), de Lillehammer (Norvège), de Falun (Suède), et de Sofia (Bulgarie)[4],[5].

Sur les sept villes, six se trouvent sur le continent européen, la septième se trouvant en Amérique du Nord. La ville de Cortina d'Ampezzo (Italie) avait été sélectionnée pour organiser les Jeux olympiques d'hiver de 1944 (annulés en raison du contexte international), elle candidate à nouveau pour les Jeux d'hiver de 1952 avant d'être désignée pour accueillir ceux de 1956. Elle est à nouveau en lice pour l'organisation des Jeux de 1988 puis ceux de 1992. La ville de Lillehammer (Norvège) sera quant à elle l'organisatrice des futurs Jeux olympiques d'hiver de 1994.

Résultats des votes du CIO[4]
Ville Pays 1er tour 2e tour 3e tour 4e tour 5e tour 6e tour
Albertville Drapeau de la France France 19 26 29 42 - 51
Sofia Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 25 25 28 24 - 25
Falun Drapeau de la Suède Suède 10 11 11 11 41 9
Lillehammer Drapeau de la Norvège Norvège 10 11 9 11 40 -
Cortina d'Ampezzo Drapeau de l'Italie Italie 7 6 7 - - -
Anchorage Drapeau des États-Unis États-Unis 7 5 - - - -
Berchtesgaden Allemagne de l'Ouest Allemagne de l'Ouest 6 - - - - -

Le même jour est désignée la ville organisatrice des Jeux olympiques d'été de 1992. Barcelone l'emporte face à Paris, avec 47 voix contre 23[6]. La France est le seul pays à présenter une double candidature pour l'organisation de ces jeux d'été et d'hiver. Certains iront jusqu'à supposer que la désignation d'Albertville fut une compensation offerte à la France[6].

C'est par ailleurs lors de cette 91e session que le CIO décide d'organiser désormais en alternance les Jeux d'été et d'hiver[7].

Candidature d'Albertville[modifier | modifier le code]

La candidature de la ville d'Albertville (sous-préfecture, 17 000 hab.) et du département de la Savoie débute au début des années 1980. L'idée est lancée par les deux futurs coprésidents de ces Jeux d'hiver, l'ancien triple champion olympique Jean-Claude Killy et le député de la Savoie et président du Conseil général de la Savoie, Michel Barnier, lors du Critérium de la première neige qui se déroule dans la station de Val d'Isère, le 5 décembre 1981[8],[9]. Le 11 juin 1982, ils présentent leur projet au maire d'Albertville, Henry Dujol[9]. Le est organisée la première conférence de presse lors du Critérium de la première neige. Jean-Claude Killy, Michel Barnier et Henry Dujol annoncent officiellement la candidature de la ville et du département savoyard aux Jeux olympiques d'hiver[9]. Le 26 janvier suivant, le dossier de candidature est officiellement déposé auprès du Comité national olympique et sportif français (CNOSF)[10]. Quelques mois plus tard, les deux personnalités présentent le dossier de localisation des futures épreuves olympiques. La promotion pour la candidature savoyarde démarre. Un Comité de Candidature d'Albertville aux Jeux olympiques d'hiver voit le jour le [10]. La candidature reçoit le soutien officiel du Président de la République française, François Mitterrand, en septembre[10].

Les membres du comité se déplacent pour présenter leur dossier à la 90e session du CIO à Berlin-Ouest (RDA)[10]. Lors de la 91e session se déroulant à Lausanne (Suisse), le 17 octobre 1986, au terme de 6 tours, le CIO attribue au dossier savoyard l'organisation des XVIe Jeux d'hiver de 1992[10].

Le choix de proposer Albertville et la Savoie pour l'organisation de ces jeux d'hiver repose sur plusieurs paris. Le premier est avant tout de faire la promotion de la région touristique savoyarde, de profiter d'un « effet vitrine »[11]. L'organisation de cet événement planétaire doit aussi permettre d'apporter un développement économique à une région qui connaît, tout comme le reste du pays, la crise économique, accentuée depuis quelques années par la crise de l'or blanc, ainsi que de moderniser le territoire savoyard[12],[13],[11]. En effet, à cause des enneigements inégaux des dernières années, du coût d'un séjour à la montagne et des infrastructures vieillissantes, les stations de sports d'hiver savoyardes connaissent un ralentissement de leurs activités vers la fin des années 1980. Ce développement doit donc passer par des investissements conjoints de l'État et des collectivités locales afin de moderniser les infrastructures d'accueils et d'hébergement, de communication[14]. Comme le souligne Rémy Charmetant, directeur général de l'Agence touristique départementale de la Savoie, « la problématique a d'abord été une problématique d'infrastructures touristiques, transformée en une problématique sportive, pour déboucher sur du développement économique durable »[14].

Organisation[modifier | modifier le code]

Le comité d'organisation des jeux voit le jour le sous le nom officiel de « Comité d'organisation des Jeux olympiques d'hiver d'Albertville et de la Savoie  » (COJO)[10],[15]. Michel Barnier, député de la Savoie et Président du Conseil général de la Savoie, le préside. À la demande du président du CIO, Samaranch, au mois d'avril, Jean-Claude Killy est nommé coprésident du COJO[15].

Aspect économique[modifier | modifier le code]

En novembre 1987, un protocole d'accord est signé entre le Comité d'organisation (COJO), l'État français et le département de la Savoie afin de financer l'organisation des Jeux d'hiver. Le budget prévisionnel est estimé à 3,176 milliards de francs[10] (env. 640M€). Les deux coprésidents du COJO annoncent dans une formule que « Les Jeux paieront les Jeux », ceux-ci prévoyant notamment que la plupart des aménagements verront une reconversion au lendemain des Jeux[16]. Toutefois, ce projet de financement ne prend pas en compte le coût des infrastructures parallèles comme les voies de communication ni ceux réalisés dans l'ensemble du secteur touristique (notamment les rénovations ou créations des lieux d'hébergement).

La Région Rhône-Alpes apportera un soutien financier de 3,7 millions de francs au dossier de candidature savoyard ainsi que des investissements dans différentes infrastructures[17].

Afin de financer une partie des dépenses des réalisations et d'organisation, le COJO met en place un partenariat avec le secteur privé en créant le « Club Coubertin » permettant de regrouper les différents sponsors de ces jeux[18],[19], le [10] [n 1]. Ce club réunit douze entreprises partenaires qui seront associées aux firmes transnationales du Programme TOP II, le programme international de marketing des Jeux Olympiques[18]. Les deux premières entreprises à s'engager dans l'aventure sont La Poste et IBM France[10]. Elles seront rejoints par dix autres sociétés (le Crédit lyonnais, BIS, AGF, Renault, la SNCF, Yoplait-Candia, France Télécom, Évian, Alcatel et Thomson[20]). Chaque partenaire doit débourser entre 50 et 70 milions de francs (env. 7,5M€) pour en devenir membre, ce qui permet d'engranger 800 millions de francs de recette[21].

Par ailleurs, le programme TOP [n 2] permet au COJO d'obtenir un pourcentage sur le versement réalisé au CIO pour le déroulement des Jeux en 1992, soit environ 345 millions de francs (env. 58M€)[21],[25]. Les recettes publicitaires (apports Programme Top + Club Coubertin) s'évaluent donc à environ 1,145 milliards de francs[21].

La diffusion du déroulement des jeux est obtenue par le groupe américain IMG de McCormack au prix d'environ 1,48 milliard de francs[21],[26]. Ce dernier reçoit à titre de consultation une partie des recettes de marketing[25].

Au lendemain des Jeux (24 février), les organisateurs annoncent que le déficit des Jeux ne dépasserait pas les 200 millions de francs[27]. Lors du bilan, le COJO annonce que 941 650 billets ont été vendus (soit 20% de plus que ceux initialement prévus) et ont rapporté 144 millions de francs de recettes[27]. Quelques mois plus tard (juin 1992), on fait état d'un déficit de 300 millions de francs[25].

Le coût final estimé des jeux - organisation, aménagement globaux - est de 12 milliards de francs (Chiffres de 1992 et 1996)[16],[28]. De nombreuses critiques sont avancées sur le coût de ces jeux, notamment sur l'origine des fonds publics (État-Région-Département-Communes) nécessaires pour les investissements[16]. Le bilan financier final montre que 7,7 (env. 1,18 milliards d’euros) ont été consacrés principalement pour les aménagements connexes de l'organisation des jeux, soit 4 milliards pour les voies routières et leurs infrastructures, 0,5 milliards pour les voies ferrées et les gares, 0,6 milliards pour les télécommunications et 0,1 milliard pour les aéroports[16]. Les autres dépenses concernent les énergies (eau, électricité), les bâtiments (logements, hôpitaux, centres et monuments culturels)[16]. Ces investissements pour rénover et aménager la Savoie ont cependant une conséquence pour les villes et villages olympiques (pour les détails voir la section « Sites et aménagement ») pour qui le financement mène à 288 millions de francs de déficit et donc à l'endettement de certaines de ces collectivités[29].

