Jeanne Fallières

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Jeanne Fallières
Jeanne Fallières, en 1909.
Jeanne Fallières, en 1909.
Épouse du 9e président de la République française
18 février 1906 – 18 février 1913
(7 ans)
Prédécesseur Marie-Louise Loubet
Successeur Henriette Poincaré
Biographie
Nom de naissance Jeanne Bresson
Date de naissance 24 mai 1849
Lieu de naissance Nérac (Lot-et-Garonne)
Date de décès 29 septembre 1939 (à 90 ans)
Lieu de décès Mézin (Lot-et-Garonne)
Conjoint Armand Fallières

Jeanne Fallières, née Jeanne Bresson le 24 mai 1849 à Nérac (Lot-et-Garonne) et morte le 29 septembre 1939 à Mézin (Lot-et-Garonne), est une personnalité féminine française, qui, en sa qualité d'épouse d'Armand Fallières, neuvième président de la République française, fut première dame de France du 18 février 1906 au 18 février 1913.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeanne Bresson est la fille de Jean Bresson et de Suzanne Durban. Son grand-père Jean Durban, qui était avoué, l'éleva. Elle épouse Armand Fallières à Nérac (Lot-et-Garonne) le 14 janvier 1868[1].

Première dame de France[modifier | modifier le code]

Jeanne Fallières entre Louis Paulhan et son époux, le 24 août 1909 à la Grande semaine de l'aviation de Champagne.

Tout comme Marie-Louise Loubet qui l'a précédé au palais de l'Élysée, Jeanne Fallières qui a une bonne éducation, n'est pas très au fait des usages de la vie mondaine qu'offre le poste de son époux. Économe, elle se fait remarquer par sa cupidité. En effet, la nouvelle première dame de France revend les fruits que lui envoie le jardin du Luxembourg et tient à organiser les dîners de gala le jeudi, pour qu'à minuit, les catholiques invités ne touchent plus aux aliments à base de viande (en vertu du fait que les catholiques ne mangent que du poisson le vendredi)[2].

Après une agression dont réchappe son mari est mise en place une sorte de service d'ordre chargé de sa protection. Elle aussi placée sous ce régime, Jeanne Fallières vitupère : « Quand j’étends mon linge dans le jardin de l’Élysée, vous n’allez tout de même pas mettre deux policiers pour m’accompagner ? »[3]. Soucieuse de l'image que renvoie son époux auprès des Français, elle confie à un journaliste : « Pour les caricatures publiées dans la presse sur mon époux, vous ne pouvez pas faire quelque chose ? »[3] ; lequel la rassure sur la popularité qu'a son mari en province.

Elle n'est pas heureuse à Paris et préfère son lieu de villégiature à Loupillon, dans le Sud-Ouest de la France[2].

Apparence[modifier | modifier le code]

« Corpulente, les yeux vifs, les traits un peu lourds, elle n'a rien des femmes qu'habille le nouveau dictateur de la mode : Paul Poiret »[2]. Même les créations de la grande couturière (mais plus classique) Jeanne Paquin, ne lui vont pas. Elle fait cependant des efforts en initiant les débuts de la communication politique : elle pose en effet pour le journal L'Illustration[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arnaud Chaffanjon, Les grands maîtres et les grands chanceliers de la Légion d'honneur.
  2. a, b et c Bertrand Meyer-Stabley, Les dames de l'Élysée - Celles d'hier et de demain, Librairie académique Perrin, Paris
  3. a, b et c Il y a un siècle

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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]