Mouvement Jeunes Communistes de France
| Mouvement Jeunes Communistes de France | |
Logo officiel |
|
| Présentation | |
|---|---|
| Secrétaire général | Nordine Idir |
| Fondation | 1920 |
| Siège | 2 place du Colonel-Fabien 75019 Paris |
| Idéologie | Communisme, marxisme, socialisme, anticapitalisme, écologie politique, féminisme, internationaliste |
| Affiliation internationale | Fédération mondiale de la jeunesse démocratique |
| Affiliation européenne | European Network of Democratic Young Left |
| Couleurs | rouge |
| Site web | www.jeunes-communistes.org/ |
Le Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF), communément appelé JC (initiales de Jeunesse communiste, son premier nom), est une organisation politique de jeunesse, proche du Parti communiste français.
Il s'organise indépendamment de ce dernier : il décide de ses statuts, de son organisation et de ses dirigeants ainsi que de son orientation, tout en entretenant un dialogue permanent avec le PCF sur les actions à mener et des orientations à prendre dans une visée transformatrice de la société.
La Jeunesse communiste a été fondée en 1920, à la veille du congrès de Tours, par une transformation des Jeunesses socialistes en Jeunesses socialistes-communistes et leur adhésion à la IIIe internationale. Par la suite les Jeunesses socialistes-communistes prendront le nom de Jeunesse communiste.
Son secrétaire général actuel est Nordine Idir, élu lors de l'assemblée nationale des animateurs (ANA) qui s'est déroulée du 16 au 18 novembre 2012. Selon la JC, le mouvement revendique 15 000 adhérents, sur toute la France[1].
Le MJCF édite un mensuel du nom d'Avant-garde. Il fait partie du European Network of Democratic Young Left (ENDYL, soit Réseau européen de la jeune gauche démocratique) et de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique (FMJD).
Au sein du MJCF, les étudiants communistes s'organisent dans l'Union des étudiants communistes, qui dispose de ses propres institutions pour répondre aux spécificités du militantisme dans l'enseignement supérieur.
Sommaire |
Campagnes et orientation actuelle [modifier]
Le MJCF, en tant qu'organisation autonome, mène ses propres campagnes en plus d'aider celles du PCF. Voici une liste succincte de quelques campagnes des dernières années, organisées autour de trois axes :
- Paix et solidarité
- Contre la guerre, on ne dépose pas nos armes : lancée début 2003 lors du mouvement contre la guerre en Irak, cette campagne vise à lutter contre la guerre et l'occupation et à développer les idées pacifistes auprès de la jeunesse.
- Libérez Marwan Barghouti : campagne pour la libération Marwan Barghouti, emprisonné en Israël depuis 2002. Le MJCF juge son procès inéquitable ainsi que ses conditions de détention.
- Free Mumia ! : campagne pour la libération de Mumia Abu-Jamal, condamné à mort américain, qu'il estime également victime d'un procès truqué, du fait de sa couleur de peau. À travers ce combat, le MJCF entend mener une lutte plus large pour abolir la peine de mort partout dans le monde.
- Libérez Salah Hamouri : campagne pour la libération de Salah Hamouri, étudiant franco-palestinien, inculpé en 2005 sous la double accusation d'avoir projeté de tuer le rabbin Ovadia Yossef, et d’appartenance au Front populaire de libération de la Palestine. Les MJCF avaient alors également rédigé des lettres de soutien à Salah Hamouri, aujourd'hui libéré.
- Campagne pour la reconnaissance de l'état palestinien, en commun avec la campagne de libération de Salah Hamouri. Les fédérations MJCF estiment que la Palestine aurait du déjà être reconnue comme le prévoyaient les accord de l'ONU.
- Lutte contre les discriminations
- Lutte contre ce qu'il considère comme le racisme, le fascisme et contre l'extrême droite : le MJCF édite régulièrement des tracts et des livrets d'analyse des programmes d'extrême droite, notamment ceux du Front national.
- Lutte contre ce qu'il considère comme du sexisme.
- Lutte pour les homosexuels
- Emploi, formation et lutte contre la précarité
- Un emploi ou une formation pour tous ? Je crois que ça va pas être possible : slogan pour une campagne de sécurité d'emploi ou de formation
- Campagne contre la loi Fillon : le MJCF a participé au Mouvement lycéen contre la loi Fillon.
- États généraux des lycées : initiative lancée par le MJCF visant à organiser dans un maximum de lycées en France des États généraux où les lycéens, qu'ils se soient engagés ou non dans la campagne contre la loi Fillon, puisse exprimer leurs doléances sur le système actuel.
- Loi pour la Réussite dans l'Enseignement Supérieur : initiative lancée par l'Union des étudiants communistes ayant pour but la réalisation d'une loi alternative pour l'enseignement supérieur.