En 2012, lors des célébrations du vingtième anniversaire de l'organisation des Jeux, le bilan est nuancé. Le président du Conseil général de Savoie, Hervé Gaymard (héritier de Michel Barnier), rappelle que ces Jeux ont permis au département de « [Gagner] 20 ans » en modernisant les infrastructures notamment du point de vue de l'accès (routier, ferroviaire) aux stations de sport d'hiver[30]. Par ailleurs, ceux-ci ont eu un impact sur l'image même de la Savoie qui s'est diffusée travers le monde, mais aussi sur les produits locaux, comme le souligne le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Chambéry, René Chevalier[30]. En 2001, les revenus du tourisme dans le département généreraient environ 4,5 milliard d’euros, soit 50 % de la richesse du département (2001)[31]. Pour le bilan financier, contrairement à la formule annoncée des deux présidents du COJO (« Les Jeux paieront les Jeux »), celui-ci est moins positif. Selon les collectivités, le poids de l'endettement consécutif aux différents investissements varie. Le département a du combler un déficit de 70 millions de francs (env. 10,67M€), sachant que l'État a pris en charge 75% de celui du fonctionnement des jeux et qu'il n'a pas réclamé un prêt de 386 millions de francs (58,8M€)[32]. En 2012, il semble que l'essentiel du déficit des jeux (env. 42,5M€) ait été résorbé, même si le coût d'entretien de certains équipements n'est pas toujours en équilibre[30]. Ainsi à Albertville, les équipements réalisés lors des jeux - halle olympique, stade et théâtre - ont un déficit de fonctionnement annuel de 1,13M€ ou encore à La Plagne, la piste de bobsleigh à un coût de 0,5M€ par an[33].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

L'emblème des Jeux représente une flamme aux couleurs historiques de la Savoie, au-dessus de deux traits aux couleurs du drapeau tricolore, avec les anneaux olympiques et le mot « Albertville 92 ».
Blason du comté, puis duché de Savoie, « De gueules à la croix d'argent ».

L'emblème des Jeux est choisi par le COJO. Il représente une flamme olympique rouge sur fond blanc, sur laquelle est dessinée une croix blanche, qui reprend les couleurs du blason « De gueules à la croix d'argent » de la Savoie historique. De la flamme partent, de part et d'autre, cinq lignes rouges parallèles. Ce logo-type a été réalisé par Bruno Quentin[34] (membre de l'ASADAC - Agence technique départementale de Savoie) et adopté, dans sa première version par le COJO[35]. En 1988, à la suite de la cérémonie de clôture des Jeux de Calgary de 1988, il est modifié par l'Agence Desgrip & Associés pour recevoir en dessous de la flamme deux traits, rouge et bleu, rappelant le drapeau tricolore[35].

Très tôt, le comité organisateur veut mettre en place une mascotte olympique. Dans un premier temps, un chamois de la Vanoise en pull blanc est utilisé[36], selon le souhait du coprésident Michel Barnier, lors de la cérémonie de clôture des Jeux à Calgary en 1988[35],[37]. Cependant, ce dernier sera remplacé par un personnage imaginaire, un lutin en forme d'étoile dénommé Magique[37],[38]. La nouvelle mascotte est montrée en 1989. Celle-ci a été élaborée par un jeune plasticien, Philippe Mairesse[37],[38], reprenant les couleurs du drapeau tricolore français[36],[38]. Depuis l'apparition d'une mascotte olympique aux Jeux olympiques d'hiver de 1968 à Grenoble et l'officialisation de son usage en 1976, Magique est le premier personnage à ne pas être un animal[38].

Nations participantes[modifier | modifier le code]

Carte du monde des nations participants aux Jeux.
64 nations participent aux Jeux.

À l'occasion de ces XVIes olympiades d'hiver, 64 nations envoient 1 801 athlètes participer à la compétition[1],[2], dont 488 femmes et 1 313 hommes[4]. Par rapport aux derniers Jeux de Calgary de 1988, sept nouveaux pays et 378 athlètes de plus participent à ces jeux d'hiver.

Le contexte international, faisant suite aux bouleversements du début des années 1990 - effondrement du bloc soviétique, réunification de l'Allemagne, dislocation faisant suite aux guerres de Yougoslavie - ont amené la création de nouveaux États qui participent pour certains à leurs tous premiers jeux. Ainsi, l'Allemagne présente une équipe unifiée pour la première fois depuis 1936[4]. L'effondrement de l'URSS amène quant à elle la première participation depuis 1936 des équipes des pays baltes d'Estonie et de Lettonie, alors qu'il s'agit de la première participation de l'équipe lithuanienne depuis 1928[4]. Les autres pays de l'ex-Union soviétique (Russie, Belarus, Ukraine, Kazakhstan et Ouzbékistan), membres de la Communauté des États indépendants, participent sous les couleurs de l'Équipe unifiée[4]. Enfin, la dislocation de la République fédérative socialiste de Yougoslavie provoque la toute première participation à des jeux des nations de Croatie et de Slovénie, qui ont obtenu leur indépendance en juin 1991[39],[40]. Tandis que les sanctions internationales à l'encontre de l'ancienne fédération yougoslave amène une participation autonome de la Serbie[39],[40]. L'État bosniaque n'étant reconnu qu'au mois d'avril, il n'envoie pas de délégations[39].

Les Jeux sont l'occasion d'accueillir des nations olympiques sans tradition de sports d'hiver. Parmi eux, on note la participation de cinq pays présentant un seul athlète : le Swaziland avec le skieur Keith Fraser (né en Écosse), les Bermudes avec le lugeur Simon Payne, le Honduras et le fondeur Jenny Palacios-Stillo, les Philippines et le skieur Michael Teruel, ainsi que le Luxembourg et le skieur Marc Girardelli.

L'équipe algérienne participe pour la première fois à des Jeux d'hiver présentant quatre skieurs dont une femme.

Les 64 délégations participantes
(le nombre d'engagés est indiqué entre parenthèses)
Afrique
Amérique
Asie
Europe
Océanie

 

 

Déroulement[modifier | modifier le code]

Les cérémonies d'ouverture et de clôture, mises en scène par le chorégraphe Philippe Decouflé, ainsi que 18 des 57 épreuves ont eu lieu à Albertville. Les autres épreuves ont eu lieu dans les stations de ski proches de Tarentaise et du Beaufortain : Les Arcs, Courchevel, Les Ménuires, Méribel, La Plagne, Pralognan-la-Vanoise, Les Saisies, Tignes et Val-d'Isère. Le village olympique était situé à Brides-les-Bains et les centres de presse à Moûtiers - centre international de Radio et Télévision - et à La Léchère - centre principal de Presse. Les villages d'accueil des XVIe Jeux Olympiques d'hiver étant Valmorel et la Tania.

Relais de la flamme olympique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Relais de la flamme olympique.

Environ 5 500 relayeurs - de 15 à 20 ans - sont choisis pour porter le flambeau[20],[41]. Le relais a une longueur totale d'environ 5 536 km[20],[41]. La flamme, allumée par les rayons du soleil le à Olympie (Grèce), rallie la France via le Concorde, à l'intérieur d'une lampe de mineur[20],[41]. À l'arrivée à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, la championne cycliste Catherine Marsal réceptionne le flambeau de 1 5 kg, réalisé en acier inoxydable dans les usines de Ugine-Savoie d'après une conception de Philippe Starck[37]. Cette première étape française démarre et permettra de rallier 63 département et plus de 2 000 villes, en passant par le village natal de Pierre de Coubertin, Mirville, jusqu'à son arrivée dans le stade le cérémonie d'ouverture le [20],[41].

La Poste, en tant qu'entreprise publique et membre du « Club Coubertin », s'est investit en tant que coorganisatrice de l'événement[42].

Le 6 février, à 12 h 21, la flamme entre en Savoie, au son de l'hymne savoyard, Les Allobroges, joué par la fanfare du 27e BCA[43]. Deux jours plus tard, le dernier porteur de la flamme qui doit embraser la vasque en acier est un choix symbolique du coprésident Killy, il s'agit du footballeur Michel Platini, alors sélectionneur de l'équipe de France, « parce qu'il est le Français le plus célèbre dans le monde »[44],[45]. Le sportif sera accompagné dans ses dernières foulées par un jeune savoyard de 9 ans, originaire de Valloire en Maurienne (l'autre grande vallée de la Savoie), François-Cyrille Grange[46],[47].

Cérémonie d'ouverture[modifier | modifier le code]

La vasque Olympique qui se trouvait initialement dans l'enceinte du stade olympique.
(hauteur de 8m, diamètre de 4.7m pour un poids de 1 000 kg)
Le mat Olympique ou axis mundis de l'enceinte du stade olympique.

