Jesús Moncada

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Jesús Moncada

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Nom de naissance Jesús Moncada i Estruga
Activités écrivain, traducteur
Naissance 1er décembre 1941
Mequinenza, Drapeau : Espagne Espagne
Décès 13 juin 2005 (à 63 ans)
Barcelone, Drapeau de l'Espagne Espagne
Langue d'écriture Catalan
Genres roman
Distinctions 2 Prix de la critique Serra d'Or (1989, 1998)
Creu de Sant Jordi (2001)

Œuvres principales

  • Camí de Sirga
  • Estremida memòria

Jesús Moncada i Estruga, né le 1er décembre 1941 à Mequinenza et décédé à Barcelone le 13 juin 2005 (à 63 ans) est un écrivain et traducteur espagnol d'expression catalane.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est considéré comme l'un des auteurs de littérature catalane les plus importants de son époque[réf. nécessaire], et a reçu plusieurs récompenses pour son œuvre, entre autres le prix de la ville de Barcelone et le Prix de la critique Serra d'Or en 1989 pour Camí de Sirga (Les bateliers de l'Èbre), et la Creu de Sant Jordi accordée par la Généralité de Catalogne en 2001. En 2004 il a reçu le prix des lettres aragonaises, quelques mois avant sa mort.

Jesús Moncada est l'un des auteurs les plus traduits de la littérature catalane[réf. nécessaire], Les bateliers de l'Èbre a été traduit dans quinze langues, dont le japonais et le vietnamien. Jesús Moncada a également traduit en catalan de nombreuses œuvres écrites en espagnol, français et anglais, notamment de Guillaume Apollinaire, Alexandre Dumas, Jules Verne et de Boris Vian.

Ses cendres ont été dispersées sur l'emplacement de l'ancienne Mequinenza, inondée par la construction du barrage de Ribaroja, où il était né, et où se déroule l'ensemble de son œuvre.

Les bateliers de l'Èbre[modifier | modifier le code]

Ce roman raconte l'histoire d'un village situé au confluent de deux grands cours d'eau, l'Èbre et son affluent le Sègre, à travers les souvenirs de ses habitants. Cette avalanche de souvenirs, qui remontent parfois jusqu'au XIXe siècle, est provoquée par la construction d'un barrage et l'inondation imminente du village.

Le livre porte aussi quelques réflexions sur ce qu'est une histoire, un souvenir, un conte, et sur les mensonges qu'ils véhiculent tous. La tonalité générale est assez nostalgique, sans jamais tomber dans l'amertume, mais on peut aussi rire parfois de bon cœur avec certains personnages ou situations. Sont évoquées entre autres :

  • l'hypocrisie et la cruauté des relations humaines, dans un village où tout le monde se connaît et s'est toujours connu ;
  • l'influence de l'Histoire (la Première Guerre mondiale en Europe, la guerre d'Espagne) sur l'histoire du village ;
  • le système économique qui fait fonctionner le village et toute la vallée de l'Èbre

Œuvres[modifier | modifier le code]

Traductions en français[modifier | modifier le code]

  • Les bateliers de l’Èbre Seuil (1992)
  • Frémissante mémoire Gallimard (2001)
  • Anthologie de contes éditions Trabucaire (2010), traduction d'Emilienne Rotureau Gilabert

Romans (en catalan) et traductions en espagnol[modifier | modifier le code]

  • Camí de sirga (Camino de sirga) (1988)
  • La galeria de les estàtues (La galeria de les estatuas) (1992)
  • Estremida memòria (Memoria estremecida) (1997)

Nouvelles (en catalan) et traductions en espagnol[modifier | modifier le code]

  • Històries de la mà esquerra i altres narracions (Historias de la mano izquierda) (1981)
  • El cafè de la granota (El café de la rana) (1985)
  • Calaveres atònites (Calaveras atónitas)(1999)
  • Riada (2000)
  • Contes (2001)
  • Cabòries estivals i altres proses volanderes (2003)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]