- À noter que Richard Dethyre, créateur de l'Association pour l'emploi, l'information et la solidarité des chômeurs et des précaires, a fait partie des jeunesses communistes dans les années 1970.
Dans l'actualité, le MJCF s'est particulièrement impliqué dans la campagne de la gauche pour le « non » au referendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe. En 2006, La JC est également très impliquée dans la lutte contre le Contrat première embauche (CPE) et est membre actif du « collectif jeune » contre le CPE. Elle participe également au collectif Unis contre l'immigration jetable, où elle milite contre le projet de loi relatif à l'immigration et à l'intégration de Nicolas Sarkozy.
Lors de son congrès du 14 au 17 décembre 2006 à Ivry-sur-Seine, le MJCF a décidé d'orienter ses luttes en fonction de quatre axes essentiels, dénommés « Quatre chantiers pour changer nos vies et la société » :
- Précarités
- Vivre ensemble
- Monde
- Savoirs/éducation
Le contenu de ces quatre chantiers ont conduit le MJCF, à l'occasion d'un Conseil national de janvier 2007, à choisir de mener campagne pour Marie-George Buffet, candidate pour une "gauche populaire et antilibérale" à l'élection présidentielle de 2007.
Organisation [modifier]
Le MJCF est organisé au niveau local en groupes et en union de ville(s). Les groupes regroupent les jeunes d'un même quartier, d'un même établissement ou d'une même entreprise ; les unions de ville(s) regroupent les adhérents d'une même ville ou d'un même groupement de villes. Ces seconds sont les premiers lieux d'exercice de la souveraineté : ils se dotent également d'une coordination locale. Dans certains départements, les unions de ville(s) sont regroupées au sein d'une fédération.
Au niveau national, le lieu privilégié d'exercice de la souveraineté est le congrès, qui se réunit tous les trois ans. Il élit un conseil national, organe exécutif du mouvement, qui à son tour élit un secrétaire général. L'organe souverain entre deux congrès est l'Assemblée nationale des animateurs, composée de représentants de chaque département ou union de ville(s). Se réunissant une fois par an minimum (depuis le congrès national de décembre 2006 auparavant il y en avait au minimum deux par an), convoquée par le conseil national, elle fait le point sur l'activité et décide des campagnes et initiatives nationales, dans le cadre des orientations décidées par le congrès.
Les étudiants sont organisés, au sein du MJCF, dans l'Union des étudiants communistes dont l'organisation est différente, afin de mieux s'adapter aux réalités de l'enseignement supérieur.
Liste des secrétaires généraux [modifier]
| Fédération des jeunesses communistes de France (1920 - 1945) | |
|---|---|
| 1920-1923 | Maurice Laporte |
| 1923-1926 | Jacques Doriot |
| 1926-1926 | André Ferrat |
| 1926-1928 | Henri Barbé |
| 1928-1930 | François Billoux |
| 1930-1932 | Raymond Guyot |
| 1932-1933 | Georges Charrière (Raymond Guyot emprisonné) |
| 1933-1945 | Raymond Guyot |
| 1941-1944 | Léo Figuères (zone sud de la France) et André Leroy (zone nord de la France) |
| Certaines données sont encore manquantes ou incertaines. | |
|
|
||||||||||||||||||||
| Mouvement des jeunes communistes de France | |
|---|---|
| 1956-1962 | Paul Laurent |
| 1962-1965 | Christian Echard |
| 1965-1970 | François Hilsum |
| 1970-1973 | Roland Favaro |
| 1973-1979 | Jean-Michel Catala |
| 1979-1984 | Pierre Zarka |
| 1984-1993 | Jacques Perreux |
| 1993-1998 | Sylvie Vassallo |
| 1998-2002 | Christophe Hodé |
| 2002-2005 | Jérôme Dulauroy |
| 2005-2008 | Cédric Clérin |
| 2008-2012 | Pierric Annoot |
| 2012- | Nordine Idir |
Liste des congrès du MJCF [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Frédéric Castaing, « Aux origines des Jeunesses communistes de France », Le Mouvement social, n°74, janvier-mars 1971, pp. 47-73.
- Patrick Coulon, JC Générations luttes. Messidor/éditions sociales, Paris 1990.
- Fabien Marion, Nous les garçons et les filles. Un révélateur des contradictions du Mouvement de la jeunesse communiste de France, M1, Provence, 2007, 62 pp.
- Guillaume Quashie-Vauclin, Les Organisation de jeunesse communistes en France. 1945-1968, M1, Paris-I, 2007, 147 pp.
- Guillaume Quashie-Vauclin, L'Union de la jeunesse républicaine de France. 1945-1956. Entre organisation de masse de jeunesse et mouvement d'avant-garde communiste, M2, Paris-I, 2008, vol.1 207 pp, vol.2 137 pp.