La cérémonie d'ouverture des XVIes Jeux olympiques d'hiver débute le 8 février, à 17h, et se déroule dans le théâtre des Cérémonies. La mise en scène est donné au jeune chorégraphe, auteur de plusieurs spectacles lors du défilé du bicentenaire de la Révolution française en 1989, Philippe Decouflé, et à la Société Téléma[48],[49]. La cérémonie olympique respecte le rituel instauré depuis 1896 sous l'égide du baron Coubertin avec une partie classique, qui est suivie depuis les années 1980 par une partie plus artistique. La partie traditionnelle commence par la présentation de l'emblème des anneaux et de la devise olympique, puis la revue des drapeaux et des délégations, le serment des athlètes, l'embrasement de la flamme olympique[48],[49]. Toutefois, le chorégraphe français bouleverse cette organisation en mélangeant les deux parties.

Ainsi la cérémonie d'Albertville s'ouvre dans le théâtre des Cérémonies d'une capacité de 35 000 personnes et devant deux milliards de téléspectateurs[50]. 1 808 athlètes et officiels des 64 nations défilent dans le stade, au son de percussions, avant de s'installer dans le théâtre des Cérémonies[51]. Ensuite, vient une première partie du spectacle qui s'organise autour d'un mat central (un axis mundis)[48] et une scène d'environ 1 ha[52]. Un soin est apporté dans la décoration de l'arène olympique qui reprend les symboles folkloriques savoyardes : reconstitution d'une montagne savoyarde à l'entrée du stade, décorations (frises, étoiles, rosaces)[52]. Le podium des annonces officielles reprend les codes architecturaux d'un balcon d'un chalet d'alpage[52]. Au cours de la soirée, ce seront 3 000 artistes (professionnels ou amateurs locaux) qui participent à ce spectacle[50],[51]. Ils sont habillés par le plasticien, Philippe Guillotel[48]. L'ouverture est proclamée par François Mitterrand, Président de la République française, debout entre Jean-Claude Killy et Michel Barnier, et en présence de Juan Antonio Samaranch, président du CIO. Une jeune fille de 12 ans, Séverine du Peloux, en robe avec une jupe composée de poupées savoyardes, entonne a cappella la Marseillaise[51],[50]. La jeune patineuse française, Surya Bonaly, prononce le serment des athlètes[50],[51]. Elle succède à Léo Lacroix, qui eut le même honneur lors des Jeux de Grenoble.

Le théâtre est survolé par la patrouille de France, qui a choisi l'année précédente Jean-Claude Killy comme parrain. Par six fois une ola traverse le stade, à laquelle le président Mitterrand, bien que fatigué participera[49],[50]. Puis vient le tour du dernier porteur de la flamme, Michel Platini qui s'avance dans le stade pour la dernière étape menant à la vasque. Il rejoint au milieu de l'espace le jeune François-Cyrille Grange avant de grimper les escaliers le menant à la vasque[46],[47].

Calendrier[modifier | modifier le code]

Le COJO propose, dès janvier 1989, lors d'une réunion se déroulant dans la station de Courchevel, son calendrier permettant l'organisation des 57 épreuves ainsi que celle des 8 épreuves de démonstration[53]. Le calendrier s'étale du samedi 8 au dimanche 23 février 1992[53]. Celui-ci évolue assez peu, en ski alpin seule l'épreuve féminine du Super G subit un report de 24h[53].

La toute première épreuve a ouvrir ces jeux se déroule dans la patinoire de Méribel-les-Allues. L'équipe de France de hockey est opposée au Canada. Cette dernière l'emporte 3 à 2[54]. Mis à part le jour d'ouverture, chaque jour se déroule plus d'une finale, la dernière se déroule le 23 février, jour de clôture des Jeux, avec la finale du hockey opposant le Canada à l'équipe unifiée aux Jeux olympiques. Le score final est de 1-3[54].

 CO  Cérémonie d'ouverture   ●
H/D 
Épreuve(s) Hommes ou Dames  1  Finale d'épreuve officielle[Note 1]  CC  Cérémonie de clôture
Calendrier des épreuves[53]
février 1992 8
Sam
9
Dim
10
Lun
11
Mar
12
Mer
13
Jeu
14
Ven
15
Sam
16
Dim
17
Lun
18
Mar
19
Mer
20
Jeu
21
Ven
22
Sam
23
Dim
Épreuves
Cérémonies CO CC
Logo du biathlon Biathlon 1
7,5 km
D
1
10 km
H
1
3x7,5 km
D
1
4x7,5 km
H
1
15 km
D
1
20 km
H
6
Logo du bobsleigh Bobsleigh ● 
x 2
1
x 2
● 
x 4
1
x 4
2
Logo de la luge Luge ● 
simple
H
1
simple
H
● 
simple
D
1
simple
D
1
double
H
3
Logo du combiné nordique Combiné nordique ● 
K 90
● 
15 km
1
K 90
équipe
1
3x10km
2
Logo du hockey sur glace Hockey sur glace ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  ●  1 1
Logo du curling Curling[Note 2] ● 
2 jeux
● 
2 jeux
● 
2 jeux
● 
1 jeux
● 
2 jeux
1
Logo du patinage artistique Patinage artistique ● 
original
couple
1
libre
couple
● 
original
H
● 
imposée
danse
1
libre
H
● 
original
danse
1
libre
danse
● 
original
D
1libre
D
● 
Exhib
x4
4
Logo du saut à ski Saut à ski 1
K 90
1
K 120
équipe
1
K 120
3
Logo du ski alpin Ski alpin 1
descente
H
● 
combiné
H
1
combiné
H
● 
combiné
D
1
combiné
D
1
descente
D
1
Super G
H
1
Super G
D
1
Géant
H
1
Géant
D
1
Slalom
D
1
Slalom
H
10
Ski de vitesse[Note 2] ●  ●  ●  1
Logo du ski acrobatique Ski acrobatique[Note 3] ●  2
ballet
H/D
●  2
bosses
H/D
●  2
saut
H/D
2
Logo du ski de fond Ski de fond 1
15 km
D
1
30 km
H
2
10 km H
5 km D
2
15 km H
10 km D
1
4x5km
D
1
4x10km
H
1
30 km
D
1
50 km
H
10
Logo du patinage de vitesse Patinage de vitesse 1
3000m
D
1
500m
D
1
1500m
D
1
5000m
H
1
1000m
D
1
500m
H
1
1500m
H
1
5000m
D
1
1000m
H
1
10000m
H
10
Logo du patinage de vitesse sur piste courte Patinage de vitesse sur piste courte ●  2
H/D
2
H/D
4
Nombre total de finales 0 4 3 3 3 6 4 5 4 5 4 3 5 4 2 2 0
Total 0 4 7 10 13 19 23 28 32 37 41 44 49 53 55 57 57[55]

Épreuves[modifier | modifier le code]

Biathlon[modifier | modifier le code]

  • Femmes
    • 7,5 km
    • 15 km
    • Relais 3 × 7,5 km
  • Hommes
    • 10 km
    • 20 km
    • Relais 4 × 7,5 km

Bobsleigh[modifier | modifier le code]

  • Bob à deux hommes
  • Bob à quatre hommes

Hockey sur glace[modifier | modifier le code]

Les matches de hockey sur glace ont lieu dans la nouvelle patinoire de Méribel. Douze nations s'opposent entre le samedi 8 et le dimanche 22 février[56]. Le premier match oppose l'équipe de France à l'équipe canadienne. Cette dernière l'emporte 3 à 2[54]. La finale oppose l'équipe du Canada à l'équipe unifiée aux Jeux olympiques (ex-URSS qui avait été médaille d'or lors des Jeux précédents). Le score final est de 1-3[54].

