Jeanne de Laval-Tinténiac

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Jeanne de Laval-Tinténiac ( - 27 octobre 1437 ), dame héritière de Châtillon, d'Aubigné, Courbeveille, dame héritière de Tinténiac, de Bécherel et de Romillé, fille de Jean de Laval-Châtillon et Isabeau de Tinténiac, petite-fille de André de Châtillon. Elle possédait Meslay, Montsûrs, Olivet, Courbeveille, Bouère, dans le Maine, Aubigné et plusieurs autres lieux en Bretagne.

Famille[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Jeanne est douairière du comté de Longueville, que Charles V de France avait donné à son premier époux, Bertrand du Guesclin. Elle est à l'origine de la reconstruction de la Chapelle des Trois-Maries de Montsûrs.

Le 9 mars 1428[6], la ville de Laval ayant été prise de nuit par escalade, la garnison et le jeune André de Lohéac, alors âgé de dix-sept ans, se retirèrent dans le château de Laval et s'y défendirent pendant six jours. Ils se rendirent enfin aux Anglais et n'emportèrent que leurs épées et leurs habits[7]. Prisonnier de John Talbot, comte de Shrewsbury, il est libéré moyennant une rançon de 24 000 écus. Pour acquitter cette somme, Jeanne de Laval engagea une couronne d'or enrichie de pierreries et vendit à un Angevin sa terre de Savennières.

Jeanne de Laval a fait bâtir le devant du chœur de l'abbaye de Fontaine-Daniel (1432). Elle meurt à Vitré en 1433.

Jeanne de Laval n'eut que son cœur déposé à l'abbaye de Clermont près de Guy XII, son mari ; son corps fut inhumé en son église des Cordeliers de Laval, sous un splendide tombeau émaillé ou étaient figurés à ses côtés deux de ses enfants Guy et François, morts au berceau[8]. De grandes largesses sont faites aux pauvres dans la huitaine qui suivit sa mort; il est distribué trois cents bureaux[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le roi de France Charles VI sollicita la dispense nécessaire auprès du pape d'Avignon, dans l'obédience duquel se tenait alors la France. Le contrat est signé dans la salle du château de Meslay, en présence de Jean de Laval-Châtillon, père de la future, de Guy de Laval, seigneur de Pacy, de Guy de Laval, seigneur de Loué, de Jean et de Thibault Ier de Laval, de Guillaume de Mathefelon, etc.
  2. Comme le prouva l'enquête faite par Jean de Coesmes, seigneur de Montjean, Jean de Feschal, seigneur de Thuré, Jean Robinard , Jean d'Anthenaise, Henri des Arcis et Guy de Mathefelon, archidiacre de Sablé.
  3. Malcolm Walsby, The Counts of Labal : Culture, Patronage and Religion in Fifteenth-and Sixteenth-Century France, 2007, 220 p.
  4. André Duchesne, Histoire de la maison de Montmorency, p. 571.
  5. Abbé Angot, « Saint-Gervais et Saint-Protais de Brée, monographie paroissiale. », 1884 [1]
  6. L'an mil quatre cent vingt-sept Faute d'avoir fait bon guet Les Anglois de nuit subtile Prirent cette noble ville.. Couanier de Launay indique que selon l'ancien style, en faisant commencer l'année à Pâques, c'est effectivement 1427; mais dans le nouveau style, l'année partant du 1er janvier, c'est 1428.
  7. La capitulation portait que Jean de la Chapelle et Jean des Vaux, capitaines du château, remettraient à Talbot la place avec son artillerie et ses munitions; que tous ses défenseurs auraient la vie sauve, mais qu'ils n'emporteraient que leurs habits et leurs épées; enfin que les dames de Laval paieraient vingt-cinq mille écus d'or pour la rançon du sire André de Lohéac et seize mille pour celle de la garnison.
  8. Epigraphie de la Mayenne, t. I, p. 460-461.
  9. Il s'agit des habits de deuil d'étoffe de bure que l'on donnait aux pauvres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

« Jeanne de Laval-Tinténiac », dans Alphonse-Victor Angot, Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Goupil, 1900-1910 [détail de l’édition], t. IV, p. 528.