Jean d'Écosse

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Jean de Balliol
Jean d'Écosse et son épouse
Jean d'Écosse et son épouse
Titre
Roi d'Écosse
17 novembre 129210 juillet 1296
3 ans, 7 mois et 23 jours
Couronnement 30 novembre 1292
Prédécesseur Marguerite Ire
Successeur Robert Ier
Biographie
Titre complet Roi d'Écosse
Dynastie Balliol
Date de naissance vers 1248
Date de décès vers 1315
Père Jean de Balliol
Mère Derborgail de Galloway
Conjoint Isabelle de Warenne
Enfant(s) Édouard Balliol

Jean d'Écosse
Rois d'Écosse

Jean d'Écosse ou Jean de Balliol (né vers 1250 mort vers 1315) (Éc: Iain Bailiol; An: John Balliol, Fr: Jean Bailleul) est roi d'Écosse de 1292 à 1296.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Jean Balliol/Bailleul est issu par son père d'une famille anglo-normande implantée en Écosse depuis le règne du roi David Ier d'Écosse. Il est le fils de Jean de Bailleul châtelain de Barnard et de Derborgail de Galloway. Par sa mère il descend donc directement en ligne féminine de David d'Huntingdon, le frère des rois Malcolm IV d'Écosse et Guillaume Ier d'Écosse.

Succession d'Écosse[modifier | modifier le code]

Article connexe : Crise de succession écossaise.

Après la mort d'Alexandre III d'Écosse, puis de son héritière Marguerite, décédée à l'âge de sept ans, pas moins de treize compétiteurs, dont Jean Balliol et Robert VI Bruce, 5e lord d'Annandale, se disputent la couronne.

Le 24 juin 1291 lors d'une assemblée réunie au château de Norham les huit principaux prétendants et la noblesse écossaise s'en remettent à Édouard Ier d'Angleterre qu'ils reconnaissent de ce fait comme leur suzerain. Balliol descend de la fille aînée de David d'Huntingdon mais au troisième degré de filiation, tandis que Bruce descend de la deuxième fille, mais au second degré de filiation[1]. Le roi d'Angleterre se décide après plus d'un an de tractations le 17 novembre 1292 en faveur de Jean Balliol, comme étant le plus proche parent, par les femmes, du dernier roi d'Écosse. Jean Ier d'Écosse est couronné le 30 novembre 1292.

Règne[modifier | modifier le code]

Surnommé par ses ennemis « Toom Tabard ou Emptycoat » (i.e: « vêtement vide », c'est-à-dire « marionnette ») pour sa servilité supposée à l'égard du roi d'Angleterre aux volontés desquelles il est d'abord l'instrument docile. Il doit répondre à une convocation devant le Parlement de Londres comme vassal dès le 15 octobre 1293.

Lorsqu'Édouard Ier d'Angleterre après la saisie du Duché d'Aquitaine, décide de rouvrir les hostilités contre la France en 1294, il convoque ses vassaux, le roi Jean et la noblesse écossaise pour l'assister. Un Parlement réuni à Scone rejette cette demande et en octobre 1295 un traité défensif et offensif est signé avec la France. En mars 1296 l'armée écossaise sous le commandement de John comte de Buchan et du Haut Connétable d'Écosse envahit la Cumbria et dévaste la région. Peu après le même comte de Buchan effectue un raid dans le Northumberland.

En mars 1296 Édouard Ier envahit à son tour l'Écosse, il prend Berwick-upon-Tweed et massacre la population (30 mars). Puis il progresse par Dunbar. Les Écossais défendent le château mais ils sont vaincus le 27 avril lors de la Bataille de Dunbar. Le roi d'Angleterre poursuit sa progression en Écosse, les châteaux de Roxburgh et Jedburgh capitulent et il traverse le Firth of Forth avec pour objectif Perth. Le roi d'Écosse qui s'était enfui devant les armées anglaises se rend à merci. Le 2 juillet 1296 le roi Jean Ier « confesse l'abjection de sa rébellion », le 7 juillet il renonce au Traité avec la France et le 8 juillet à Montrose il résigne son royaume au profit du roi d'Angleterre [2].

Jean Balliol et son fils sont emprisonnés d'abord à Hertford puis après août 1297 jusqu'au 18 juillet 1299 à la Tour de Londres. À la suite d'un accord entre le roi Philippe le Bel et le pape Boniface VIII, Édouard Ier est contraint de lui laisser la liberté en juillet 1299. Jean est transféré de Douvres à Wissant et remis par les officiers du roi d'Angleterre à l'évêque de Vicence, représentant du Pape près de Cambrai. Au cours de l'été 1301 Jean Balliol est remis par le Pape à la garde du roi Philippe IV de France qui l'envoie terminer ses dernières années dans son domaine de Bailleul-en Vimeu en Picardie[3],[4],[5].

Hypothèse[modifier | modifier le code]

Une étude récente (Essay-Belle-Balliol) nous dévoile d'une manière convaincante une autre histoire des Balliol. Elle fait débarquer John sur les terres des comtes de Boulogne d'où il disparaît, probablement avec la complicité de certains Grands Lignages Flamands et/ou des Chevaliers Templiers. Le reste de sa vie, il le passe incognito. Peut-être dans une abbaye ou dans un château situé plus que probablement dans le sud ou à l'est de la Belgique. Qu'il ait passé le reste de ses jours sur les terres de ses ancêtres, en Flandres, dont la situation politique internationale est depuis toujours extrêmement instable, est également une option irréaliste.[réf. nécessaire]

Union et Postérité[modifier | modifier le code]

Avant février 1281 il épouse Isabelle fille de John de Warenne Comte de Surrey avec qui il a 3 ou enfants dont:

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Duchein, Histoire de l'Écosse, Fayard 1998, rééd. Tallandier 2013 p. 127
  2. (en) G.W.S. Barrow op.cit p. 97
  3. (en) G.W.S. Barrow Robert Bruce and the Community of the Realm of Scotland E.U.P 4e édition (Edinburgh 2005) (ISBN 0-7486-2022-2) p. 500
  4. Selon Mike Ashley The Mammoth Book of British Kings & Queens Robinson (Londres 1998) (ISBN 1841190969) p. 412 il meurt en 1313
  5. Selon le Dictionary of National Biography Il meurt au début de l'année 1315 à Chateau-Gaillard en Normandie aveugle et âgé de 66 ans

Source[modifier | modifier le code]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.
  • (en) Michael Brown The Wars of Scotland 1214~1371 The New Edinburgh History of Scotland. Edinburgh University Press, (Edinburgh 2004) (ISBN 0748612386).
  • (en) Mike Ashley The Mammoth Book of British Kings & Queens Robinson (Londres 1998) (ISBN 1841190969) « John Balliol » p. 409-412.
  • (en) G.W.S. Barrow Robert Bruce and the Community of the Realm of Scotland E.U.P 4e édition (Edinburgh 2005) (ISBN 0-7486-2022-2).