Luge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Luge aux Jeux olympiques de 1992.
  • Femmes
  • Hommes
  • Double Mixte

Patinage artistique[modifier | modifier le code]

  • Femmes
  • Hommes
  • Couples Mixte
  • Danse sur glace Mixte

Patinage de vitesse[modifier | modifier le code]

  • Femmes
    • 500 m
    • 1 000 m
    • 1 500 m
    • 3 000 m
    • 5 000 m
  • Hommes
    • 500 m
    • 1 000 m
    • 1 500 m
    • 5 000 m
    • 10 000 m

Patinage de vitesse sur piste courte[modifier | modifier le code]

  • Femmes
    • 500 m
    • Relais 3 000 m
  • Hommes
    • 1 000 m
    • Relais 5 000 m

Combiné nordique[modifier | modifier le code]

  • Hommes
  • Par équipes, Hommes

Ski acrobatique[modifier | modifier le code]

  • Bosses femmes (nouvelle épreuve)
  • Bosses hommes (nouvelle épreuve)

Ski alpin[modifier | modifier le code]

  • Combiné alpin
    • Femmes
    • Hommes
  • Descente
    • Femmes
    • Hommes
  • Slalom
    • Femmes
    • Hommes
  • Slalom géant
    • Femmes
    • Hommes
  • Super G
    • Femmes
    • Hommes

Saut à ski[modifier | modifier le code]

  • K90 Hommes
  • K120 Hommes
  • K120 par équipes hommes

Ski de fond[modifier | modifier le code]

  • Femmes
    • 5 km
    • 15 km depart groupé
    • 30 km
    • Combiné 5 km + 10 km poursuite
    • Relais 4 × 5 km
  • Hommes
    • 10 km poursuite
    • 30 km départ groupé
    • 50 km
    • Combiné 10 km + 15 km poursuite
    • Relais 4 × 10 km

Sports de démonstration[modifier | modifier le code]

Les épreuves de curling, femmes et hommes, se déroulent sur la patinoire de Pralognan-la-Vanoise. Les épreuves débutent le 17 février et les finales ont lieu le 22 février. Un problème de l'unité de réfrigération oblige l'épreuve à se dérouler sur les deux seules pistes praticables[57].

Lors de l'épreuve hommes, huit équipes de huit nations s'opposent en deux poules : Norvège, Suisse, Royaume-Uni et Australie dans la Poule A, et Canada, États-Unis, France et Suède dans la Poule B. À l'issue des matchs de qualifications, la finale oppose la Norvège à la Suisse, qui l'emporte (7-6)[58].

Lors des épreuves femmes, huit équipes de huit nations s'opposent en deux poules : Allemagne, Norvège, Royaume-Uni et Japon dans la Poule A, et Canada, Danemark, France et Suède dans la Poule B. Les équipes féminines allemandes et norvégiennes sont qualifiées pour la finale. L'Allemagne l'emporte 9 à 2[59].

Les épreuves de ski de vitesse se déroulent sur la piste de la station des Arcs 2000. Les épreuves hommes et femmes se déroulent en deux poules les 18 et 19 février. Les demi-finales ont lieu deux jours plus tard, le lendemain ce sont les finales.

Les deux premiers champions olympiques sacrés lors de ces épreuves sont le Français Michaël Prüfer avec 229.232 km/h, réalisant ainsi un nouveau record du monde, et la Finlandaise Tarja Mularin avec 219,245 km/h[60].

À la suite de la première Coupe du monde en 1981, et les premiers championnats en 1986, les disciplines de ski acrobatique deviennent des sports olympiques en 1992[61]. Tignes se voit l'organisatrice des trois épreuves. La station était déjà le lieu d'accueil des championnats en 1986[61]. L'épreuve des bosses (ou hot dog) devient officiellement un sport olympique, alors que les épreuves de ballet (ou acroski) ou de saut restent des sports en démonstration (ce dernier deviendra un sport olympique aux Jeux suivants de 1994[61]).

Les épreuves de ballet, femmes et hommes, se déroulent les 9 (éliminatoires) et 10 février (finales). Celles du saut ont lieu les 15 (éliminatoires) et 16 février (finales).

Cérémonie de clôture[modifier | modifier le code]

Le dimanche 23 février, les Jeux se clôturent avec la mise en scène de Philippe Decouflé. Cette cérémonie de clôture respecte les temps forts du protocole olympique tout en intégrant des spectacles entre chacun d'eaux. Ainsi débute un spectacle de danse et d'acrobaties d'une vingtaine de minutes, avant l'entrée de l'ensemble des athlètes derrière les porte-drapeaux[52]. Le maire d'Albertville, Henri Dujol, remet symboliquement, par l'intermédiaire de Juan Antonio Samaranch, président du CIO, le drapeau Olympique à son homologue Audun Tron, maire de Lillehammer, organisatrice des prochains Jeux olympiques d'hiver de 1994. Pour la suite, le chorégraphe a invité 19 groupes folkloriques des deux départements savoyards à se produire dans l'arène olympique[52]. Plus de 300 danseurs effectuent des démonstrations de danse traditionnelle, puis ils seront rejoints par plus de 300 enfants des écoles d'Albertville[52]. Alors que des guides de haute-montagne descende le mat[52]. Le président Samaranch, prononce le discours de clôture des Jeux. La flamme est ensuite éteinte[52]. À la fin de la cérémonie, un feu d'artifice est tiré et un grand bal s'ouvre pour l'ensemble du public sur l'immense scène[52]. Le coprésident Jean-Claude Killy résumera ce soir là son sentiment face à la semaine écoulée et à cette cérémonie : « Heureuse la société capable d'une telle fête »[62].

Tableau des médailles[modifier | modifier le code]

Lors des Jeux d'hiver, 171 médailles dans les sept disciplines, soit 57 épreuves, ont été remises aux différents athlètes[2]. Vingt des soixante-quatre nations participant à ces Jeux remportent au moins une médaille, comme détaillé dans le tableau ci-après. Quatorze pays remportent au moins une médaille d'or et dix-sept nations ont plus d'une médaille. L'équipe allemande est celle qui a engrangé 26 médailles, elle est suivie par l'équipe de l'équipe unifiée avec 23 médailles. Ces deux équipes, lors des Jeux de Calgary de 1988, avaient aussi obtenu les deux premières positions, cependant il s'agissait dès lors de l'équipe d'URSS (1re position avec 29 médailles) et de l'équipe de l'Allemagne de l'Est (2e position avec 25 médailles, l'Allemagne de l'Ouest en avait obtenu 8). La troisième position revient à l'équipe de Norvège avec 20 médailles obtenues. Lors de la précédente édition, cette place revenait à la Suisse (15 médailles), la Norvège n'ayant obtenu que la douzième place.

L'équipe de France, pays organisateur, arrive en septième position avec neuf médailles, atteignant le record obtenu lors des Jeux de Grenoble de 1968 mais où la France était montée sur la 3e marche. Lors des précédent jeux de Calgary, elle n'en avait obtenu que deux.

  •      Pays organisateur (Drapeau : France France)
Rang Nation Or Argent Bronze Total
1 Drapeau d'Allemagne Allemagne 10 10 6 26
2 Drapeau Équipe unifiée 9 6 8 23
3 Drapeau de Norvège Norvège 9 6 5 20
4 Drapeau d'Autriche Autriche 6 7 8 21
5 Drapeau des États-Unis États-Unis 5 4 2 11
6 Drapeau d'Italie Italie 4 6 4 14
7 Drapeau de France France 3 5 1 9
8 Drapeau de Finlande Finlande 3 1 3 7
9 Drapeau du Canada Canada 2 3 2 7
10 Drapeau de Corée du Sud Corée du Sud 2 1 1 4
11 Drapeau du Japon Japon 1 2 4 7
12 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 1 1 2 4
13 Drapeau de Suède Suède 1 0 3 4
14 Drapeau de Suisse Suisse 1 0 2 3
15 Drapeau de Chine Chine 0 3 0 3
16 Drapeau du Luxembourg Luxembourg 0 2 0 2
17 Drapeau de Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 0 1 0 1
18 Drapeau Tchécoslovaquie 0 0 3 3
19 Drapeau de Corée du Nord Corée du Nord 0 0 1 1
20 Drapeau d'Espagne Espagne 0 0 1 1

Sportifs les plus médaillés[modifier | modifier le code]

La Norvège arrive en troisième place des nations les plus titrées notamment grâce à ses deux fondeurs, Bjørn Dæhlie[63],[64] et Vegard Ulvang[65],[66], qui chacun remporte 2 médailles d'or et une d'argent, ainsi qu'une médaille d'or au relais 4 × 10 km.

Le biathlète allemand, Mark Kirchner, remporte quant à lui trois médailles dont deux en or lors des trois épreuves de biathlon[67].

Plusieurs athlètes obtiennent deux médailles d'or dans leur discipline :

Lors de ces jeux, le jeune sauteur à ski finlandais Toni Nieminen, âgé de 16 ans, devient médaillé d'or en Grand Tremplin et par équipe[73]. Il devient ainsi le plus jeune champion olympique[74],[75].

Sites et aménagements[modifier | modifier le code]

Treize sites sont retenus pour l'accueil (trois sites) et le déroulement des 57 épreuves de ces Jeux d'hiver (10 sites). Ces derniers se répartissent entre la ville-hôte, Albertville, qui accueille 18 épreuves, et les stations de sport d'hiver de la vallée de la Tarentaise[3]. Cette organisation multipolaire en fait un cas atypique dans l'organisation des Jeux dans la mesure où la majorité des épreuves se déroulent en dehors du lieu d'accueil[3]. L'ensemble des sites prévus par le dossier de candidature est respecté[11].

