Jeanne d'Arc (porte-hélicoptères)
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| Jeanne d'Arc | |
| Noms : | La Résolue (avant armement) Jeanne d'Arc (1964) |
|---|---|
| Histoire | |
| A servi dans : | Marine nationale française |
| Quille posée : | 1959 |
| Lancement : | 1961 |
| Armé : | 16 juillet 1964 |
| Statut : | En service, retrait annoncé en 2010. |
| Caractéristiques techniques | |
| Type : | Croiseur porte-hélicoptères |
| Longueur : | 182 m à la ligne de flotaison. |
| Maître-bau : | 24 m à la ligne de flotaison ( 27 m au total) |
| Tirant d’eau : | 7,3 m |
| Tirant d’air : | 52 m |
| Déplacement : | 12 365 tonnes |
| Propulsion : | 2 groupes de turbines, 4 chaudières à chauffe automatique. |
| Vitesse : | 26,5 nœuds |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement : | 6 missiles mer-mer Exocet MM 38, 2 tourelles de 100 mm (4 à l'origine, 2 retirées en 2000) |
| Aéronefs : | 8 hélicoptères |
| Autres caractéristiques | |
| Électronique : | 1 radar naval DRBV-22 D 1 radar DRBV-51 2 radars Racal Decca DRBN-34 3 radars DRBC-32 A 1 sonar DUBV-24 1 détecteur ARBR-16 1 intercepteur ARBX-10 1 bruiteur remorqué SLQ-25 Nixie TACAN : NRBP-20 1 système d'identification ami-ennemi NRBI-50 |
| Équipage : | 626 personnes (40 officiers dont 16 instructeurs, 110 officiers élèves, 460 équipage) |
| Chantier : | Arsenal de Brest |
| Port d’attache : | Brest |
| Indicatif : | R97 |
La Jeanne d'Arc est un croiseur porte-hélicoptères français. Il fut construit par l'Arsenal de Brest de 1959 à 1961. Mis à flot sous le nom provisoire de La Résolue, il reçut le nom de Jeanne d'Arc le 16 juillet 1964. Le bâtiment sera retiré du service en 2010 et ne sera pas remplacé[1],[2].
Sommaire |
[modifier] Présentation
[modifier] Missions
La Jeanne d'arc est destinée :
- En temps de paix, à servir de bâtiment école au profit de l'École d'application des officiers de Marine (EAOM), tout en possédant un groupe aérien de 2 hélicoptères Puma et 2 hélicoptères Gazelle de l'Aviation légère de l'armée de terre (ALAT), et de 2 hélicoptères Alouette III de l'Escadrille 22S de l'Aviation navale.
- En temps de guerre, à mener des missions de combat, soit dans le domaine de la lutte anti-sous-marine en embarquant 8 hélicoptères WG 13 Lynx, soit dans le cadre d'une mission d'action extérieure en mettant en œuvre des hélicoptères Puma ou Gazelle de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT), et en transportant des troupes de débarquement.
[modifier] Particularités
La Jeanne d'Arc a des capacités d'emport d'une dizaine d'hélicoptères lourds et légers. Elle peut mettre en œuvre simultanément (décollage et appontage) 3 hélicoptères. En 2008, en raison de son âge, ce navire file à une vitesse de croisière de 12 noeuds et peut monter à 20 noeuds pour des pointes de plusieurs heures.
- Distance franchissable : 7 500 nautiques à 15 nœuds.
[modifier] D'autres navires appelés Jeanne d'Arc
Depuis 1820, avec une interruption entre 1885 et 1901, la Marine nationale a toujours disposé d’un bâtiment portant le nom de Jeanne d’Arc. L’école d’application est accueillie à bord d’un navire portant ce nom depuis 1912.
- Une frégate de 52 canons (1820-1834) : construite à Brest. Elle fit campagne au Levant puis devint bâtiment-amiral de la Division navale des Antilles ;
- Une frégate de 42 canons (1837-1865) : armée en 1852, elle fit partie des expéditions de Crimée et de la Baltique. En 1865 elle devint La Prudente et c'est sous ce nom qu'elle acheva son existence en 1898 ;
- Une corvette cuirassée (1867-1885) : mise sur cale à Cherbourg et lancée en 1867, elle fut surtout affectée aux escadres métropolitaines ;
- Un croiseur cuirassé (1901-1934) : le quatrième Jeanne d'Arc fut à l'époque le plus grand et le plus puissant des croiseurs cuirassés français. Long de 145 mètres, déplaçant 11 300 tonnes, le bâtiment portait deux canons de 194 et quatorze de 138. Ses six cheminées lui donnaient une silhouette caractéristique ;
- En 1903, le Jeanne d'Arc porta la marque du président Loubet pour le voyage de celui-ci en Algérie. C'est en 1912 qu'elle remplaça le Duguay-Trouin comme navire-école d'application. Pendant la Première Guerre mondiale, le Jeanne d'Arc s'illustra aux Dardanelles (1915) puis sur le canal de Suez, sur les côtes de Syrie et d'Asie mineure. En 1919, il reprit ses fonctions d'école d'application et fit neuf campagnes avant de s'arrêter, à bout de bord, en 1928. Il fut rayé des listes de la flotte six ans plus tard ;
- Un croiseur-école (1931-1964) : Ce fut le premier bâtiment spécialement construit pour servir d'École d'application. Lancé en 1920 aux chantiers de Penhoët à Saint-Nazaire, il entra en service en 1931. Le croiseur Jeanne d'Arc déplaçait 9 200 tonnes et filait 25 nœuds. Il était armé de 4 tourelles doubles de 155 mm, 4 pièces de 75 mm, 6 de 40 mm et 20 de 20 mm. Il pouvait recevoir 156 officiers-élèves en plus des 28 officiers et 620 hommes d'équipage. Au début de la guerre 1939-1940, le bâtiment fut affecté à la Division navale d'Atlantique Ouest et participa au blocus des bâtiments de commerce allemands réfugiés dans les ports neutres. En juin 1940, il se trouvait aux Antilles où il resta jusqu'en juillet 1943. En septembre de la même année, il prit part aux opérations de Corse, puis au débarquement de Provence, le 15 août 1944. Le Jeanne d'Arc fut cité à l'ordre de l'Armée pour les services rendus pendant les hostilités. Il assura ensuite son rôle de croiseur-école jusqu'en 1964, accomplissant 27 campagnes autour du monde.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- Le porte-hélicoptère Jeanne d'arc Site de la Marine nationale
- Journal de bord de la Jeanne d'Arc
- La Jeanne d'Arc Alabordache.com
- La campagne Jeanne d'Arc Suivi de la campagne annuelle de la Jeanne d'Arc
[modifier] Notes et références
| Armée de terre | Marine nationale | Armée de l’air | ||||||
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