Jessie MacWilliams

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Florence Jessie Collinson MacWilliams (4 janvier 1917, Stoke-on-Trent – 27 mai 1990) est une mathématicienne anglaise, surtout connue pour avoir coécrit The Theory of Error-Correcting Codes, un ouvrage de référence en théorie des codes, et pour les identités qui portent son nom.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jessie MacWilliams passa à Cambridge son B.A. en 1938 et son M.A. l'année suivante. Une bourse lui permit d'aller étudier aux États-Unis auprès d'Oscar Zariski, en 1939 à l'université Johns-Hopkins et en 1940 à Harvard. Elle se maria en 1941 et abandonna les mathématiques pendant quelques années, pour élever sa fille et ses deux fils[1]. À partir de 1958, elle travailla comme développeuse aux Laboratoires Bell, qui employait son mari, et où devait se dérouler l'essentiel de sa carrière. Elle s'y intéressa à la théorie des codes. Pour y accéder à un poste de chercheuse en mathématiques, elle devait obtenir un Ph.D.. Elle retourna pour cela à Harvard en 1961-62 et y soutint un Ph.D. dirigé par Andrew Gleason (en)[2]. Elle fut ainsi étudiante en mathématiques à Harvard en même temps que sa fille Ann. C'est en 1977 que parut son ouvrage encyclopédique The Theory of Error-Correcting Codes, écrit avec Neil Sloane. Elle fut la première conférencière Noether, en 1980[1]. Elle prit sa retraite des Laboratoires Bell en 1983.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) F. Jessie MacWilliams, dans Profiles of Women in Mathematics: The Emmy Noether Lectures
  2. (en) Jessie MacWilliams sur le site du Mathematics Genealogy Project

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) F. Jessie MacWilliams, dans Biographies of Women Mathematicians, Agnes Scott College