Sites d'accueil et d'hébergement[modifier | modifier le code]

Le site d'Albertville en tant que ville hôte est le siège du COJO de 1986 à 1992[76]. Elle est aussi le lieu de déroulement des cérémonies d'ouverture et de fermeture de ces XVIes. Ces dernières ont lieu dans le stade ouvert de quelques 30/35 000 places du théâtre des Cérémonies.
Par ailleurs, la ville s'offre une modernisation de ses infrastructures en faisant construire un nouvel hôpital, un centre culturel[77]. Cinq nouveaux hôtels sont aussi construits[77]. La Région finance la rénovation et l'agrandissement du Lycée du Sauvay qui accueille le COJO durant les Jeux[17].

La station thermale de Brides-les-Bains (606 habitants), spécialisée dans le traitement de l'obésité et des rhumatismes, en aval des stations de Méribel et de Courchevel, est choisie pour le « village olympique »[11]. Toutefois, étant donné les distances séparant les différentes épreuves. Les organisateurs feront le choix de désigner les stations de La Tania et de Valmorel comme « Village d'Accueil des XVIe Jeux Olympiques d'Hiver d'Albertville »[78]. Ces lieux seront complétées par d'autres structures d'accueil situées dans les villages des Saisies (initialement prévu comme village annexe), de Val d'Isère, de Tignes, des Arcs et de La Plagne[11]. Par ailleurs, la réputation de la station de Courchevel attirera les membres du CIO qui y séjourneront[11]. Finalement seuls 800 membres des délégations nationales sur 2000 hébergeront à Brides-les-Bains[11].
La station obtient par ailleurs la construction d'un télécabine lui permettant d'être reliée à la station de Méribel et ainsi aux Trois Vallées, ainsi qu'un lifting pour le centre du bourg[11]. La commune investit 200 millions de francs dans une modernisation de ces infrastructures[79]. La commune investit dans une nouvelle mairie est créée, rénove son Grand Hôtel des Thermes, acquière et rénove le casino, modernise son centre-ville, et fait construire une école, un centre d'accueil et d'animation[79]. Par ailleurs, 90 millions de francs sont consacrés pour la création d'un nouvel établissement thermal qui est donné en gestion à la Société européenne de Thermalisme[79]. Enfin, 80 millions sont mis pour l'aménagement du télécabine de l'Olympe[80]. Ces lourds investissement vaudront à la commune d'être mise en saisine par la chambre régionale des comptes en raison d'un fort déficit (69 millions de francs)[81].

Les médias sont répartis sur deux sites. La ville de Moûtiers, capitale historique de la vallée de la Tarentaise, devient le centre international de Radio-Télévision (CIRTV). Un bâtiment réalisé en 1991 par l'architecte Denis Sloan[82], sur une ancienne friche industrielle de la commune, pour 125 millions de francs[79]. La résidence Radiana, sur la commune de La Léchère, accueille les services de presse[83].

Sites des épreuves[modifier | modifier le code]

Les 57 épreuves de ces jeux se déroulent sur 10 sites répartis entre la ville-hôte, Albertville, qui accueille 18 épreuves, et les neuf stations de sport d'hiver de la vallée de la Tarentaise[3].

Albertville Short track speed skating pictogram.svg Speed skating pictogram.svg Figure skating pictogram.svg

À Albertville, deux aménagements sont conçus pour recevoir les 18 épreuves de trois disciplines olympiques : le patinage artistique, le patinage de vitesse ainsi que le patinage de vitesse sur piste courte (Short-Track)[76]. La construction d'une halle de glace - aujourd'hui Halle olympique - est réalisée pour accueillir les épreuves de patinage artistique et de Short-Track (30 × 60 m). Celle-ci est aménagée pour recevoir 9 000 spectateurs[76]. Une patinoire répondant aux mêmes normes a été montée pour accueillir les sessions d'entrainement des athlètes[76]. Démontée, elle est reconstruite en 1994 sur la commune de Wasquehal, devenant la patinoire Serge Charles[84]. L'anneau de vitesse (400 × 12 m) est quant à lui conçu aussi pour être temporaire[76]. Le site peut accueillir 10 000 spectateurs, dont 2 000 sous abris[76]. À la suite du jeu, il est démontée et le stade est reconverti pour devenir une stade d'athlétisme.

La particularité de ces jeux est que la candidature de la ville hôte s'appuie surtout sur l'implantation des sites des épreuves dans les grandes stations de sport d'hiver de la vallée de la Tarentaise :

Courchevel Nordic combined pictogram.svg Ski jumping pictogram.svg
Vue du Tremplin du Praz
Le Tremplin du Praz en 2010.
Au premier plan, la vasque olympique.

Le site du Praz sur le domaine skiable de la station de Courchevel (village de Saint-Bon-Tarentaise) accueille les épreuves de combiné nordique et de saut à ski[85]. Ce site était déjà équipé dans les années 1950 d'un tremplin à ski[86]. Pour le déroulement des épreuves, deux tremplins de saut à skis de 90 et 120 m sont construits[85]. L'équipement est réaménagée pour une utilisation en période estivale[87]. Le coût final est de 134 millions de francs, alors qu'une première évaluation l'avait estimée à 61 millions[80].

La Plagne Luge pictogram.svg Bobsleigh pictogram.svg

Le domaine de La Plagne, constitué de onze stations (45 000 lits), se voit l'organisateur des épreuves de bobsleigh et luge[88], alors que ses dirigeants ont espéré accueillir une épreuve de ski alpin[86]. En aval de la station, au lieu-dit La Roche, une piste de bobsleigh, luge et skeleton de1 800 mètres de long, comportant 19 virages est aménagée[88]. Cet ouvrage, malgré un dossier technique complet et répondant notamment aux problématiques climatiques[86], est l'un de ceux qui reçut le plus de critiques quant à sa réalisation. On reproche ainsi son coût (233 millions de francs, alors que l'évaluation initiale était de 67 millions[80]), son utilité face à la quelques centaines d'adhérents en lien avec ces sports[87] (cependant cet équipement est une condition nécessaire pour pouvoir accueillir les Jeux), mais aussi son aspect environnemental notamment en lien avec le stockage de 40 ou 45 tonnes d'ammoniac permettant de réfrigérer la piste[89], dont l'usage est interdit dans les lieux publics[89]. Par ailleurs, une polémique sur le lieu d'édification s'engage, car la piste est construite sur une pente en milieu instable et marécageux[89],[86].

Les Arcs
Vue de la piste de KL
La piste de KL (Les Arcs 2000), en 2008.

La station des Arcs 2000, situé sur le domaine des Arcs (28 095 lits) accueille le site où se déroule pour la première fois en démonstration dans le cadre des jeux olympiques l'épreuve de ski de vitesse (ou kilomètre lancé ou encore KL)[90]. Le choix de la piste doit reposer sur des caractéristiques permettant le bon déroulement de l'épreuve, et notamment une pente très raide. Ainsi, la piste de vitesse des Arcs fait une longueur de 1 740 mètres, et présente une pente dont la partie supérieure est de 70 %[90]. Le départ se déroule à à 2 710 mètres pour une arrivée à 2 145 mètres, soit une dénivelée totale de 565 mètres[90].

Les Saisies Cross country skiing pictogram.svg Biathlon pictogram.svg

Le site des Saisies (10 000 lits), situé dans le massif du Beaufortain (40 km d'Albertville et à 59 km de Moûtiers), hérite de l'organisation des épreuves de Biathlon et de Ski de fond[91]. Au départ, les hésitations ont pu porter le choix pour l'organisation des épreuves de fond sur le plateau du Revard, mais l'éloignement par rapport à la Tarentaise a permis rapidement d'opter pour la station beaufortine[86]. La station possède surtout un micro-climat idéal pour l'organisation de ces sports[92]. La station se prépare à l'accueillir de l'événement en aménageant un stade olympique de ski nordique. Lors des précédents Jeux de Calagary (1988), le skieur Franck Piccard, originaire de la station, obtient une médaille d'or en Super G[93]. Le président de la station, André Mercier, fait évoluer l'office du tourisme en Groupement d'intérêt économique, Les Saisies Promotion, afin de mieux gérer l'arrivée et l'organisation de ces jeux sur le territoire de cette station[93]. Si le bilan est plutôt positif quant au déroulement, le skieur Piccard a même remporté une médaille d'argent en descente, la structure du GIE est mise à mal par des problèmes internes et un endettement important (5 millions de francs) et doit être dissout[93].

Val d'Isère Alpine skiing pictogram.svg

La station de Val d'Isère (1700 hab., 25 000 lits) a la particularité d'être la station du coprésident Jean-Claude Killy, et d'avoir associé son domaine skiable à la station voisine de Tignes donnant naissance à l'Espace Killy[86]. Elle organise quatre épreuves de ski alpin hommes, la descente, le slalom géant, le super G et le combiné[94]. Celles-ci ont lieu sur la face de Bellevarde[94], conçu par le champion olympique suisse de 1972 Bernhard Russi[95], dont la préparation a été réalisée par les 7e bataillon de chasseurs alpins[96]. Le départ pour le slalom s'effectue à 2 807 m (959 m de dénivelé) et pour le Super G à 2 365 m (517 m de dénivelé) pour arriver au bas des pistes à 1 848 m.

