Jeanne Samary

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Portrait de Jeanne Samary, par Louise Abbéma (ca. 1880)

Léonie Pauline Jeanne Samary est une comédienne française née le 4 mars 1857 et morte en 1890.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeanne Samary nait le 4 mars 1857 dans une famille d'artistes : son père était violoncelliste et deux de ses tantes du côté maternel, Augustine Brohan et Madeleine Brohan étaient comédienne à la Comédie-Française, ainsi que sa grand-mère Suzanne Brohan.

Elle entra en 1871 au Conservatoire à l'âge de quatorze ans et obtint en 1874, à dix-huit ans, le premier prix de comédie.

Elle débuta en le 24 août 1874 à la Comédie-Française dans le rôle de Dorine du Tartuffe. Sociétaire le 5 décembre 1878, elle se spécialisa dans les rôles de servante et de soubrette de Molière.

Elle est surtout connue aujourd'hui en raison de la douzaine de portraits que Renoir a peints d'elle entre 1877 et 1880.

Dès 1876, l'une des premières œuvres impressionnistes, La Balançoire, a pour modèle la jeune actrice.

Elle se maria en 1882 avec Paul Lagarde dont elle eut trois enfants, dont deux filles qui lui survécurent.

La Rêverie, par Renoir (1877)

Elle est également le sujet de La Rêverie qui obtint un certain succès à l'exposition impressionniste de 1877 bien qu'il ne semble pas avoir plu à Mademoiselle Samary, car ne valorisant pas suffisamment son statut social.

Portrait de Jeanne Samary en pied, par Renoir (1878), musée de l'Ermitage (ancienne collection Morozov)

Renoir en 1879 présente un portrait censé plus satisfaire son modèle, en pied et en tenue de bal. Mais le portrait, moins bien exposé que celui de Sarah Bernhardt, rencontra moins de succès et Mademoiselle Samary en aurait été fâchée.

Après trois ans de collaboration, Jeanne Samary préféra à Renoir des peintres de l'école académique qui, selon elle, étaient plus susceptibles de la valoriser. Elle choisit entre autres Louise Abbema et Ferdinand Humbert qui fit son portrait en 1890 juste avant sa disparition.

Peu avant sa mort elle écrivit un charmant livre pour ses enfants, Les Gourmandises de Charlotte (1890) magistralement illustré par Job.

Elle décède brutalement d'une fièvre typhoïde en 1890.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Carrière à la Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Entrée en 1875
Nommée 305e sociétaire en 1879

Références[modifier | modifier le code]

  • Gazette anecdotique, littéraire, artistique et bibliographique, 31 juillet 1890.