- Guillaume Quashie-Vauclin, L'Union de la jeunesse républicaine de France. 1945-1956. Entre organisation de masse de jeunesse et mouvement d'avant-garde communiste, Paris, L'Harmattan, 2009, 268 pp.
- Cécile Sanchez, « Pour conquérir les jeunes, faut-il faire moins de politique ? La Jeunesse communiste sous le Front populaire », Histoire@Politique. Politique, culture, société, n°4, 2008.
- Jacques Varin, Jeunes comme JC. Sur la jeunesse communiste, t. I, De 1920 à 1939, Paris, Éditions sociales, 1975, 272 pp.
Notes et références [modifier]
- http://www.jeunes-communistes.org/qui-sommes-nous-2112
- Le nom de "Fédération des Jeunesses communistes de France" est l'appellation du "Mouvement Jeunes communistes de France" de 1921 à 1945
- L'Humanité, sur le site de la BNF Gallica. Le 6e congrès était prévu avoir lieu à Ivry, mais la salle la réunion du Congrès y fut interdite.
- Le congrès est précédé d'un rassemblement des jeunes à (Paris 15e, au Vel-d'hiv'). Cf L'Humanité, avril 1939, site Gallica de la BNF.
- Reprenant le nom de "Jeunesse communiste", le Mouvement de la Jeunesse communiste de France (MJCF) est constitué de 4 organisations : l'Union de la Jeunesse communiste de France (UJCF), l'Union des Jeunes filles de France (UJFF), l'Union de la Jeunesse agricole et rurale de France (UJARF), Union des Étudiants communistes de France (UECF). Proposée lors d'un Conseil national, tenu à Paris le 11 avril 1974, la fusion des trois organisations UJCF, UJFF et UJARF, est réalisée en juin de la même année. Cf Avant-Garde, N° 47, mai 1974.
- L'Humanité, 5 mai 1975. Le mouvement compte 70 000 adhérents, selon les chiffres des dirigeants. 1 485 délégués (féminines : 34,3 %) participent au Congrès. Leur âge moyen est 19 ans (34 % des délégués ont moins de 18 ans). 33 % ont adhéré en 1974 et 1975, 20 % en 1973. Les salariés sont 28,5 % (14 % ouvriers, 14,5 % employés), les scolaires sont 60 % (29 % étudiants, 25 % lycéens, 6 % collégiens). Les 11,5 % "autres" sont chômeurs, soldats, jeunes ruraux.
- L'Humanité, 13 décembre 1976. Jean-Michel Catala annonce 94 000 adhérents, dont 1 600 sont délégués au Congrès. Ces délégués sont pour 10 % des chômeurs, 29 % des ouvriers, 17 % des employés, 4 % des apprentis, 7 % des collégiens, 18 % des lycéens, 21 % des étudiants. Georges Marchais y prononce le discours du "Parti". Les chants finaux sont L'Internationale, La Marseillaise et La Jeune Garde. On prépare aussi le prochain festival mondial de la Jeunesse, de La Havane (Coordinateur Alain Gresh), sur un air de samba (dixit les journalistes) : "Oh Fidel ! Oh Castro ! Tous au festival ! Tous à La Havane !".
- L'Humanité, 4 février 1980. Le Congrès réunit 1 302 délégués, d'une moyenne d'âge de 21 ans. Les "jeunes filles" sont 37 % des délégués, dont 25 % sont des adhérents de fraiche date (1978-1980), 29 % ayant rejoint la "JC" en 1977-1978, 38 % l'ayant fait entre 1972-1976, et 8 % avant 1972.
- L'Humanité, 7 juin 1982. Le congrès est couplé avec la fête d'Avant-garde. Celle-ci s'achève le dimanche 6 juin, par une "marche pour l'emploi, la vie, la Paix", dans les rue d'Ivry, entre la cité Monmousseau et la Mairie. Georges Marchais, Pierre Zarka, Jacques Laloe, maire de la ville, Paul Mercieca, député-maire de Vitry, Hélène Luc, sénatrice du Val-de-Marne (et ancienne responsable nationale de l'UJFF), Guy Hermier, du Bureau politique du PCF, Michel Germa, Président du Conseil général du Val-de-Marne sont notés en tête du cortège.
- Décision du Congrès : le changement de logo JC pour un nouveau, "plus en couleur, plus à l'image de la joie de vivre de la jeunesse". Cf Les cahiers du communisme, N° 1-2/1997, compte-rendu du 29e Congrès du Parti communiste français, table ronde "Être jeune communiste aujourd'hui", p. 235, réponse de Sylvie Vassalo à un questionnement de Gilles Smadja, journaliste, animateur de cette table ronde.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Union des étudiants communistes
- Avant-garde
- Parti communiste français
- Clarté
- Organisations communistes de masse
- Fédération mondiale de la jeunesse démocratique