Les Ménuires-Val Thorens Alpine skiing pictogram.svg

La vallée des Belleville, située sur la commune de Saint-Martin-de-Belleville (2 300 hab.), accueille sur son territoire deux des plus grandes stations de Tarentaise, Les Ménuires (22 000 lits) et Val Thorens (18 000 lits), intégrées à l'espace des Trois Vallées[97]. Le site des Ménuires est choisi, malgré quelques réticences[86], pour l'épreuve de slalom hommes, seule épreuve de ski alpin hommes à ne pas se dérouler à Val d'Isère[97].

Méribel Alpine skiing pictogram.svg Ice hockey pictogram.svg

La station de Méribel (27 000 lits), dans la vallée des Allues, se situent au cœur du domaine des Trois Vallées[56]. La station aménage la piste du Roc de Fer pour accueillir le ski alpin dame et fait construire une nouvelle patinoire pour l'organisation du tournois olympique de hockey sur glace[56]. Le nouvel édifice est un complexe de 24 000 m² d'une capacité de 2 500 places assises, réalisé par le cabinet d'architectes Xavier Chambre, Daniel Vibert et André Zanassi, livrée fin 1991[98].

Tignes Freestyle skiing pictogram.svg

La station de Tignes (2000 hab., 28 000 lits), seconde composante de l'Espace Killy, s'incline face à Val d'Isère pour l'organisation d'épreuves de ski alpin[86]. Elle obtient cependant l'organisation des trois épreuves de ski acrobatique, dont les bosses qui sont pour la première fois épreuves olympique, ainsi que le ballet (ou acroski) et le saut en démonstration[99]. La station a déjà accueilli les premiers championnats du monde de cette discipline en 1986[61].

Pralognan-la-Vanoise Curling pictogram.svg

La petite station de Pralognan-la-Vanoise (665 hab.), située au fond de la vallée de Bozel (50 km d'Albertville), souhaite dès les débuts de l'aventure olympique faire partie des sites retenus. Moins connues que ces grandes sœurs de hautes altitudes, elle choisit de participer en tant que site d'accueil de l'épreuve de curling (sport en démonstration)[100],[86]. La réalisation d'une patinoire olympique dédiée au sport est décidée. Le coût de l'infrastructure oblige la commune à emprunter 44 millions de francs[80],[81]. L'inauguration du site a lieu le 8 juillet 1990. Lors du début des épreuves, seules deux pistes sont opérationnelles en raison d'un problème de l'unité de réfrigération[57]. Cependant, le coût de réalisation et d'entretien entraine la commune vers un déficit de 4,6 millions de francs, menant la commune vers une faillite[79].

Aménagement des voies de communication[modifier | modifier le code]

Les Jeux d'Albertville sont l'occasion de moderniser un territoire grâce à l'injection de capitaux provenant tant des collectivités locales (communes, département, région) que de l'État. Tout d'abord, la question primordiale est l'accessibilité aux différents sites qui s'égrainent dans la vallée de la Tarentaise. La fréquentation de la RN90 qui mène d'Albertville à Moûtiers, puis aux stations d'altitude lors des week-end de départs de vacances mène à une saturation. Les Jeux sont l'occasion de repenser cette circulation dès la Combe de Savoie, en aval d'Albertville, ainsi que sur la RN90. Les collectivités et l'État aménagent donc une autoroute à péage, l'A430, d'une longueur de 15 km, comme prolongement de l'A43 (Axe Lyon-Italie). Après Albertville, elle trouve son prolongement avec la RN 90 dont on réalise un aménagement en 2×2 voies[14], pour plus de 125 millions de francs[101]. Des investissement sont aussi faits afin de rénover les différentes routes menant aux sites olympiques. Ces différentes améliorations permettent désormais d'accueillir 30 000 véhicules/jour au lieu de 18 000[14]. La région réalise aussi la mise en gabarit de la RN 212 entre Albertville et Ugine pour un coût de 40 millions de francs[101].

Par ailleurs, la voie ferrée est parallèlement modernisée pour accueillir le TGV, qui permet désormais de faire Paris - Bourg-Saint-Maurice en 4 h 50[102]. Sur le parcours, de nombreuses gares sont agrandies[102],[101].

Toutefois l'aménagement ferroviaire ne concerne pas que la Savoie. La région Rhône-Alpes, qui participe aussi aux investissements, aménagement son propre territoire en faisant contourner une partie des TGV passant par Lyon à l'Est, connecté à l'aéroport Lyon-Satolas, devenant ainsi la première connexion entre une gare TGV et un aéroport en France[103]. La région compte bien bénéficier des retombées de l'événement international. Ces investissements vont de l'accompagnement aux projets de financement, à l'investissement dans la culture et le tourisme, ou la rénovation des voies de communication, cependant sa principale réalisation reste la réalisation de cette future plateforme multimodale[101].

Ces grands travaux d'aménagement ont un impact direct sur le taux de chômage du département. Pour une première période de mise en place des infrastructures allant de 1985 à 1990, on observe la création de 14 000 emplois. Toutefois, pour la période à la veille des Jeux (1990-1992), à la suite de la réalisation des principaux aménagements, le chômage passe de 6,5% à 8,9%[104].

Commémorations et anniversaires[modifier | modifier le code]

Monnaies commémoratives[modifier | modifier le code]

Neuf pièces de 100 Francs en argent ou or, œuvres de Joaquin Jimenez, ont été frappées en 1992 pour Les Jeux Olympiques d’Albertville.

La Poste édite pour l'occasion une série de 12 timbres-poste célébrant les Jeux. La vente des produits permettra à l'entreprise de rembourser sa participation aux Jeux.

Anniversaire[modifier | modifier le code]

La ville d'Albertville organise une célébration le 8 février 2012 pour les vingt ans de l'organisation des Jeux d'hiver[105]. Chacun des sites a célébré l'événement à sa manière. La ville d'Albertville a ainsi réuni 1650 enfants de la commune afin de reproduire sur le stade Olympique le logo-type des Jeux de 1992[106]. L'émission Envoyé spécial, la suite participe à ses commémorations lors d'un sujet intitulé « Albertville, vingt ans après » diffusé le [107].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Notes détaillées
  1. Le Club Coubertin, nouvellement créé, adopte pour slogan « Albertville 1992… Le 8 février à 7h23 du matin… la terre va s'élever de quelques centimètres »[18]. Hormis ce partenariat économique, le club parraine vingt-neuf athlètes[18].
  2. Samaranch créé en 1988 le programme TOP (The Olympic Partners ou The Olympic Programme)[22] auquel appartient 12 multinationales qui obtiennent le droit de faire partie du programme de sponsorship. Les frais d'entrée sont de 50 millions de dollars pour 4 ans d’adhésion[23]. Les membres de ce programme olympique reçoivent des droits de publicité exclusifs et l’utilisation du symbole olympique, les anneaux olympiques, dans leurs publications et leurs publicités[24].
Précisions
  1. Le chiffre indique le nombre de finales qui se tiennent ce jour-là pour chaque sport.
  2. a et b Épreuve en démonstration.
  3. Seule l'épreuve de bosses sont retenues comme épreuves olympiques, les épreuves de saut et de ballets sont en démonstration.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Comité international olympique, « Albertville 1992 », sur www.olympic.org (consulté le 4 mai 2013).
  2. a, b et c Wei Yew, The Olympic image : the first 100 years, Quon Editions,‎ 1996, 448 p. (ISBN 978-0-96944-327-8), p. 338.
  3. a, b, c, d et e Kukawka 1999, p. 99-104.
  4. a, b, c, d, e, f et g Dico 2011, p. XXVIII-XXIX.
  5. (en) « Past Olympic host city election results », GamesBids.
  6. a et b Patrick Clastres et Paul Dietschy, Sport, Société et culture XIXe à nos jours, Hachette Éducation Technique,‎ 2006, 256 p. (ISBN 978-2-01181-887-4, lire en ligne).
  7. Dico 2011, p. XXVI.
  8. Valérie Chasteland, « Albertville (73) : 20ème anniversaire des JO », France 3 Alpes,‎ 9 février 2012 (lire en ligne).
  9. a, b et c (en) John E. Findling et Kimberly D. Pelle, Encyclopedia of the Modern Olympic Movement, Greenwood Publishing Group,‎ 2004, 602 p. (ISBN 978-0-31332-278-5), p. 397.
  10. a, b, c, d, e, f, g, h et i Expo2009, p. 7-9, Dates-clefs de la candidature et la préparation des jeux.
  11. a, b, c, d, e, f, g et h Ponson 1991, p. 109-116.
  12. Reve93, p. 9-10.
  13. France 3 Alpes avec AFP, « Albertville (73) : l'héritage des Jeux Olympiques », France 3 Alpes,‎ 2 février 2012 (lire en ligne).
  14. a, b, c et d Article de Rémy Charmetant (Agence touristique départementale de la Savoie), « La Savoie sportive : les effets des événements sportifs sur le territoire » (pp.53-63) in Jean-Loup Chappelet (sous la dir.), Les politiques publiques d'accueil d'événements sportifs, Éditions L'Harmattan,‎ 2006, 224 p. (ISBN 978-2-29615-687-6).
  15. a et b Findling et Pelle 1996, p. 319.
  16. a, b, c, d et e Christian de Brie, « Les comptes de la mascotte », Le Monde diplomatique,‎ février 2012 (lire en ligne) (Extrait en ligne).
  17. a et b Billet 1991, p. 100.
  18. a, b, c et d « Le Club Coubertin », Revue des Jeux Olympiques,‎ 1989 (lire en ligne).
  19. Findling et Pelle 1996, p. 320.
  20. a, b, c, d et e Expo2009, p. 6.
  21. a, b, c et d Gérard Muteaud, « Le bras de fer ISL-McCormack », Les Échos,‎ 7 février 1992 (lire en ligne) (n°16073, p.3).
  22. Dico 2011, p. 279, Olympic Partners (The).
  23. Dico 2011, p. 262-269, Olympic Finance.
  24. (en) Trevor Slack, The Commercialisation of sport, New York, Routledge,‎ 2004 (ISBN 978-0-7146-8078-1, lire en ligne), p. CI
  25. a, b et c Gabrielle Serraz, « Le déficit des JO d'Albertville dépasserait les 300 millions de francs », Les Échos,‎ 15 juin 1992 (lire en ligne) (n°16158, p.16).
  26. « Albertville 1992 », sur franceolympique.com (consulté le 19 juin 2013).
  27. a et b Gabrielle Serraz, « Le déficit des JO ne dépasserait pas 200 millions de francs », Les Échos,‎ 24 février 1992 (lire en ligne) (n°16083, p.11).
  28. Françoise Chenet et Jean-Claude Wieber, Le paysage et ses grilles : Paysages ? Paysage ? (actes du colloque de Cerisy-la-Salle), Éditions L'Harmattan,‎ 1996, 254 p. (ISBN 978-2-73844-595-7), p. 84.
  29. Michel Caillat, Sport et civilisation : Histoire et critique d'un phénomène social de masse, Éditions L'Harmattan,‎ 1996, 120 p. (ISBN 978-2-29631-967-7), p. 39.
  30. a, b et c Valérie Chasteland, « Albertville (73) : l'héritage des Jeux Olympiques », France 3 Alpes - AFP,‎ 8 février 2012 (lire en ligne).
  31. Site du Conseil général de la Savoie, « 60 millions d'euros pour un plan tourisme ambitieux » et celui de l'Observatoire des Territoires.
  32. Christophe Péralta, « Heureuse Savoie... », Le Dauphiné libéré,‎ 8 février 2012 (lire en ligne).
  33. Gilles Carle, « Que reste-t-il des JO d'Albertville ? », Le Parisien,‎ 6 février 2006.
  34. (en) Margaret Timmers, A Century of Olympic Posters, Harry N. Abrams,‎ 2008, 144 p. (ISBN 978-1-85177-538-5).
  35. a, b et c Rapport officiel des XVIes Jeux Olympiques Albertville 1992 - Official Report of the Games of the XVI Olympic Winter Albertville 1992, Section Identité visuelle, p.295. ([PDF] Lire en ligne).
  36. a et b Laurence Veuillen, « Avez-vous gardé votre étoile “Magique” ? », Le Dauphiné libéré,‎ 13 novembre 2011 (lire en ligne).
  37. a, b, c et d Actes du colloque « Sport, éducation et art, XIXe-XXe siècles », publiés par le Comité des travaux historiques et scientifiques, Volume 119, Éditions du CTHS, 1996, 476 pages (ISBN 9782735503391), p.434.
  38. a, b, c et d [PDF] Recherche et Référence - Centre d’Études Olympiques, Les mascottes des Jeux Olympiques d’hiver d’Innsbruck 1976 à Sotchi 2014, CIO,‎ 2013, 15 p. (lire en ligne), p. 7.
  39. a, b et c Jean-François Sirinelli et Georges-Henri Soutou, Culture et Guerre froide, Presses Paris Sorbonne,‎ 2008, 308 p. (ISBN 978-2-84050-547-1), p. 136.
  40. a et b Jacques Fontanel, Géoéconomie du sport : Le sport au coeur de la politique et de l'économie internationales, Éditions L'Harmattan,‎ 2009, 152 p. (ISBN 978-2-29622-183-3), p. 80.
  41. a, b, c et d « Le 22 décembre 1991 la flamme était à Nantes - Nantes », Ouest-France,‎ 30 juillet 2012 (lire en ligne).
  42. Rapport92, p. 438.
  43. Jean-François Casanova, « Il a été le premier porteur de la flamme olympique en Savoie », Le Dauphiné libéré,‎ 20 novembre 2011 (lire en ligne).
  44. Gérard Ejnès, L'Équipe, 60 ans: 1946-2006, soixante ans de la vie d'un journal, soixante minutes de légende du sport, L'Équipe,‎ 2006, 383 p. (ISBN 978-2-91553-517-4), p. 256
  45. « JO 2012: les mythiques porteurs de la flamme olympique », L'Express,‎ 27 juillet 2012 (lire en ligne).
  46. a et b Frédéric Thiers, « Le gamin de 9 ans qui tient la main de Michel Platini, c’est lui ! », Le Dauphiné libéré,‎ 22 janvier 2012 (lire en ligne).
  47. a et b (en) David Miller, The official history of the Olympic Games and the IOC : Athens to Beijing, 1894-2008, Mainstream,‎ 2008, 592 p. (ISBN 978-1-84596-159-6), p. 281.
  48. a, b, c et d Gérard Blanchard, « Cérémonies des 16e Jeux olympiques d'hiver 1992 », Communication et langages, vol. 91,‎ 1992, p. 116-118
  49. a, b et c Article de John J. MacAloon « Interval Training » (pp.32-53), (en) Susan Leigh Foster, Choreographing History, Indiana University Press,‎ 1995, 272 p. (ISBN 978-0-25311-650-5)
  50. a, b, c, d et e Jacques Leleu, « Il y a 20 ans, Albertville enflammait le monde entier », Le Dauphiné libéré,‎ 8 février 2012 (lire en ligne).
  51. a, b, c et d (en) John E. Findling et Kimberly D. Pelle, Encyclopedia of the Modern Olympic Movement, Greenwood Publishing Group,‎ 2004, 602 p. (ISBN 978-0-31332-278-5), p. 401.
  52. a, b, c, d, e, f, g, h et i Marie-Thérèse Duflos-Priot, Un siècle de groupes folkloriques en France : l'identité par la beauté du geste, Éditions L'Harmattan,‎ 1995, 350 p. (ISBN 978-2-73843-830-0), p. 231-234, Les Savoyards dans l'arène
  53. a, b, c et d Rapport92, p. 327-328.
  54. a, b, c et d « Jeux Olympiques d'Albertville 1992 », sur www.passionhockey.com (consulté le 9 juin 2013).
  55. [PDF] (en) (en) Comité international olympique, « Results of the XVIth Olympic Winter Games in Albertville », Revue olympique, no 294,‎ 1992, p. 171 (lire en ligne).
  56. a, b et c Rapport92, p. 372-383.
  57. a et b (en) Bob Weeks, Curling, Etcetera : A Whole Bunch of Stuff About the Roaring Game, John Wiley and Sons,‎ 2010, 208 p. (ISBN 978-0-47073-889-4), p. 132.
  58. (en) « Curling at the 1992 Albertville Winter Games : Men's Curling », sur www.sports-reference.com (consulté le 29 juin 2013).
  59. (en) « Curling at the 1992 Albertville Winter Games : Women's Curling Final Round », sur www.sports-reference.com (consulté le 29 juin 2013).
  60. (en) W. Mason Beekley, « Walter Amstutz (1902-1997)... friend, skier, humanist », Skiing Heritage Journal, vol. 10, no 2,‎ 1997, p. 11.
  61. a, b, c et d Collectif, Encyclopédie visuelle des sports, Québec Amérique,‎ 2000, 372 p. (ISBN 978-2-76441-169-8), p. 195-197.
  62. Pascal Duret, L'héroïsme sportif,‎ 1993, PUF éd., 136 p. (ISBN 978-2-13045-608-7), p. 127.
  63. Dico 2011, p. 95.
  64. « Bjørn Dæhlie », sur www.olympic.org (consulté le 26 juin 2013).
  65. Dico 2011, p. 362.
  66. « Vegard Ulvang », sur www.olympic.org (consulté le 26 juin 2013).
  67. « Mark Kirchner », sur www.olympic.org (consulté le 26 juin 2013).
  68. « Petra Kronberger », sur www.olympic.org (consulté le 26 juin 2013).
  69. Dico 2011, p. 58.
  70. « Bonnie Blair », sur www.olympic.org (consulté le 26 juin 2013).
  71. « Kim Gi-Hun », sur www.sports-reference.com (consulté le 26 juin 2013).
  72. « Alberto Tomba », sur www.olympic.org (consulté le 26 juin 2013).
  73. « Toni Nieminen », sur www.olympic.org (consulté le 26 juin 2013).
  74. (Vidéo de 2'07) « Toni Nieminen - Le plus jeune champion olympique », sur www.olympic.org (consulté le 26 juin 2013).
  75. (en) John E. Findling et Kimberly D. Pelle, Encyclopedia of the Modern Olympic Movement, Greenwood Publishing Group,‎ 2004, 602 p. (ISBN 978-0-31332-278-5), p. 323.
  76. a, b, c, d, e et f Rapport92, p. 336-345.
  77. a et b (en) John E. Findling et Kimberly D. Pelle, Encyclopedia of the Modern Olympic Movement, Greenwood Publishing Group,‎ 2004, 602 p. (ISBN 978-0-31332-278-5), p. 402.
  78. Colloque « Grenoble, Albertville, Turin : Que reste-t-il des Jeux Olympiques d’hiver ? », organisé par Montanea et Alpes Magazine, en partenariat avec Chambéry Promotion, 2 février 2010 à Chambéry.
  79. a, b, c, d et e Gabrielle Serraz, « Les communes olympiques de Savoie étranglées financièrement », Les Échos,‎ 13 septembre 1991 (lire en ligne) (n°15972, p.13).
  80. a, b, c et d « Albertville : Équipements olympiques médaille de plomb », Le Point,‎ 25 janvier 2007 (lire en ligne).
  81. a et b (en) John E. Findling et Kimberly D. Pelle, Encyclopedia of the Modern Olympic Movement, Greenwood Publishing Group,‎ 2004, 602 p. (ISBN 978-0-31332-278-5), p. 399.
  82. Jacques Sbriglio et Marie-Hélène Biget, Marseille : 1945-1993, Éditions Parenthèses,‎ 1993, 174 p. (ISBN 978-2-86364-075-3), p. 169.
  83. Marc Boyer, Les villégiatures du XVIe au XXIe siècle : panorama du "tourisme sédentaire", EMS,‎ 2008, 238 p. (ISBN 978-2-84769-088-0), p. 75.
  84. Gilles Marchal, « La patinoire de Wasquehal bientôt à 12°C douze mois sur douze », La Voix du Nord,‎ 30 mai 2013 (lire en ligne).
  85. a et b Rapport92, p. 346-349.
  86. a, b, c, d, e, f, g, h et i Ponson 1991, p. 112-113.
  87. a et b « Les sites olympiques aujourd'hui », L'Humanité,‎ 25 janvier 1993 (lire en ligne).
  88. a et b Rapport92, p. 350-355.
  89. a, b et c (en) Simon Hudson, Snow Business : A Study of the International Ski Industry, Cengage Learning EMEA,‎ 2000, 180 p. (ISBN 978-0-30470-471-2, lire en ligne), p. 123.
  90. a, b et c Rapport92, p. 356-363.
  91. Rapport92, p. 366-371.
  92. (en) Andrew Slough, « France's 5 Ring Circus », Ski, vol. 55, no 4,‎ décembre 1990, p. 160.
  93. a, b et c Pascal Meunier, La Saga des Saisies,‎ 2005, p. 288-292.
  94. a et b Rapport92, p. 396-405.
  95. (en) David Miller, The official history of the Olympic Games and the IOC : Part III The Modern Era (1984-2012), Random House,‎ 2012, 592 p. (ISBN 978-1-84596-159-6, lire en ligne).
  96. Marie-Hélène Léon, Les chasseurs alpins. Mythe et réalités des Troupes de montagne, L'Harmattan,‎ 1998 (ISBN 978-2-7384-4737-1), p. 78.
  97. a et b Rapport92, p. 364-365.
  98. « La patinoire olympique de Méribel », L'Acier pour construire, no 43,‎ janvier 1992, p. 32-43.
  99. Rapport92, p. 390-395.
  100. Rapport92, p. 384-389.
  101. a, b, c et d Billet 1991, p. 101-102.
  102. a et b Jean-Jacques Tur, Géographie humaine et économique de la France, Ellipses,‎ 1994, 447 p., p. 427, Zoom n°24 « L'impact économique des Jeux Olympiques d'hiver sur Albertville et la Savoie ».
  103. Jean-François Troin, Rail et aménagement du territoire: des héritages aux nouveaux défis, Édisud,‎ 1995, 261 p. (ISBN 978-2-85744-816-7), p. 104.
  104. (Vidéo extraite de ina.fr) « Les retombées économiques des Jeux Olympiques d'Albertville, un an après », FR3 (JT Rhône Alpes soir),‎ 8 février 1993 (lire en ligne) (2m 28s).
  105. Dossier Rédaction, « Les JO d'Albertville... 20 ans déjà ! », Le Dauphiné libéré,‎ 2012 (lire en ligne).
  106. (Vidéo : 0'51) Rédaction, « Les anneaux olympiques visibles du ciel ! », Le Dauphiné libéré,‎ février 2012 (lire en ligne).
  107. Envoyé spécial, la suite, « Albertville, vingt ans après », sur www.france2.fr,‎ 2012 (consulté le 4 mai 2013).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages ou articles spécialisés sur l'événement
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Pierre Kukawka, « Les Jeux Olympiques d'hiver : enjeux et perspectives. Grenoble 1968 - Nagano 1998 », Revue de géographie alpine, vol. 87, no 1,‎ 1999, p. 99-104 (lire en ligne).
  • Claude Francillon, Chamonix 24, Grenoble 68, Albertville 92 : le roman des Jeux, Glénat,‎ 1991, 178 p. (ISBN 978-2-72341-418-0).
  • Revue de géographie alpine, « Jeux olympiques d’hiver : montagne et développement », 1991, vol. 79, n° 3, pp 6-134. dont :
    • Document utilisé pour la rédaction de l’article Jean Billet, « La région Rhône-Alpes et les Jeux Olympiques : tourisme, compétitivité internationale et aménagement », Revue de géographie alpine, vol. 79, no 3,‎ 1991, p. 99-108 (lire en ligne).
    • Document utilisé pour la rédaction de l’article Claude Ponson, « Les XVIe Jeux Olympiques d'hiver d'Albertville et de la Savoie : les enjeux de l'aménagement », Revue de géographie alpine, vol. 79, no 3,‎ 1991, p. 109-116 (lire en ligne).
    • Marie-Geneviève Durand, « STAR : Système Tarentaise. Un modèle « Économie-Écologie » à l'épreuve des J.O. de 1992 », Revue de géographie alpine, vol. 79, no 3,‎ 1991, p. 117-123 (lire en ligne).
  • Pierre Kukawka, Pierre Préau, François Servoin et Robert Vivian, Albertville 92 : les enjeux olympiques, Presses universitaires de Grenoble,‎ 1991, 183 p. (ISBN 978-2-70610-412-1).
  • Wladimir Andreff, Les effets d’entraînement des Jeux Olympiques d’Albertville : retombées socio-économiques et innovations dans le domaine du sport en Région Rhône-Alpes (rapport final), vol. 15, Programme Pluridisciplinaire en Sciences Humaines (PPSH) Rhône-Alpes,‎ 1991, p. 443
Ouvrages ou articles généraux
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article (en) Bill Mallon et Jeroen Heijmans, Historical Dictionary of the Olympic Movement, Scarecrow Press,‎ 2011, 622 p..
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article (en) John E. Findling et Kimberly D. Pelle, Historical dictionary of the Modern Olympic Movement, Westport (Connecticut, États-Unis), Greenwood Press,‎ 1996 (ISBN 0-313-28477-6, présentation en ligne).
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Pierre Arnaud et Thierry Terret, Le rêve blanc : olympisme et sports d'hiver en France : Chamonix 1924, Grenoble 1968, Presses universitaires de Bordeaux,‎ 1993, 268 p. (ISBN 978-2-86781-134-0).
  • Éric Monnin, De Chamonix à Sotchi : Un siècle d'olympisme en hiver, Éditions Désiris,‎ 2013, 224 p. (ISBN 978-2364030664)
Autres (Rapports, Expositions, Reportages)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Articles en lien avec les jeux olympiques
Article en lien avec la Savoie
Article en lien avec Albertville

Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens généraux 
À propos du vingtième anniversaire